Le Livre des Baltimore, de Joël Dicker

Francis Richard
Resp. Ressources humaines

"Il n'y a pas un Drame, mais des drames. [...] Il y a eu des drames , il y en aura d'autres et il faudra continuer à vivre malgré tout. Les drames sont inévitables. Ils n'ont pas beaucoup d'importance au fond. Ce qui compte, c'est la façon dont on parvient à les surmonter."

C'est ce que dit un des personnages à la fin du nouveau roman de Joël Dicker, Le livre des Baltimore.

Ce roman commence par un prologue intitulé: Dimanche 24 octobre 2004. Un mois avant le Drame. Pendant tout le récit il n'est en effet question que du Drame, dont on ne saura qu'à la fin de quoi il s'agit.

Le narrateur, Marcus Goldman, l'écrivain, est le même narrateur que dans le roman précédent de Dicker. Il est tout auréolé du succès de son premier livre, G comme Goldstein, inspiré de la vie de ses cousins.

Cette fois il raconte l'histoire plus élargie des Baltimore, c'est-à-dire celle de ses deux cousins adorés, certes, mais aussi de leurs deux parents, et de ceux qui gravitent autour d'eux tous.

Le grand-père paternel de Marcus s'appelle Max. Il est marié à Ruth. Ils ont deux fils Saul et Nathan. Pour différencier les familles de l'un et de l'autre, les grands-parents Goldman parlent des Baltimore et des Montclair.

Dans leur langage, Baltimore est un raccourci pour "Goldman-de-Baltimore", la famille de l'oncle Saul, qui habite cette ville du Maryland. Les Baltimore, ce sont Saul, donc, avocat brillant, sa femme Anita, médecin non moins brillant, leur fils Hillel, auquel s'ajoutera Woodrow Finn, Woody, un garçon qu'ils adopteront, en quelque sorte.

Montclair est un raccourci pour "Goldman-de-Montclair", la famille de Marcus, qui habite cette ville du New Jersey. Son père est ingénieur, sa mère vendeuse dans une succursale d'une enseigne new-yorkaise de vêtements chics.

Les Baltimore, au début de cette histoire, sont mieux considérés que les Montclair par les grands-parents Goldman: "Au sortir de leur bouche, le mot "Baltimore" semblait avoir été coulé dans de l'or, tandis que "Montclair" était dessiné avec du jus de limaces."

Hillel, Woody et Marcus, adolescents, forment le Gang des Goldman. Ils sont tous trois nés en 1980, et sont comme des frères. Mais ils vont tous trois aimer la même fille, Alexandra, qui ne se donnera qu'à Marcus, alors qu'ils se sont tous juré, un jour, de renoncer à elle pour ne pas mettre le Gang en péril.

Alexandra, fille de Gillian et Patrick Neville, "Neville-de-New-York", a deux ans de plus qu'eux. En 1995, ils figurent tous les quatre sur un cliché qu'Alexandra a fait parvenir à chacun d'eux et au dos duquel elle a écrit: JE VOUS AIME LES GOLDMAN.

Les quatre rêvent de devenir célèbres et ils accompliront ce rêve (pour un temps seulement pour certains): Hillel, en tant qu'avocat, Woody, en tant que joueur de football, Marcus, en tant qu'étoile montante de la littérature américaine, et Alexandra, en tant que vedette de la chanson.

Le livre des Baltimore est subdivisé en cinq livres qui se suivraient presque chronologiquement si le troisième n'était pas un retour aux origines des Goldman, nécessaire et éclairant: Le Livre de la jeunesse perdue (1989-1997), Le Livre de la fraternité perdue (1998-2001), Le Livre des Goldman (1960-1989), Le Livre du Drame (2002-2004) et Le Livre de la réparation (2004-2012).

A l'intérieur de ces cinq livres, le narrateur fait des incises temporelles hors de la période considérée, et l'année 2004, celle du Drame, fait alors office d'année de référence, autour de laquelle toute l'histoire tourne, comme on tourne autour d'un pot, sans le dévoiler.

