Médias. Affaire Giroud-vins : « Tous contre Giroud ». Explosif !

NDLR. Cet article est la version française du travail d’investigation du journaliste Alex Baur de la Weltwoche, dernière édition du 21 janvier 2016 : « Alle gegen Giroud ».
Déclaratioon de Roger de Weck, directeur général de la SSR dans son interview donnée à Bilan le 20 janvier 2016 : « La SSR…ce bastion de l’indépendance journalistique »

 

 

Soupçonné à tort d’avoir trafiqué ses vins, le négociant en vins Dominique Giroud a fait l’objet d’une campagne médiatique qui l’a poussé au bord de la ruine. Recourant à des méthodes louches, la SSR a joué un rôle central dans cette chasse aux sorcières qui a provoqué des dégâts se chiffrant en millions.

 

Alex Baur

 

Au début, il y a un article qui paraît dans le Temps auquel, hormis quelques initiés, pratiquement personne ne prête attention. Le 29 octobre 2013, sur la base d’une fuite dont l’origine supposée se trouve au sein de l’administration à Berne, le journal révèle l’existence d’une procédure pour fraude fiscale contre le négociant en vins valaisan Dominique Giroud. La mèche est allumée. Un mois plus tard, le 6 décembre 2013, la télévision romande se charge, durant le 19:30, de faire exploser une grosse bombe : Giroud aurait également massivement trafiqué son vin et vendu celui-ci sous une fausse appellation. On apprend qu’une procédure pénale est en cours. Des experts sont convoqués et ils laissent entendre que « l’affaire est grave ».

 

Les jours et les semaines qui suivent, la RTS ne cesse d’alimenter cette prétendue affaire de vins trafiqués avec de nouveaux détails. Si la fraude fiscale n’a guère suscité d’émotions, le prétendu frelatage de Saint-Saphorin et d’autres crus fait grand bruit en Suisse romande. A la manœuvre : le téléjournal du 19:30, pendant romand du Tagesschau alémanique, même si, dans la forme et le style, l’émission ressemble davantage à 10 vor 10. Mais le sujet est également repris dans d’autres émissions de la télévision publique. Sur le site de la RTS, il suffit d’entrer les mots « Dominique Giroud » et « fraude » pour tomber sur plus de cent références TV, radio et Internet.

 

Entre petits copains

La plupart des journaux romands reprennent les informations de la RTS, les enrichissant parfois de leurs propres ingrédients. Lorsqu’au début de 2014, Giroud cherche par des plaintes à mettre un terme à la campagne de la télévision d’Etat, le Matin s’indigne immédiatement et évoque une tentative de « censurer les médias ». La RTS, pour sa part, reprend sur son site les articles du Temps. La méthode est bien connue des journalistes. Bien qu’employés par des éditeurs concurrents, ils se citent mutuellement et se passent des informations pour faire mousser un scandale et le faire durer plus longtemps.

 

Le 12 juin 2014, la RTS abat son coup de massue : Giroud est arrêté à Genève en compagnie d’un agent de renseignement, d’un ancien informaticien de Ruag, ainsi que d’Antonino Mannisi, détective privé et ancien politicien genevois de niveau local (d’abord UDC, puis Mouvement citoyens genevois, MCG). Le quatuor est soupçonné d’avoir piraté les ordinateurs d’Yves Steiner, journaliste à la RTS, et de Marie Parvex, du Temps. Objectif de Giroud : percer à jour la violation du secret de fonction qu’il subodore derrière ces révélations journalistiques.

 

La TSR met alors en scène l’intervention poignante d’Yves Steiner à l’antenne. Au 19:30, il explique comment il a découvert la cyber-attaque et déposé plainte. Le journaliste laisse entendre que Giroud, qui aurait selon la rumeur des contacts douteux en Europe de l’Est, pourrait travailler lui-même pour les services de renseignement suisses. Il en conclut qu’on se trouve à la veille d’un scandale d’ampleur nationale. Dans la foulée, la moitié du gouvernement valaisan se trouve dans la cible des médias pour avoir prétendument couvert Giroud (avant son élection, le conseiller d’Etat Maurice Tornay, responsable des Finances, était le réviseur de Giroud Vins SA).

 

Giroud et ses espions recouvrent la liberté deux semaines plus tard. Le négociant en vins reconnaît avoir évoqué une cyber-attaque avec ses trois co-prévenus, mais il se défend d’avoir jamais donné le mandat d’agir. La procédure est toujours en cours. Mais la réalité qui transparaît progressivement est beaucoup moins sexy et très peu flatteuse pour le paysage médiatique romand. La puissante SSR a lancé la campagne de dénigrement ; les autres, abandonnant tout esprit critique, ont suivi. Car c’est désormais juridiquement établi : frelatage de vins il n’y a peu eu, ni vaste complot au sein de l’Etat du Valais. Pourtant, on attend toujours un débat sur les dysfonctionnements au sein des médias. En vain, car il manque en Suisse romande une voix critique disposée à briser le consensus.

