Par la rédaction de Contrepoints.
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Revolucion By: Pablo Trincado – CC BY 2.0
Les réactions au décès de Fidel Castro révèlent à quel point certaines personnalités restent aveuglées par leur idéologie. Ce dictateur qui n’hésitait pas à recourir au peloton d’exécution, qui a fait fuir plus d’un million de Cubains hors de leur pays, est pourtant célébré un peu partout dans le monde.
Fidel Castro, « homme fort et sage »
On ne sera guère surpris par la réaction de Vladimir Poutine, qui salue « un homme d’État émérite » :
« Cet homme fort et sage a toujours regardé avec certitude vers l’avenir. Il a incarné de hauts standards d’homme d’État. »
Jean-Luc Mélenchon critique « les caricatures » faites au sujet de « Fidel », minimisant totalement les exactions du dictateur :
Dans une vidéo, il rend hommage à Fidel Catro, évoquant deux camps, d’un côté la belle Union des républiques socialistes russes (sic) et de l’autre le camp, américain bien sûr, qui fait « perdurer les discriminations raciales » :
La réaction de Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste est dans la même tonalité :
Avec Fidel Castro, une « société juste »
Pire, pour lui, la révolution (terme utilisé pour éviter de parler des exécutions sommaires) a permis « la démonstration de la possibilité de bâtir une société juste et souveraine pour tous les peuples ». Il oublie au passage que la justice et la souveraineté dont il parle ont conduit à la mort des êtres humains, mais qu’importe, ce ne sont là que les aléas d’une révolution.
Mais, prudent, il reste flou lorsqu’il décrit l’état de développement de Cuba :
« La mise en œuvre de politiques qui permettent à Cuba d’atteindre un niveau de développement social et humain comparable à certains pays industrialisés. »
Il fait bien de ne pas citer lesquels.
« Castro a libéré son peuple »
Les socialistes ne font pas exception à la règle et dans un communiqué du PS, bien avant de critiquer le dictateur qui a entravé les libertés auxquelles ils sont prétendument si attachés, mettent en avant le héros de la révolution (décidément, le mot semble n’avoir qu’une connotation positive) qui a renversé Batista.
« Le Parti socialiste renouvelle ses liens d’amitié avec les Cubains et les peuples qui luttent pour leur émancipation. »
Au PS, on est pour la révolution et la grande figure dictatoriale, tout en soutenant la lutte pour l’émancipation des peuples. On oublie là aussi la manière de gouverner de Fidel Castro, qui a bien peu émancipé le peuple : notamment la nationalisation des terres, les exils et les exécutions, dont on peut avoir un aperçu sur le site therealcuba.com.
Fidel Castro, « un si nécessaire espoir socialiste »
Le socialiste Gérard Filoche, membre du bureau du PS, ne pouvait pas s’abstenir lui aussi de rendre un vibrant hommage au dictateur, tout en écrivant sa propre lecture de l’histoire :
« Il n’y a jamais eu de socialisme ni de communisme en URSS, la contre-révolution y a triomphé et la bureaucratie a dévoré cruellement les révolutionnaires. »
On lira au passage avec délectation sa définition subtile de la différence entre le socialisme et le communisme.
Les réactions consensuelles
Plus vagues et certainement plus prudentes, les réactions de certains laissent planer le doute :
Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne :
« With the death of Fidel Castro, the world has lost a man who was a hero for many. He changed the course of his country and his influence reached far beyond. Fidel Castro remains one of the revolutionary figures of the 20th century. His legacy will be judged by history. »
Enfin, dans Libération on enchaîne les lieux communs :
« Étranglé par le blocus américain, Cuba a cependant mis en place des politiques d’éducation et de santé performantes et les Cubains restent généralement fiers de n’avoir pas plié l’échine face à leur grand voisin. »
Rappelons que le prétendu blocus américain est une invention des pro-castristes : l’embargo américain n’a jamais empêché Cuba de commercer avec le reste du monde.
Les Cubains dont parle Libération ne sont sans doute pas ceux qui se sont exilés à Miami. Eux se réjouissaient hier soir que leurs enfants grandissent dans un monde où Fidel Castro ne serait plus là.
- Pour découvrir le vrai visage du castrisme, retrouvez un article de Gérard Michel Thermeau qui fait le point sur la situation réelle du pays et de sa dictature.
Cet article Les pires réactions à la mort de Fidel Castro est paru initialement sur Contrepoints - Journal libéral d'actualités en ligne
Extrait de: Source et auteur







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Les Cubains dont parle Libération ne sont sans doute pas ceux qui se sont exilés à Miami.
Libération et autres gauchos – entre autres un certain Jean Ziegler pour ne pas le nommer- qui font l’éloge de Castro, sont les mêmes que ceux qui faisaient l’éloge de Hô Chi Minh et applaudissaient à la chute de Saïgon se moquant des boat-people sous prétexte que les gens qui fuyaient étaient des capitalistes qui ne méritaient que leur sort.
Mais c’est une blague ?
Un modele ? Un assassin double d’un traitre.
Communiste ? Blinde a mort, les militaires tenant tous les verrous du systeme, dont le tourisme et en passant, honte aux touristes qui alimentent l’enrichissement des militaires au detriment du peuple cubain.
Bref, meme les plus capitalistes tournent casaque : une honte, un grand moment de honte.