Les titres : Politique / Alep, Paris, médias et manipulation – International / Etat des lieux des forces rebelles d’Alep – Economie / William Saurin truquait ses comptes – Santé / 10 millions de Français touchés par les maladies chroniques
Cap sur l’Elysée.
Le Front National poursuit sa route vers l’Elysée. Un sondage Ipsos vient d’installer Marine Le Pen au second tour de la présidentielle avec près de 25 % contre François Fillon, en tête avec un score oscillant entre 26 et 29 %.
La présidentielle se jouera à droite où ne se jouera pas… c’est en tout cas ce qu’indique le sondage d’Ipsos plaçant Marine Le Pen et François Fillon au coude à coude au premier tour de la présidentielle. Le candidat Les Républicains, conscient de cet affrontement futur a d’ailleurs déjà prévu une cellule consacrée à la réponse face à l’opposition, et particulièrement le Front National. En effet, si le PS s’en donne à coeur joie pour dénigrer le programme de Fillon, il semble que le bilan de Hollande suffise à jouer contre le futur candidat socialiste… Il en est tout autre pour Marine Le Pen. En effet, alors que François Fillon a décidé de se placer sur le terrain des valeurs, Marine Le Pen devient son opposante principale et cette dernière l’a bien intégré. Sécurité Sociale, programme économique ultra-libéral, coupe drastique dans la fonction publique, le Front National prépare ses munitions pour la campagne et la fin de l’élaboration de son programme, prévu pour début 2017. Jusqu’à la révélation de la ligne finale, les factions du parti jouent des coudes. C’est dans ce cadre que Marion Maréchal-Le Pen et Florian Philippot s’opposent pour faire valoir leurs sensibilités et faire monter la pression. Pression qui monte justement. En effet, après les déclarations du vice-président considérant que la députée du Vaucluse était une personne seule et isolée, les journalistes du système se plaisent à souffler sur les braises. Selon le canard enchainé, Florian Philippot se serait laissé aller à des propos peu élogieux sur la jeune élue, qui représente pour lui une ligne à la fois trop libérale et trop conservatrice sur les valeurs. Le vice-président du FN a démenti ces allégations mais la volonté de tendre les relations au sein qui parti qui monte est comblée par ces bruits de couloir. Marion Maréchal-Le Pen n’a quant à elle, pas dit son dernier mot pour autant puisqu’elle s’est rendue à une conférence de Philippe de Villiers, figure de cette droite conservatrice… comme pour montrer qu’elle ne bougerait pas d’un iota.
Si la présidente du parti a appelé à l’apaisement et surtout à la prise de responsabilité face au défi que la France doit relever, elle ne s’appesantit pas pour autant sur ces considérations. Marine Le Pen est entrée en campagne depuis longtemps et enchaîne depuis plusieurs semaines les séjours en Outre-Mer. Tantôt à Mayotte, maintenant en Guyane, Marine Le Pen sait qu’elle peut séduire de nombreux électeurs de ces départements représentants 4 % des électeurs français… d’autant que sa marge de progression reste importante puisque la candidate n’avait pas dépassé les 16 %.
Les problèmes d’immigration étant le fléau numéro 1 dans beaucoup de ces territoires, Marine Le Pen profite souvent d’un très bon accueil. A Mayotte, les autorités musulmanes ont déclaré qu’ils priaient pour sa victoire en 2017. Louis Aliot a d’ailleurs confié que la présidente du mouvement était parvenue à faire changer l’image de son parti dans les esprits outre marins. Ces voyages montrent à nouveau cette volonté de désenclavement du parti patriote qui entend n’oublier aucun segment électoral, le tout en poursuivant l’offensive contre le programme de François Fillon. Une stratégie d’omniprésence qui pourrait bien payer.
Les candidatures officielles pour la Belle Alliance populaire ont été déposées. A un peu plus d’un mois du premier tour, huit candidats sont en lice, sous réserve de la validation de la haute autorité de la primaire. L’heure de faire le point sur les critères à remplir pour les candidats.
Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Gérard Filoche, Jean-Luc Bennahmias, Sylvia Pinel et François de Rugy, sept personnalités ont souhaité se lancer dans la course à l’investiture PS pour participer à la présidentielle. Il reste 2 jours pour que leur candidature soit validée par la haute autorité de la primaire. Pour se présenter, les candidats avaient le choix entre plusieurs options et rien ne les oblige à être encarté au Parti Socialiste. Comme pour la primaire de la droite et du centre, les candidats devaient réunir un certain nombre de parrainages. Première possibilité, obtenir le soutien de 5 % des parlementaires PS, soit des 398 députés et sénateurs socialistes. Il faut donc quelque 20 signatures. Il était également possible pour les aspirants candidats de réunir 5 % des membres titulaires du conseil national du PS. Celui-ci est composé de 204 membres élus par le Congrès National et de 102 premiers secrétaires fédéraux. Il fallait donc s’attirer la sympathie d’une quinzaine d’entre eux.
Les candidats pouvaient également briguer les soutiens d’élus locaux en attirant 5 % des maires de villes de plus de 10 000 habitants – un peu plus de 1000 en France, ou des conseillers régionaux et départementaux. Chaque fois, ceux-ci doivent être répartis dans au moins 10 départements et 4 régions. Si ces exigences paraissent faciles à remplir, il faut bien entendu prendre en considération le fait que les aspirants-candidats n’ont pas tous à leur service une équipe de campagne capable de glaner les soutiens. Dans cette mission, les plus gros candidats, à plus forte raison quand ils ont été ministres ou eu des fonctions importantes dans l’appareil socialiste semblent favoriser. D’une part grâce à leur facilité à lever des fonds mais aussi et surtout dans la possibilité de réunir des fichiers de personnalités à solliciter pour ces soutiens. L’égalité est donc toute relative.
Précisons également que les candidats à la primaire de la gauche doivent être à jour de cotisations en tant qu’adhérent et élu… Une formalité pour certains, un problème pour d’autres puisque Arnaud Montebourg devrait la coquette somme de 80 000€ au PS et Vincent Peillon, 20 000€. Ils n’ont que jusqu’à ce jeudi soir pour s’acquitter de leur dû.
Tout comme la primaire de la droite et du centre, la primaire de la gauche est une élection ouverte. Ainsi, il n’y a pas que les militants encartés qui sont invités aux urnes. Qui peut donc voter à cette Belle Alliance Populaire. Eléments de réponse.
Faut-il être de gauche pour s’exprimer à la primaire de la gauche ? La réponse est oui… et non. En effet, comme pour la primaire de la droite et du centre, les votants devront signer une charte des valeurs des partis dont sont issus les candidats. Une signature qui n’engage à rien et ne devrait pas décourager les électeurs de droite de s’inviter au scrutin s’ils le souhaitent. Pour voter, il faudra également s’acquitter d’un euro ! Moitié prix par rapport à la droite ! Un détail qui se veut sans doute symbole d’égalité… à moins qu’il soit un stigmate de la grande braderie pour récupérer plus de votants.
Si ces éléments n’ont rien de surprenant, la suite mérite que l’on s’y arrête. En effet, pour participer à la Belle Alliance Populaire, il faudra être inscrit sur les listes électorales… Jusqu’ici encore, rien d’anormal… mais, et c’est là que l’histoire devient intéressante … Les jeunes de plus de 16 ans et les étrangers adhérents à un des partis organisateurs de la primaire pourront s’exprimer, alors même qu’ils ne pourront le faire à la présidentielle puisqu’ils n’ont pas le droite vote. Une nuance qui permet bien de retrouver le clientélisme à la socialiste et peut-être même la patte du mouvement étudiant socialiste UNEF.