 

Des accusations infondées

Le 17 novembre 2014, le Ministère public vaudois met fin à la procédure ouverte contre Giroud pour coupage illicite de vin et falsification d’étiquettes : les accusations se sont avérées infondées. Certes, le négociant en vins a été condamné pour fraude fiscale au paiement de quelque 9,5 millions de francs de redressement fiscal et d’amendes. Mais la quotité de la peine (180 jours-amende avec sursis) indique une culpabilité plutôt modérée. En substance, Giroud a notamment caché, à l’aide de factures fictives, l’achat de récoltes excédentaires qui devaient être détruites en dépit de leur qualité, en vertu des restrictions de quantités imposées pour les vins AOC. Il a mis sur le marché ces excédents rachetés à bas prix sans le label AOC. C’était peut-être déloyal à l’égard de ses concurrents, mais cela n’a en rien consisté à trafiquer ses vins.

 

Dans l’intervalle, les résultats de l’enquête pour prétendu copinage au sein du gouvernement et de l’administration valaisans sont également tombés : circulez, il n’y a rien à voir. L’enquêteur spécial Dick Marty, qui passe pour un procureur sans peur et sans reproche, n’a pas découvert la moindre irrégularité. Sur ce point aussi, Giroud est ainsi réhabilité.

 

Alors que les spéculations sur le « faux » Saint-Saphorin avaient généré une couverture massive dans les journaux et à la télévision, la réhabilitation n’est mentionnée qu’en passant, le plus souvent accompagnée de nombreux bémols. La tonalité générale est partout la même : « C’est parce qu’il n’a pas été possible de prouver sa culpabilité. » A l’exception de Thierry Meyer, rédacteur en chef de 24 Heures, qui critique dans un éditorial la campagne de dénigrement contre le vigneron, aucune rédaction n’a senti le besoin de présenter des excuses.

 

Le paysage médiatique romand souffre d’une absence de diversité. La couverture des enquêtes du Ministère public genevois sur l’affaire de piratage l’illustre une nouvelle fois. Un rapport d’enquête de la police, que la Weltwoche s’est procuré, permet de retracer les événements. Dominique Giroud s’est adressé à fin novembre 2013 à un collaborateur du Service de renseignement suisse, avec lequel il était ami. Celui-ci a fait entrer en jeu un ancien expert de la cyber-guerre du fabricant d’armements Ruag, ainsi que le détective privé Antonino Mannisi. Ces trois spécialistes voulaient, avec l’aide de hackers d’Europe orientale, découvrir les fuites – on soupçonne qu’elle provienne des autorités judiciaires – à l’origine des révélations des médias.

 

Le hasard veut qu’à l’époque la police genevoise écoute le téléphone mobile de Mannisi dans le cadre d’une autre procédure. Il en résulte des procès-verbaux montrant que le détective joue depuis le début un double rôle. Entre novembre 2013 et février 2014, il appelle, souvent plusieurs fois par jour, le journaliste de la RTS Yves Steiner. Il lui fournit en permanence les informations les plus strictement confidentielles sur Giroud. Autrement dit, c’est le supposé homme de confiance qui est l’auteur des fuites que cherche le négociant en vins. Steiner peut en quelque sorte suivre en direct ce que Giroud décide, de manière toujours plus désespérée, pour sa défense. Apparemment, les deux hommes se connaissent depuis des années : le détective avait déjà joué le rôle d’expert sur les écrans de la RTS.

 

A en croire les nombreux procès-verbaux d’écoutes téléphoniques, Steiner ne fait pas que réceptionner des informations, mais s’implique aussi très activement dans le double jeu de Mannisi. Le 10 décembre 2013, par exemple, il pousse l’agent double Mannisi à convaincre Giroud, dont la situation devient toujours plus inconfortable, d’engager un conseiller RP de la société Dynamics en qui le journaliste à confiance. A plusieurs reprises, Steiner demande au détective privé d’enregistrer secrètement les conversations de Dominique Giroud avec ses avocats – ce qui, comme il aurait dû le savoir en tant que journaliste, est juridiquement punissable.

 

Cyber-attaque illégale

Il ressort des écoutes téléphoniques de la police que Steiner a des « petits camarades » à la rédaction du Matin Dimanche, avec lesquels il peut coordonner sa campagne. Grâce à Mannisi, le journaliste de la RTS sait parfaitement qu’une cyber-attaque est projetée, dirigée en premier lieu contre Marie Parvex, du Temps, et contre lui-même. Steiner s’y prépare en conséquence – en revanche, il ne semble pas lui être venu à l’esprit d’en avertir sa collègue Parvex. Le 31 janvier 2014, il en arrive même à déclarer au téléphone à Mannisi que « ça l’intéresserait de voir le résultat, s’ils trouvent quelque chose ». Autrement dit, Steiner aurait pu secrètement consulter les recherches et les sources de sa collègue du Temps.