Ce procédé de narration, a la vertu de ne livrer les éléments du puzzle que morceau par morceau et de ménager le suspense jusqu'au bout, ce dont le lecteur n'est pas dupe mais se réjouit. D'autant que le récit est émaillé de drames qu'on découvre peu à peu, et qui préparent au point d'orgue du Drame avec un grand D.

Il n'y aurait évidemment pas de drames s'il n'y avait pas de jalousies infondées, de rivalités mal placées, de préférences supposées, de non-dits bien (ou mal) intentionnés, en tous cas générateurs de quiproquos, d'ascensions suivies de chutes et inversement. Comme dans la vraie vie.

Le même personnage, qui parle de drames au pluriel, dit, justement, toujours à la fin du roman: "Nos vies n'ont de sens que si nous sommes capables d'accomplir ces trois destinées: aimer, être aimé et savoir pardonner."

Ce livre bien construit, sous une apparence foisonnante - Marcus attrape ses "souvenirs dans le filet à papillon de [sa] mémoire" - signifie un tel accomplissement. Le verbe aimer s'y conjugue à l'actif et au passif et le pardon ultime s'y trouve dans l'épilogue intitulé Jeudi 22 novembre 2012. Le Jour de Thanksgiving.

Dans cet épilogue, et dans cet esprit, Marcus l'écrivain répond à la question: "Pourquoi j'écris? Parce que les livres sont plus forts que la vie. Ils en sont la plus belle des revanches." Pourquoi je lis de tels livres? Pour la même raison que Marcus les écrit.

Une fois refermés, je me rends compte en effet que, mine de rien, de tels livres sont de ceux qui me font passer, d'une seule traite, un long et bon moment, sans que je lève le nez de leurs pages pour regarder ailleurs.

Francis Richard, 10 octobre 2015

Le Livre des Baltimore, Joël Dicker, 480 pages, Éditions de Fallois / Paris

 

Publication commune Lesobservateurs.ch et Le blog de Francis Richard

 

Livres précédents, coédités par les Éditions de Fallois et l'Âge d'Homme:

Les derniers jours de nos pères (2012)

La vérité sur l'Affaire Harry Quebert (2012)

14 commentaires

  1. Posté par Marie-France Oberson le

    @pierre frankenhauser « Le prix Goncourt lui est heureusement passé sous le nez. »
    Parce que vous croyez que tous ceux qui ont eu ce prix le méritaient ?
    En principe je me méfie toujours des livres qui ont reçu ce prix (le « parisianisme  » me déplait ) comme je me méfie de l’attribution de Prix Nobel à n’importe qui, à des personnalités qui n’ont même pas encore fait leur preuve : ça relève du même « bisness »
    Mais en 2012 j’ai craqué à cause d’un titre très accrocheur : « Le sermon sur la chute de Rome » de Jérôme Ferrari.. Ouah.. St Augustin, voilà un roman qui doit relever de la « Grande » Histoire..
    Je me suis retrouvée au fin fond de la Corse , dans un bar tenu par deux ex-étudiants en philosophie, à lire une histoire mise en parallèle avec Rome..(. » Il n’est pas d’empire qui ne soit mortel » pour Rome comme pour un bistrot dans un village Corse!!) aux phrases longues comme un jour sans pain, souvent sur toute page avec un nombre incalculable de virgules, des formules pompeuses… Mais il parait que c’est de la grande littérature, du grand style que mon inculture m’empêche de comprendre..
    Certes Jérôme Ferrari est cultivé , prétentieux il a voulu qu’on le sache à travers son titre aguicheur.
    J’aime mieux avoir du plaisir à lire une histoire dont la trame me tient en éveil avec des phrases bien construites et vivantes et qui n’a pas la prétention de m’en « jeter » .

  2. Posté par Ephraim le

    Enfin, si vous n’avez pas remarqué que le Monde et le Figaro, c’est bonnet blanc et blanc bonnet, je ne peux plus grand chose pour vous. Je ne parle pas du Monde des années 80 (journal de référence) ni du Figaro de la même eau.

  3. Posté par Ephraim le

    @ Marie-France,

    Donc, vous affirmez posément que les « jeunes » n’ont aucun plaisir à écouter du rap ? ! Je ne sais pas s’il est vraiment utile de continuer à partir de telles prémisses. Comme je l’ai dit plus haut, le problème du relativisme esthétique est lié à l’essence même du libéralisme. Je suppose qu’il est inutile de tenter de vous faire lire Michéa ou Lachs.