Si tout est fait pour que le maximum de gens puissent voter, c’est parce que la gauche a un lourd défi à relever. En effet, la primaire de la droite et du centre a été un incontestable succès par sa mobilisation avec plus de 4 millions de personnes à chaque scrutin. La gauche a donc du pain sur la planche pour faire aussi bien, d’autant qu’il est plus facile de mobiliser l’opposition. En 2011, la primaire socialiste avait réuni 2,7 millions puis 2,9 millions de votants… Battre ce score va donc être ardu tant l’engouement autour des candidats est au niveau zéro. Seule une mobilisation massive contre Manuel Valls, représentant en titre du quinquennat Hollande pourrait sauver les chiffres… Pour le bon déroulement de la primaire, les socialistes se sont engagés à ouvrir au moins 8000 bureaux de vote, soit environ 1500 de moins qu’en 2011… à croire qu’ils s’attendent à un fiasco…
On ne pouvait pas terminer ce tour d’horizon politique sans évoquer la magistrale proposition de Manuel Valls.
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Après 2 utilisations du 49.3 – pour la loi Macron et pour la loi El Komhri – pendant ses responsabilités de Premier Ministre… Manuel Valls n’est pas à une concession près pour glaner quelques voix. Gageons que les électeurs, même ceux de gauche, ne seront pas suffisamment candides pour y croire.
Et voilà, Cap sur l’Elysée c’est terminé. Tout de suite, retrouvez Pierre Bergerault pour le reste de l’actualité, quant à nous, on se retrouve vendredi ! Bonsoir.
Merci Elise ! Et maintenant, retour sur les titres de l’actualité !
Politique / Alep, Paris, médias et manipulation
Alep bientôt totalement libérée des terroristes mais la France toujours un peu plus enchaînée à la désinformation ! Alors que la deuxième ville syrienne a vu arriver les troupes de libération de l’armée loyaliste, de nombreuses voix s’élèvent en occident sur de prétendus massacres de civils. Les chiffres des hypothétiques victimes gonflent de jour en jour alors que des scènes de liesse ont été largement diffusées sur les réseaux sociaux. A la manœuvre, on retrouve les habituels mouvements des droits de l’homme. Jeudi à Paris, un peu moins de 600 individus sont descendus dans les rues avec les slogans habituels de l’extrême gauche.
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Dans la foule, militants associatifs et simples bobos avaient bien appris leur leçon même si certains avaient des problèmes avec la chronologie, à l’image de l’essayiste Raphaël Glucksmann qui accuse Vladimir Poutine d’avoir participé à des exactions à Srebrenica en Bosnie en 1995… A cette époque, il n’était pourtant qu’adjoint au maire de Saint-Pétersbourg.
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Amnesty International était à l’origine du mouvement. Interrogé par nos équipes, la vice présidente de cette association, Cécile Coudriou, est restée très vague sur la situation en Syrie n’évoquant le nom d’aucun belligérants et préférant utiliser des mots “passe partout” et vides de sens.
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Si le maire de Paris, Anne Hidalgo, avait annoncé l’extinction de la Tour Eiffel, en solidarité à l’égard des habitants d’Alep, c’était en réalité pour mieux dissimuler la grève des personnels du monument, reconduite ce jeudi. Sur la mobilisation en elle même, elle n’a aucune influence sur l’issu du conflit mais témoigne de la désinformation sur la situation à Alep où il n’y a, rappelons-le, aucun observateur de l’ONU. Les sources chiffrées sortent de terre comme des champignons sans jamais être vérifiées. L’identité des combattants dits “rebelles” pose également de sérieuse question…
International / Etat des lieux des forces rebelles d’Alep
Frères musulmans, djihado-salifistes ou membres de l’armée syrienne libre… qui sont les rebelles syriens ? La bataille dans la ville d’Alep, presque totalement libérée, permet de faire un état des lieux des forces en présence. Floriane Jeannin
Tous islamistes… mais la distinction entre radicaux et modérés reste difficile voire impossible à évaluer. A Alep, les deux principales “chambres d’opérations” dirigaient entre 10 et 20 000 combattants. Il y a d’abord Jaïch Al-Fatah, l’armée de la conquête, qui représente près d’un tiers des effectifs. Elle est composée des islamistes du Front Fatah Al-Cham, anciennement Front Al-Nosra, dont Laurent Fabius avait loué la qualité de ses combattants mais également d’Ahrar Al-Cham, l’une des principales forces rebelles du nord du pays.