 

Mannisi et Steiner discutent également en long et en large de la manière de détourner les soupçons des principaux acteurs, les agents secrets, pour les orienter sur Giroud, dans le cas où l’affaire de piratage serait découverte. Clairement, Steiner se sent très fort. « La RTS avec son armada de juristes » le protégera et « s’occupera de ses frais de justice », se vante-t-il auprès de Mannisi. Dans ce contexte, le rôle de victime que Steiner se donnera plus tard au 19:30 face à la caméra apparaît pour ce qu’il est : de la pure hypocrisie. Car, le 4 mars 2014, ceux qui s’attaquent à l’ordinateur de Steiner tombent en fait dans le piège qui leur a été soigneusement tendu.

 

Les écoutes téléphoniques ne livrent aucun indice permettant de penser que Mannisi et Steiner ont entrepris quoi que ce soit pour empêcher l’acte de piratage. La question qui se pose est plutôt de savoir si le détective n’a pas, en réalité, encouragé la cyber-attaque illégale en tant qu’agent provocateur et si de tels agissements sont vraiment compatibles avec le rôle d’une télévision de service public. Comme l’admet Steiner dans le procès-verbal d’une procédure annexe, il s’est occupé de l’affaire Giroud « à près de 100% » de son temps de travail pendant plus de six mois. Au vu de cet immense effort et du tumulte qui en a découlé, il faut bien constater que les résultats obtenus sont bien pitoyables. Ce que Steiner a découvert était pour l’essentiel connu des autorités depuis longtemps et n’a même pas suffi pour une inculpation.

 

Au sommet de son activité, Dominique Giroud réalise un chiffre d’affaires annuel de 56 millions, mais il n’a jamais occupé de fonction publique et il n’était pas non plus une personnalité d’intérêt public jusqu’à ce qu’il le devienne malgré tout, à son corps défendant, grâce à la campagne de la RTS. En attendant, les dommages se chiffrent en millions. En raison du « risque de réputation », de grands clients comme Coop et Denner rompent avec lui au printemps 2014 – ce que, bien sûr, la RTS rapporte immédiatement. Lorsque le Ministère public le blanchit, la marque Giroud est ruinée depuis longtemps. Le nom Giroud Vins SA, pourtant établi au prix de nombreuses années d’efforts, doit être abandonné. Le négociant en vins le remplace par Château Constellation SA, mais cela ne suffit pas à rétablir une réputation perdue.

 

En décembre 2014 déjà, les avocats de Giroud ont déposé auprès de l’Office des poursuites des commandements de payer de plus de 30 millions de francs contre la SSR. La semaine prochaine se tiendra une audience de conciliation devant le juge de commune de Sion. Economiquement affaibli, le négociant en vins se présentera en David face à une SSR qui pèse des milliards. A la différence des histoires bibliques, de tels affrontements devant la justice suisse s’étirent sur des périodes interminables. Or, le temps joue en faveur de Goliath qui se bat aux frais des tous ceux qui paient la redevance.

 

Les nerfs à vif

Une SSR, cela dit, qui n’affiche plus aujourd’hui la même arrogance qu’hier. Une liste de questions de la Weltwoche à l’adresse d’Yves Steiner, qui travaille depuis septembre 2014 comme porte-parole du Contrôle fédéral des finances, ainsi qu’à Bernard Rappaz, son supérieur de l’époque à la RTS, est demeurée sans réponse. A leur place, c’est l’avocat genevois de la SSR Jamil Soussi qui s’est manifesté, expliquant que ses mandants ne pouvaient prendre position eu égard à la procédure en cours. Pour le reste, l’avocat s’est refusé à être cité sous quelque forme que ce soit et a évoqué des suites judiciaires en cas d’article inconvenant.

 

Cette semaine, près de deux ans après les événements, Yves Steiner sera entendu pour la première fois en détail par le Ministère public genevois quant à son rôle dans la cyber-attaque. L’avocat zurichois spécialiste des médias Andreas Meili, qui représente Dominique Giroud dans la procédure contre la SSR, s’est refusé à tout commentaire. Le détective privé Antonino Mannisi a raccroché au nez du soussigné lorsque celui-ci a voulu lui poser des questions sur les procès-verbaux de la police genevoise. Ensuite, la ligne a été coupée. Apparemment, de tous côtés, les nerfs sont à vif.

