Trois questions à Florian Philippot.
— Est-ce que l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) est concernée par la proposition du programme concernant la dissolution des organisations islamiques ?
— Bien sûr. Nous souhaitons la dissolution de l’UOIF depuis très longtemps. En 2012 déjà, nous avions été les premiers à dénoncer le grand colloque qui devait réunir des imams et des « intellectuels » qui avaient tenu des propos tout à fait condamnables. Notre protestation avait été efficace, l’étape suivante est la dissolution de l’UOIF et de toutes les associations liées de façon plus ou moins proche au fondamentalisme islamique.
— Un des engagements du programme est d’expulser de France les fichés S binationaux. Mais les pays dont ils sont citoyens les accepteront-ils sans accord préalable avec la France ?
— La première chose à faire est de retirer aux binationaux fichés S la nationalité française qu’ils ne méritent pas, puis de les expulser en leur interdisant le territoire national. Quant aux pays concernés, la France a des moyens de pression : beaucoup de ces pays ont une dette économique envers la France, mais aussi une dette de Sécurité sociale que la France ne réclame jamais et que nous saurons réclamer au moment des négociations. Ce sera une nouvelle manière de fonctionner, volontariste. Si on ne tente rien, qu’est-ce qui changera ?
— La question islamique est une urgence ?
— Une urgence vitale, je dirais, puisqu’elle concerne la vie des Français. Trop sont déjà morts. Le dernier attentat, celui du Louvre, date de quelques jours. Or globalement Hollande n’a presque rien fait. On entend parler de temps en temps de certaines mesures, mais concrètement on ne voit rien. Je n’ai pas vu fermer les mosquées radicales, je n’ai pas vu la France retrouver ses frontières nationales, je n’ai pas vu de lutte acharnée contre les filières djihadistes.
Propos recueillis par Caroline Parmentier et Samuel Martin
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