Ces deux sous groupes : Fatah Al-Cham et Ahrar Al-Cham combattent pour créer un Etat islamique où régnerait une application stricte de la Charia. Leur différence : Ahrar Al-Cham n’appelle pas à un djihad global alors que Fatah Al-Cham reste ambigüe sur sa volonté d’agir hors des frontières syriennes.
L’autre “chambre d’opérations”, Fatah Halab, conquête d’Alep, regroupe la moitié des effectifs qui luttent contre le président Assad. Elle est dite plus modérée car ne se réclame pas du salafisme et n’appelle pas au combat à l’international. Fatah Halab est toutefois proche des Frères musulmans et certaines de ses factions sont affiliées à l’armée syrienne libre. L’image de cette dernière ne correspond d’ailleurs pas du tout à ce qu’elle est en réalité. Toutes ses composantes relèvent en effet de l’islam politique. Si elle s’affirme modérée et en faveur de la laïcité, les Frères musulmans, favorables à la charia, y sont largement représentés.
Il y a enfin des brigades indépendantes comme Jabhat Ansar Al-Dine. Celle-ci ne pratique pas le takfirisme, idéologie ultra-violente dont l’Etat islamique se revendique, et est née d’une scission des Frères musulmans. Elle considère que le président Assad est son seul ennemi. Mais les rebelles n’ont pas tous une kalachnikov en bandoulière, ils ont parfois juste un stylo dans la poche. C’est le cas de la Coalition nationale syrienne, principal organe d’opposition politique, dont l’Armée syrienne libre est le bras armé. Des brigades dites laïques, présentes à l’intérieur de cette dernière, ont participé à plusieurs opérations avec la Turquie au Nord du pays.
Malgré leurs différences, tous ces groupes affichent des points communs. L’islamologue et politologue franco-syrien, Bassam Tahhan, les a bien identifié :
Entretien avec Bassam Tahhan
Economie / William Saurin truquait ses comptes
C’est un scandale inédit qui vient d’être révélé… William Saurin, le géant bien connu de la conserve alimentaire est menacé de disparition… L’entreprise et ses filiales truquaient leurs comptes depuis des années. 3 000 emplois sont menacés. Natasha Koenigsberg
L’affaire William Saurin restera probablement dans les annales comme l’une des plus grosses supercheries de ces dernières années… William Saurin est une affaire familiale détenue à 100 % par madame Monique Piffaut… Cette entrepreneuse forçait encore l’admiration voici peu, car elle était à la tête d’un empire : son groupe et la holding qui le pilotait, la “financière Turenne Lafayette” ca ne s’invente pas, contrôlait non seulement William Saurin mais aussi Garbit, le couscous, ou encore Paul Prédaut, Madrange, et d’autres marques connues de l’agro-alimentaire.. Le tout pesait un peu moins d’un milliard d’euros.
Monique Pifault, actionnaire unique, avait fait grandir son groupe en rachetant ses concurrents, souvent quand ceux ci étaient dans une mauvaise passe…Voici que Monique Pifault décède, fin novembre, et confie l’intégralité des parts de son entreprise à une fondation… pour pouvoir en fait la transmettre.. à son caniche, faute d’héritier. Les nouveaux dirigeants, puisque Monique Pifault assurait seule la gestion du groupe lancent un audit et de découvrir que les comptes étaient truqués depuis des années et des années.