 

Sur la base de discussions informelles avec des journalistes romands, il transparaît bien une certaine gêne à propos du cas Giroud. En Suisse romande, cependant, à la différence de ce qui se passe en Suisse alémanique et au Tessin, la SSR n’a pas à craindre de se faire ouvertement critiquer. Comme en outre la RTS domine le marché en tant qu’employeur, aucun journaliste ne veut courir le risque de se brouiller avec ce géant. Et comme les deux grands éditeurs Ringier et Tamedia licencient depuis dix ans, chacun se dit qu’il sera peut-être heureux un jour de trouver un emploi sûr, bien payé et plutôt tranquille auprès du colosse d’Etat – lequel s’étend maintenant aussi sur Internet.

 

« A posteriori, les attaques contre Giroud étaient excessives, dit un de ceux qui souhaitent conserver l’anonymat. Mais, en partie, il en est aussi lui-même responsable. » De nombreux journalistes auraient bien voulu présenter également son point de vue, entend-on. Mais au lieu de s’exprimer, Giroud a, en tous cas les premiers mois, évoqué les procédures en cours et le secret de l’instruction pour se taire, menaçant les journalistes les plus insistants de poursuites judiciaires. Ensuite, il a envoyé au front son porte-parole Marc Comina. Cette tactique – l’ironie veut que ce soit celle qu’adopte aujourd’hui la SSR – aurait eu pour conséquence d’aviver l’instinct de chasseur des journalistes investigateurs.

 

Reste qu’il est douteux que Giroud eût mieux fait de tout déballer spontanément. Yves Steiner, en particulier, a dès le début adopté une attitude de confrontation visant l’homme. Lorsqu’il a téléphoné à Dominique Giroud, toutes caméras enclenchées, pour lui demander de prendre position sur le soupçon de frelatage, il a adopté un ton agressif qui ne laissait planer aucun doute sur ses intentions : tout ce que dirait le négociant en vins serait utilisé contre lui. Le fait est que ce journaliste de télévision n’a jamais pu se plaindre d’un manque d’informations. Grâce à l’agent double Mannisi, il a disposé, dès le début, de toutes les informations les plus confidentielles sur les affaires du négociant et sur sa stratégie de défense qui d’ailleurs, a posteriori, paraît plutôt maladroite et naïve.

 

Pour comprendre avec quelle perfidie la RTS a mené campagne contre Dominique Giroud, il faut visionner le documentaire « Affaire Giroud, du vin en eaux troubles » diffusé par Temps présent le 22 janvier 2015, soit deux mois après la réhabilitation judiciaire du vigneron. Le reportage commence bien par évoquer le classement de la procédure pénale, mais consacre ensuite plus de 50 minutes à expliquer pourquoi Giroud, conformément à sa double morale de catholique traditionnaliste, n’en demeure pas moins un filou qui mène les autorités en bateau.

 

L’omertà à la sicilienne

Le documentaire, qui a certainement été scruté du début à la fin et validé par les juristes de la SSR, est un chef-d’œuvre de manipulation que Michael Moore ne renierait pas. Diverses procédures pénales, fiscales et administratives qui, en partie, n’ont strictement rien à voir avec Giroud, sont mélangées les unes aux autres. Bien entendu, on n’y mentionne à aucun moment que certains vins de Giroud ont obtenu les médailles d’or les plus prestigieuses. Quand le texte et l’image ne suffisent plus, on en appelle à la musique. La vraie nature des vignobles valaisans est illustrée par une chanson sur la terrifiante omertà sicilienne. Certes, pour le comprendre, il faut écouter très attentivement – et bénéficier d’informations privilégiées. Les accusations les plus graves ne sont pas dites explicitement ; elles sont insinuées. Lorsqu’on visionne certains passages au ralenti, on s’aperçoit qu’ils disent souvent le contraire de ce qu’on a compris en tant que téléspectateur regardant l’émission à la vitesse normale.

 

Ce film a un mérite : il révèle ce qui a poussé les journalistes au crime. Le leitmotiv religieux du pécheur sert de fil conducteur à tout le documentaire. Il faut savoir que Giroud est adepte de la confrérie catholique ultraconservatrice Saint-Pie X d’Ecône et qu’il était apparu comme adversaire de la Gay Pride. Il y a plus de dix ans, il a aussi été amendé une fois pour avoir diffamé les partisans de l’avortement. Juste avant la diffusion du sujet du 19:30 sur les soupçons de frelatage, cet élément a été rappelé à l’antenne, quand bien même cela n’avait strictement aucun rapport avec le sujet traité. Il fallait, dès le départ, mettre le tout dans un contexte négatif. Après, il ne restait plus qu’à lâcher les chiens. Celui qui s’oppose de manière aussi radicale aux idées dominantes de notre époque ne peut qu’en subir les conséquences : il devient l’homme à abattre.

