Dès mercredi, la NZZ fermera la section dédiée aux commentaires de ses papiers publiés sur internet. C'est la conséquence d'une atmosphère devenue toujours plus haineuse, explique le journal alémanique.
Là où jadis les lecteurs débattaient, désormais ils s'insultent mutuellement, constate la Neue Zürcher Zeitung dans sa dernière chronique média. "Au lieu de nous rendre attentifs à des erreurs de contenus, nous nous faisons traiter de presse à la botte du système ou de canal de propagande."

Il n’empêche que « Die Alte Tante » est le seul quotidien suisse d’envergure (j’exagère à peine), forme et fond confondus. Du moins pour les pages culturelles, la NZZ offre autre chose que l’insipide tambouille « cultural entertainment » du « Temps ». « Presse à la botte du système » ? « Canal de propagande » ? La NZZ est à la botte de certaines convictions et le lui reprocher ne fera pas avancer d’un pouce la diffusion des convictions adverses. Quant à la propagande, qui signifie « exercer une action sur l’opinion pour l’amener à avoir certaines idées politiques et sociales, à soutenir une politique, un gouvernement, un représentant », serait-elle, vraiment, l’apanage de la seule NZZ ?
Toutefois, s’agissant de « l’atmosphère haineuse » qu’empesterait l’angle des commentaires, je suis perplexe. Certes, les temps appellent le poing sur la table, mais, quelle que soient la virulence des intervenants et leur orientation idéologique, le nombre des borborygmes haineux me semble nul comparé à celui des commentaires argumentés (et formulés dans une langue impeccable.) J’ai dû manquer une marche.
Quoi qu’il en soit de cette « censure », que vivent la NZZ et et tous les journaux
C’est amusant comme le titre et le contenu de l’article de RTSinfo se contredisent. L’article nous apprend que ce que les journalistes de la NZZ ou de la RTS appellent « commentaires haineux » ce sont simplement les commentaires critiques à l’égard des « journalistes » propagandistes. Un crime de lèse-majesté qui ne pouvait rester impuni ! Les commentaires contenant réellement des insultes ne posent aucun problème puisqu’ils peuvent être automatiquement supprimés.
La Confédération doit supprimer toute aide à la presse. D’abord No Billag ensuite initiative populaire pour supprimer toute aide aux faux prophètes : la bien nommée pressetituée ! Et les meilleurs survivront, comme dans toute économie libérale tant vantée par nos journalopes. A bo n entendeur…
Il fut une époque où Le Monde, et dans une moindre mesure la NZZ, faisaient figure de journaux pour lecteurs distingués. Les rédactions changent le plus souvent à leur détriment. On ne retrouvera certes pas ces torchons dans toutes les poubelles, puisqu’il faut trier les déchets, mais faute de lecteurs distingués, ils sont devenus les brûlots des paumés.
Le populisme, c’est quand le peuple pense par soi-même et dit ses quatre vérités à ses dirigeants et à ses médias. Apparemment, notre démocratie et ses médias « officiels » apprécient de moins en moins les opinions contraires du peuple: en cela, ils suivent de plus en plus dans la voie tracée par les régimes oligarchiques de nos voisins allemands et français. Des mauvaises nouvelles pour nous tous…
C’est un fait que la NZZ (die Alte Tante) est le fer de lance du courant mainstream. Elle est indécrottable dans sa russophobie et la seule lettre de lecteur déviant de cette ligne a été publiée en son temps moyennant un versement de CHF 5000 par l’Ambassade de la Fédération de Russie. Comme me disait mon informateur, pour la NZZ, l’argent n’a pas d’odeur. Elle est donc bien à la botte du système, qui la finance, tout en n’ayant aucun scrupule à dévier de sa ligne lorsqu’elle y trouve un avantage financier-
Encore un journal qui va perdre ses lecteurs et qui va mettre cela sur le dos du populisme…