Un schéma somme toute très classique : les comptes étaient truqués pour rassurer les banques et les convaincre de prêter de l’argent.. aussi bien pour pouvoir acheter des concurrents en difficultés, que pour boucler les fins de mois. L’Etat a déjà fait savoir qu’il ne laisserait pas le groupe sombrer, alors que, techniquement, plusieurs entreprises du groupe devraient avoir déposé le bilan… C’est donc le contribuable qui va assurer la trésorerie de ces entreprises.
Impossible en effet pour le nouveau gouvernement de laisser 3 000 emplois risquer de disparaître en pleine campagne présidentielle.. Manuel Valls, en quittant Matignon, était déjà au courant du dossier bien que le scandale a été révélé seulement cette semaine… Bernard Cazeneuve, qui a prêté allégeance à Manuel Valls, tient la boutique, et fera ce qu’il faudra pour ne pas lui savonner la planche… quitte à prendre le risque d’être accusé de soutien abusif à William Saurin, soit, par des concurrents, soit, par la Commission Européenne…
Santé / 10 millions de Français touchés par les maladies chroniques
Les Français de plus en plus touchés par les maladies chroniques. Selon le dernier bilan de l’Assurance Maladie, plus de 10 millions d’entre eux étaient concernés en 2015. Le nombre de patients pris en charge est en constante augmentation avec un coût de plus en plus important. Thibault Bastide
Les Français sensibles face aux affections de longue durée. C’est en tout cas ce que précise le dernier bilan dressé par l’Assurance Maladie. Selon le document, plus de 10 millions de Français, soit 16,6 % des assurés, ont été concernés par une affection de longue durée, les ALD, en 2015. Un chiffre qui ne cesse de croître et qui a même doublé en 20 ans. En effet, ils n’étaient que 5 millions en 1996. De plus, sur la seule année 2015, 1,4 million de personnes du régime général de l’Assurance Maladie ont été nouvellement affiliées au dispositif des affections de longue durée. Un dispositif qui permet la prise en charge des patients ayant une maladie chronique comportant un traitement prolongé. Près de 30 % des assurés vivent avec la maladie depuis au moins 10 ans. Et cela représente un coût thérapeutique extrêmement onéreux. 13 milliards d’euros seraient ainsi dépensés pour les cancers et 8 milliards pour le diabète. Ces deux maladies représentent la plus forte hausse des dépenses. L’année dernière, 2,47 millions de Français étaient touchés par le diabète et 2 millions par les tumeurs malignes.
Cependant, les augmentations les plus importantes du nombre de malades concernent les néphropathies, les insuffisances cardiaques et les AVC invalidants. Cette augmentation du nombre de malades s’explique par le vieillissement de la population et le développement continu des affections chroniques. Les progrès des diagnostics seraient également à prendre en compte. En additionnant tous ces facteurs, les dépenses liées à ces affections atteignaient 89,3 milliards d’euros en 2013, selon les derniers chiffres disponibles. Ce qui représente 60,8 % du total des remboursements de l’assurance maladie. 60,8 % du total des remboursements pour environ 16 % des assurés, un déséquilibre qui n’a pas échappé à la Cour des Comptes. La juridiction financière a donc constaté une dégradation de la couverture sociale des autres assurés. Une dynamique de dépenses qu’elle juge pas maîtrisée. Néanmoins, cette part de remboursement ne peut qu’augmenter dans les années à venir.
L’actualité en bref
Vladimir Poutine accusé d’avoir supervisé le piratage des mails de l’équipe d’Hillary Clinton. Selon les renseignements américains, les dizaines de milliers de courriels du directeur de campagne de la candidate démocrate, John Podesta, publiés par WikiLeaks auraient été fournis au site lanceur d’alerte par “des personnes liées à Moscou”. Le but de Vladimir Poutine aurait été d’exposer la corruption du système américain et de diviser le pays… Les accusations ne sont pour l’instant pas officielles.