 

Un collègue romand conteste cependant le « préjugé zurichois » selon lequel seuls des « gauchos avinés » seraient à l’œuvre à la RTS. Peut-être que la télévision voulait juste faire un gros coup. Pour y parvenir, ses journalistes ont fait exactement ce qu’ils reprochent à Giroud : ils ont bidouillé et frelaté jusqu’à ce qu’une histoire somme toute banale se transforme en grosse affaire. Au passage, il a fallu anéantir un négociant en vins ultraconservateur – une sorte de dégât collatéral dont on s’est peut-être accommodé au sein de la télévision, même si cette attitude ne correspond pas tout à fait au journalisme de qualité dont la SSR se vante d’être la garante irremplaçable.

13 commentaires

  1. Posté par aldo le

    On pourrait aussi analyser et enquêter s’il n’y a pas une grosse entreprise concurrente ou en constitution qui voulait racheter le tout à vil prix. Parfois derrière des faits qui semblent bien réels il y a complémentairement des actions occultes mafieuses de ce type, contre des entreprises et qui sont loin d’appartenir aux illusions. Seuls des groupes mafieux dont les membres infectent tous les secteurs de l’économie peuvent agir ainsi. La perspective d’interventions maçonniques n’est pas qu’une hypothèse de travail, elle cadre très bien avec ces actes crapuleux.

  2. Posté par toyet le

    Bravo pour votre papier monsieur John Longeole.
    Vous avez le courage d’écrire la vérité sur la vie publique valaisanne et romande, cela se passe dans tous les cantons romands, il n’y a ni gauche ni droite mais il y a différentes loges en concurrence. Vous faites passer les journalistes pour ce qu’ils sont, des serveurs de soupe avariée.

  3. Posté par Rikiki le

    Les combinards ne réussissent pas toujours. Il faut absolument « courcircuiter » la tsr et ces merdias qui manquent d’objectivité.

  4. Posté par Marco le

    Il ne manque plus que le nez de Couchepin dans cette affaire. Pensez donc, je n’ai jamais vu son nom, mais comment est-ce possible qu’un matamore de cette envergure ne soit pas de la partie? Quelle est la loge qui trempe dans ces complots ? Entre Martigny et Monthey il y a quelques adresses qui méritent d’être connues.

  5. Posté par Loutchia le

    « Voilà pourquoi il faut voter pour la suppression de la redevance Radio/TV . La TSR ? … »

    Je suis partante pour signer!

  6. Posté par Loutchia le

    @ John Longeole

    Excellente intervention! Merci!

    Les gens ne devraient plus se fier aux médias suisses ni français!

