Entre la doctrine musulmane, qui nie tant la filiation divine du Christ que sa crucifixion et sa résurrection, et la doctrine chrétienne, il ne peut y avoir de syncrétisme. “La contradiction doctrinale est irréductible, mais cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas vivre ensemble!”, lance le Père Christian Delorme.
L’islamophobie touche aussi les milieux d’Eglise
“On se trouve actuellement dans un contexte d’affrontement de plus en plus fort entre le monde occidental et le monde arabo-musulman, qui est en pleine dynamique de ‘revivalisme’, de réveil religieux, après avoir été éteint durant la période coloniale”. Le Père Delorme regrette l’hostilité sans nuances envers les musulmans propagée par les leaders populistes européens, mais qui trouve aussi une résonnance dans les milieux d’Eglise, “où l’on peut entendre des discours moyenâgeux sur l’islam”.

La contradiction est irréductible, sans doute, mais si le Christianisme et l’Islam ne sont pas au même niveau, ils ne pourront jamais s’unir.
Il nous faut comprendre comment et pourquoi la famille d’Abraham s’est divisée, et ce qui peut la réconcilier.
La coopération mère fils qui a pu avoir lieu dans le Christianisme n’a jamais vu le jour dans l’Islam, qui est resté une religion basée sur l’ancien testament. Le dialogue doit avoir lieu parmi les musulmans, et la parole doit être libérée. Les femmes auront un rôle central et essentiel pour cela dans le futur, et ce seront elles qui contribueront a changer l’Islam de l’intérieur.
Déjà que l’islam est incompatible avec la démocratie, si en plus la contradiction doctrinale est irréductible…
Qu’il le dise à Bergoglio et il sera nommé évêque.