La Tunisie autorise une fille de 13 ans à se marier. Elle a été violée par le frère de l’un de ses beaux-frères qui l’a aussi mise enceinte et la famille aurait demandé le mariage pour éviter le scandale. Le tribunal de Kef a autorisé le mariage de cette fille maintenant enceinte de 3 mois, le 1er décembre. Pour Houda Abboudi, présidente de l’association de la protection de l’enfance de Kef :”la décision de justice n’a pas tenu compte de l’intérêt de cette enfant, de seulement 13 ans, qui va, en plus, se marier avec son violeur”.
Coups de talons mortels à Bordeaux ! Le 2 décembre dernier, un trentenaire en état d’ivresse avait agressé une jeune fille de 18 ans à un arrêt de tramway. Cette dernière avait riposté en mettant son agresseur à terre et lui avait porté plusieurs coups de talons au visage. L’individu est décédé cette semaine à l’hôpital. La jeune femme a été mise en examen pour tentative de meurtre et écrouée. Les faits pourraient être requalifiés en homicide ou en coups mortels. Selon la chaîne d’information en continue BFMTV, c’est bien la jeune femme qui avait agressé l’individu…
Les frères Traoré condamnés. Bagui Traoré, le grand frère d’Adama, mort en novembre 2015 à la suite de son interpellation, a écopé 8 mois de prison ferme ainsi qu’une interdiction de séjour de 2 ans à Beaumont-sur-Oise. Son petit frère Youssouf, a lui été condamné, en raison des menaces de mort et des outrages qu’il a prononcé contre deux policiers, à 6 mois de prison dont 3 avec sursis. Leur sœur, Assa, combat pour faire traduire en justice les gendarmes qu’elle estime responsables de la mort de son frère. Le juge souhaite pour sa part que “cette décision contribue à ramener la paix sociale”.
20 ans de prison requis contre l’instituteur pédophile de Savoie. L’homme aurait agressé sexuellement ou violé 30 fillettes âgées de 4 à 12 ans. Les faits se seraient produits dans son école et dans une colonie de vacances entre 2011 et 2013. L’avocat général a donc requis la peine maximale, soit 20 ans de prison. Une période de sûreté facultative des deux tiers et un suivi socio-judiciaire de 10 ans ont également été demandés.
C’est la fin de notre édition ! Dans un instant, retrouvez un nouvel épisode de Livre-Libre. Gilbert Collard reçoit le président, à vie, du Club des Ronchons dont l’écrivain François Taillandier a évoqué “la gourmande érudition et l’esprit rebelle”. Alain Paucard est interrogé sur un ouvrage qui a marqué les esprits : “Le manuel de résistance à l’art contemporain”, un vademecum destiné à aider tous ceux qui appellent un chat un chat et l’art contemporain, une escroquerie ! L’auteur qui sait se faire polémiste et provocateur affirme que l’art contemporain est une discrimination contre ceux qui s’obstinent – figuratifs ou abstraits – à peindre sur une toile fixée sur un châssis. L’humour de l’écrivain s’affronte à la verve de l’avocat : un moment à ne pas manquer.
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Egalement au programme de votre soirée :”Artisans de France”. Patrick Rizzi et Pierre Chabot nous emmènent à la découverte du métier de peintre en bâtiment. Les animateurs rejoignent Patrick sur son chantier à Cachan, aux portes de la Capitale. L’occasion de faire le tour des astuces d’un métier qui nécessite travail et rigueur. Quant à nous, on se retrouve demain. Merci de votre fidélité, bonsoir !
Cet article JOURNAL DU JEUDI 15 DÉCEMBRE 2016 : POLITIQUE / ALEP, PARIS, MÉDIAS ET MANIPULATION est apparu en premier sur TVLibertés - Nous, c'est vous.
Extrait de: Source et auteur


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