  7. Posté par John Longeole le

    Cet article bien documenté est excessivement intéressant.
    Depuis le début cette affaire Giroud a pué à plein nez le sale règlement de comptes à la valaisanne. L’implication du torchon Le Temps, ainsi que de la RTS a mis en évidence de façon perceptible pour le plus large public, le fait qu’il s’agissait d’une mise à mort. D’abord médiatique: ensuite judiciaire.
    Je voudrais proposer une lecture de cet incident, en soi d’intérêt purement local, qui pourra surprendre certains, mais qui pour moi a été une évidence dès le début.
    D’abord qui est le talentueux marchand de vin Giroud? Je ne le connais pas personnellement mais voici deux ou trois choses que nous savons de lui, du moins que toute personne peut savoir de lui en se renseignant un peu:
    1. C’est un Valaisan typique, d’une bonne famille de notables conservateurs de Chamoson.
    2. C’est le petit fils du colonel Giroud, bien connu et très respecté en Valais. Ce colonel, alors qu’il n’était encore que major, a joué un rôle, d’ailleurs honorable, dans un évènement fameux: la fusillade de la plaine de Plainpalais, à Genève, le 12 novembre 1932 pour être précis. Attention ce ne sont pas les soldats du major Giroud qui ont commis la bavure. Au contraire, on connait l’histoire : dans un contexte d’affrontements politiques très durs de la Genève des années 30, il y a eu une échauffourée entre supporters du socialiste rouge (stalinien) Léon Nicole et partisans, disons fascisants, de Georges Oltramare. On a appelé la troupe. Il y a eu une fusillade parce que c’étaient des recrues inexpérimentées et mal commandées, et ces militaires ont perdu les nerfs. Autrement, il n’y aurait jamais eu de morts. Sur quoi le conseil fédéral a appelé un bataillon valaisan, solide, commandé par le major Giroud pour rétablir l’ordre. Mais Giroud n’a fait tirer sur personne. Au contraire il a rétabli le calme. La seule chose qu’on puisse regretter c’est que ce ne soit pas ce bataillon 88, valaisan, qui soit intervenu dès le début auquel cas un drame eut été évité. Ceci juste pour situer le contexte. Ces choses ne sont pas connues de beaucoup de gens, mais tout de même. La notice bio du colonel Giroud (le grand père) peut être lue ici. http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F21271.php
    3. En tant que marchand de vin Dominique Giroud a démontré un grand talent et a su monter tout seul, avec un remarquable esprit d’entreprise, une très grosse maison de vins. Forcément ça a causé des jalousies.
    4. L’homme avait tout pour déplaire dans certains milieux, en effet :
    – il est « écônard » comme on dit en Valais. Mais ceci est son droit, et parfaitement respectable.
    – il s’était opposé bruyamment à la gay pride de Sion, payant même de ses deniers une pleine page dans Le Nouvelliste pour protester contre cet évènement.
    – enfin, il est suspecté d’avoir eu des sympathies pour l’UDC et même d’avoir un peu aidé financièrement Oskar Freysinger. Là encore, rien de plus légitime.
    Dans ce contexte on comprend que le pauvre Dominique Giroud s’était fait assez remarquer pour rameuter contre lui une coalition hétéroclite et haineuse de gens qui voulaient sa peau:
    1. certains PDC craignant d’être battus par l’UDC de Freysinger
    2. Le négoce de vin, valaisan et romand, dans lequel il n’y a pas que des enfants de coeur, mais pour qui Giroud devenait un sérieux concurrent.
    3. Le lobby LGBT, il parait qu’il faut dire maintenant LGBTQ, dont on sait à quel point il est vindicatif.
    4. La gauche en général, pour laquelle Giroud était l’épouvantail parfait.
    5. Last but not least: les francs maçons, du moins les francs maçons valaisans. Là je sais que ça peut étonner, ou choquer, mais il faut pourtant bien le dire. Parce que c’est un fait. Et j’explique pourquoi:
    Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles Giroud ne pouvait pas ne pas être dans le collimateur de la loge, (je répète, du moins de la loge valaisanne).
    A. Il était écônard, comme mentionné plus haut. Or Ecône est le seul mouvement catholique qui résiste encore un peu au noyautage maçonnique de l’Eglise catholique. Tout le monde le sait, à commencer par le pape, les cardinaux, les évêques, et… les loges.
    B. En Suisse romande le négoce de vin, il faut le savoir, est une chasse gardée des francs maçons. Ceux qui ne savaient pas peuvent se renseigner sur les (més)aventures de la Société Vinicole de Perroy et autres sociétés de vins de chez nous, qui auraient pu mal finir mais toute ces affaires a été soigneusement étouffées. Je ne veux pas entrer dans trop de détails. Mais on pourrait citer beaucoup de cas. Et je suis sur que pas mal de gens sont au courant.
    C. Au plan politique valaisan, il faut le savoir aussi, la loge a une hantise: le retour des « noirs »: les conservateurs. Comme le PDC n’est plus conservateur il n’est plus dangereux pour personne, ces gens craignent donc avant tout l’UDC.
    Il y a donc eu, selon moi, une sorte d’hallucination collective des francs maçons valaisans qui ont eu peur de Giroud à la fois comme concurrent de leurs frangins du commerce de vins, qui ont certainement demandé de l’aide, comme supporter de l’UDC, et comme écônard. Ils en ont eu peur comme ils ont eu peur de Freysinger. Ces gens dérangent leurs projets, marchent sur leurs platebandes. Ils ont du se réunir entre frères trois points valaisans et ils ont décidé de « lever la matze » contre le gêneur qui prenait trop d’importance.
    Pour se débarrasser de lui ils ont réussi à entraîner dans leur combat les grands médias: Le Temps, mais aussi la TSR. On a parlé de Giroud dans toute la Suisse, alors que l’enquête n’avait même pas commencé.
    Là ils ont très mal joué. Giroud a été condamné par le tribunal des médias, avant d’être jugé par la justice. Cela, manifestement, lui a causé un préjudice incalculable puisque ça a mis par terre son entreprise (30 millions parait une estimation très prudente du dommage subi).
    Je pense qu’une quantité de téléspectateurs et auditeurs radio ainsi que lecteurs des journaux ont fait la même réflexion: chacun a pu constater qu’il s’est agi d’une exécution médiatique.
    Seulement le Giroud ne s’est pas laissé faire: il a contre attaqué, il a fait feu de tous les fers, il s’est défendu comme un beau diable. Il a même failli découvrir toute la magouille grâce éà un détective. Cela nous a valu ce feuilleton palpitant digne des Pieds Nickelés.
    Apparemment ses ennemis ont pris peur. Ils ont craint qu’à la fin l’affaire ne se règle à la valaisanne par un arrangement entre amis, et soit enterrée, car sans doute Giroud avait beaucoup de gens dans sa poche.
    C’est alors que s’est produit l’évènement le plus stupéfiant de toute cette affaire rocambolesque du folklore politico économique valaisan, qui restera longtemps dans les annales. Craignant que Giroud et ses amis parviennent à s’en sortir, les frères ont imaginé de recourir aux grands moyens. Ils ont réussi à obtenir que le Grand Conseil du Valais désigne un « procureur extraordinaire » extérieur au canton, payé à prix d’or, dans l’espoir que cet expert ne serait pas influencé par les arrangements entre amis valaisans. http://www.hebdo.ch/news/politique/affaire-giroud-dick-marty-élu-procureur-extraordinaire
    Et pour cela on a choisi du très gros calibre: Dick Marty, pas moins. Or, les gens informés savent que Dick Marty, lui aussi, est un frère, et de haut rang même.
    A ce moment de l’affaire j’ai été scandalisé car il me semblait qu’on employait l’artillerie lourde pour se débarrasser d’un simple particulier. Quasiment un procès politique. C’est effrayant d’avoir l’impression qu’on n’est plus dans un état de droit mais que si vous marchez sur les platebandes de certaines confréries puissantes vous risquez d’être éliminé par une véritable conspiration.
    Mais c’est alors qu’est survenu ce qui m’apparaît le « turning point » de toute cette affaire. Je pensais que le rapport Marty accablerait Dominique Giroud et son agent fiduciaire le politicien Maurice Tornay. Ainsi le coup monté aurait été parfait puisque la loge aurait même réussi à faire d’une pierre deux coups, en se débarrassant en plus d’un des derniers représentants du parti conservateur valaisan. Mais les choses ont tourné tout autrement de ce qu’on aurait pu craindre. Tout au contraire, le procureur extraordinaire Dick Marty a complètement blanchi Maurice Tornay, et il n’a pas accablé Giroud.
    On verra comment les choses se termineront quand toutes les procédures seront arrivées à leur terme. Mais à ce stade mon impression est la suivante: c’était un faux calcul de s’adresser à Dick Marty dans l’espoir qu’il s’empresserait de couler l’horrible catholique écônard Giroud, comme s’il était lui-même un de ces conspirateurs de carnotzet. Dick Marty est un homme honnête. Ca, visiblement, les conjurés n’y avaient pas pensé. Dick Marty a une conscience et c’est un vrai magistrat, impartial, intégre. Donc, il a constaté que les griefs n’étaient pas ce que les médias nous avaient raconté. Patatras, tout le complot s’est écroulé d’un seul coup.
    Je peux me tromper mais c’est ainsi que je vois les choses.
    J’ai l’impression que dans cette affaire deux niveaux très différents se sont collisionés: d’un côté des petits notables locaux, cherchant à assouvir des rancunes, antipathies et jalousies claniques: les ennemis de Giroud. Et de l’autre côté une maçonnerie de haut niveau, international, qui voit beaucoup plus loin et ne s’excite pas pour des intérêts locaux, incarnée par Dick Marty.
    A la limite, vu de la perspective d’un Dick Marty peu importe les intérêts de ses frères de loge valaisans. Il importe plus de rendre une justice sereine. A long terme cela vaut mieux pour la « Grande Maison Eclairée ».
    Je ne sais pas ce que penseront de mon raisonnement ceux qui le liront. Mais je suis convaincu que c’est bien ça qui s’est passé. Dick Marty ne s’est pas laissé instrumentaliser.
    J’avais une certaine admiration pour lui depuis son fameux rapport sur les prisons secrètes de la CIA et sur le trafic d’organes au Kosovo. Il fallait vraiment du courage pour rendre ces rapports. Mais son rapport dans l’affaire Giroud, une affaire pourtant beaucoup moins importante, le rehausse encore d’un cran dans mon estime.
    A partir de là c’est vrai que de grands espoirs sont permis à Giroud, me semble-t-il. Car il est impossible de nier que la manière dont il a été condamné sans jugement par les médias était scandaleuse. Il est évident que la responsabilité des organes de presse comme Le Temps, L’Hebdo ainsi que de la RTS, est engagée pour le dommage subi. On a le droit de ne pas aimer les écônards UDC ni les oposants à la gay pride. Mais on n’a pas le droit de ruiner quelqu’un en lançant contre lui une campagne de diffamation massive, simplement parce qu’on ne partage pas la même vision du monde que lui.
    L’exemple de Dick Marty nous permet de reprendre confiance en la justice helvétique. Il est bien possible qu’à la fin d’une longue procédure le tribunal fédéral donne entièrement raison à Dominique Giroud dont l’entreprise a été coulée par une campagne de dénigrement médiatique inouïe. Vu l’importance de l’entreprise Giroud, le préjudice se chiffe sans doute en dizaines de millions au bas mot.
    Donc, s’il y a une justice en Suisse, Le Temps, LHebdo et la RTS devraient payer très cher leur tentative de mise à mort d’un honorable entrepreneur qui leur déplaisait.
    En ce qui concerne la moralité en affaires, encore une fois je ne connais pas le dossier. La presse nous a présenté Dominique Giroud comme un escroc pur et simple. Ca c’est un fait. Je ne jurerais pas qu’il n’ait pas eu, à l’occasion, des pratiques commerciales un peu olé olé. A vrai dire je n’en sais rien. Il faudrait d’abord que tout cela soit prouvé. La seule chose que je sais et de source sure, c’est que les pratiques reprochées : optimisation fiscale, transactions sans factures, coupage excessif, assemblages millésimes, etc. sont peut-être un peu limite mais TOUTES LES GRANDES MAISONS DE VIN FAISAIENT LA MÊME CHOSE SYSTEMATIQUEMENT DEPUIS DES GENERATIONS ET CA NE GENAIT ABSOLUMENT PERSONNE. Ca il faut quand même le savoir. Il faut arrêter d’être naïfs, ou hypocrites comme ces représentants du commerce de vins qui viennent tous la bouche en cul de poule et la main sur le coeur, blâmer à la télé ce tondu ce pelé de Giroud, qui a nui à la réputation de leur métier. Ils font tout ce dsont ils accusent Giroud. Ils l’ont tous fait. Mais, une main lave l’autre, n’est-ce pas? Le seul tort qu’a eu Dominique Giroud, ce n’est pas d’avoir fait ce qui était pratique courante dans sa profession, c’est uniquement d’avoir été un outsider et d’avoir marché sur les platebandes de trop de gens qui ont voulu se venger de lui en l’éliminant.
    Cette affaire laissera des traces et on espère surtout que cette fois le crime de mise à mort médiatique ne restera pas impuni.

  8. Posté par WALTER le

    Enfin une sortie victorieuse, je pense à tous les collaborateurs des Vins Giroud qui sont restés fidèles à leur poste car ils ont eu le courage de rester pour sauver leur entreprise, j’en connais surtout un qui a défendu son entreprise à corps et âme : THIERY Claude !
    Sa croyance pour son entreprises est digne d’héroïsme, je témoigne car j’avais maintes fois Claude au téléphone et il m’explquait tant bien que mal son combat au quotidien pour continuer à vendre les produits Giroud en gardant la tête haute.
    Je suis heureux pour lui il n’a jamais douté une minute…….
    Notre système permet malheureusement à certaines catégories de personnes, qui ne créent pas grand chose, qui inventent des scénarios pour se remplir les poches qui sont soutenus par des politiques qui n’osent pas se mouiller. Tout cela dans le dos d’entreprise qui souhaitent uniquement donner le meilleur d’eux même : en l’occurrence fabriquer des produits de qualité. Voilà une issue positive mais combien n’ont pas la force et la détermination de Dominique Giroud et tombent à terre avec tous les dommages collatéraux………

  9. Posté par bigjames le

    Une TV de m… ça c’est certain. Des émissions à la con ou se côtoient humoristes pas drôle, hasbeen soixantuitards, et journalistes de gôôôche toujours enclin à dégommer de l’UDC.
    Des séries américaines à foison, du foot et du hockey, et beaucoup, beaucoup de pub. La totale.
    Et on nous oblige à payer pour ça.

  10. Posté par Zeiter le

    Heureusement que Giroud est un fervent catholique, celui lui permettra sans doute de pardonner à ces voyous de l’information qui en voulant le détruire n’ont jamais pensé aux familles qui ont perdu leur travail dans ce qu’ils appellent « des dégâts collatéraux ». Et le pire dans toute cette histoire qui pue les égouts, c’est que ces voyous sont soutenu par des politiciens aussi peux inspiré qu’eux. Heureusement qu’il reste passe-moi les jumelles.
    Comment supprimer les odeurs d’égout, votez pour la suppression de la redevance Radio/TV.

  11. Posté par masha granges le

    Super article de Pehem Veyh!!! C’est exactement ce que je pense de cette TV. La seul chose que j’ajouterai c’est que je ne la regarde plus. J’ai horreur de tous ce qui pue les gauchos et surtout de certaine têtes d’ Infrarouge. Non à de la redevance!!!! Je préfère regarder Fr 2 et 3.

  12. Posté par yvanovitch y le

    Voilà pourquoi il faut voter pour la suppression de la redevance Radio/TV . La TSR ? …une grosse saloperie : aller citoyens , voyez les choses en face !

  13. Posté par Pehem Veyh le

    Magnifique article qui nous éclaire, de manière crue et cruelle, sur les médias d’Etat, leur soi-disant objectivité et leur supériorité crasse, que nous finançons contre notre gré par le racket de la redevance. Il faut le dire: c’est une télé de merde et on nous oblige à financer une institution de gauchos impénitents dont les arcanes troubles font le jeu de tout ce que le peuple suisse n’aime pas: les folles, les parasites, les arriérés du soviet suprême et des crypto-anarchistes. Une nouvelle votation va bientôt arriver. Coupons les vivres à cette bande de malhonnêtes…

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