    Bon dieu, vous y tenez à votre bellâtre analphabète. La trame de son roman policier est pompée de la Tache de Philip Roth (excellent roman au demeurant).

    Si vous aimez les trames, essayez Kundera, Bioy Casares, Cortazar. Ou encore Feu Pâle de Nabokov.
    Et je place Agatha Christie parmi les meilleures, rassurez-vous.

  4. Posté par Ephraim le

    @ Normandy (déjà, ça veut tout dire)

    Oui, voyez-vous, il s’agit de commentaires au bas d’une page internet. Si vous aimez l’élégance, plongez-vous dans les pages de votre auteur favori.

    Vous n’avez pas l’air d’avoir fait beaucoup d’études littéraires. Je vous apprend donc que derrière un roman, derrière les petites histoires, il y a des enjeux culturels, des représentations. Le problème du libéralisme, c’est qu’en cherchant à tout prix à éviter le totalitarisme (l’expérience de la dernière guerre, dans toute société, est traumatisante), il va réussir à détruire la civilisation (finalement c’est la même histoire que Bachar et l’EI). Dans des temps particulièrement mouvementés, un tyran peut être une aubaine. Mais tout le système libéral s’étant édifié contre cette idée, je pense qu’elle passe totalement à côté de vos neurones.

  5. Posté par pierre frankenhauser le

    Je ne connais rien à la littérature, mais il me fait plus penser à un jet-setter à la recherche du best-seller qu’à un grand écrivain. Le prix Goncourt lui est heureusement passé sous le nez.

  6. Posté par Normandy le

    « Car enfin quel idéal de société donne ce roman ? » Un roman doit donc « donner » (pas très élégant, ça) un « idéal de société ». A quel débit de boisson culturel Ephraïm s’est-il abreuvé pour énoncer une telle sentence? Et au fait, qu’est-ce qu’un « idéal de société ». J’avoue que l’expression évoque en moi comme un frémissement de totalitarisme.

  7. Posté par Marie-France Oberson le

    @Ephraim
    Je n’ai jamais dit que je suis musicienne…. j’aimerais bien mais ce n’est pas le cas…même si j’aime la musique !! C’est donc à moi que s’adressait votre post du le 11 octobre 2015 à 20h55 ?et qui dit ceci :« Mais si vous lisez aussi mal que vous jouez Chopin…(et oui, j’ai fait des auditions avec vous 😉 »? parce que en le lisant, je n’ai pas compris à qui il s’adressait : il n’y a aucun commentaire qui peut laisser supposer une telle réponse…relisez les messages…
    « c’est comme mettre un morceau de rap au niveau de l’Art de la fugue, et de dire que tout ça, c’est de la musique, et que l’important c’est d’en écouter »
    Pas du tout d’accord,, car l’Art à mon avis c’est le plaisir des sens, la musique donc celui de l’ouïe; je ne pense pas que le rap soit un réel plaisir pour l’oreille, ceux qui l’écoutent ou ceux qui le « chantent » ne cherchent pas le plaisir dans ce qu’ils considèrent comme de la musique mais dans ce que le rap – les paroles- représente pour eux ; alors que la lecture de Char ou de Dicker apportent chacune un certain plaisir , un plaisir à la musique des mots pour le premier, un plaisir à la lecture d’une trame bien ficelée pour l’autre..
    « Car enfin quel idéal de société donne ce roman ? ».
    Agatha Christi donne-t-elle un idéal de vie dans ses bouquins ? Je peux lire Nietzche aussi bien que « Le crime de l’orient express  »
    « Tentez d’analyser la naissance du phénomène, et vous constaterez qu’il a été lancé par quelques personnalités influentes dans le monde des lettres (Assouline, Fumaroli, les critiques du Monde et du Figaro) dont je vous laisse deviner le point commun »
    Tout d’abord je ne crois pas que Le Monde ait un quelconque point commun avec Le Figaro.. ou alors quelque chose m’a échappé. Et d’ailleurs il me semble avoir lu dans Le Figaro une critique assez sévère sur cet ouvrage, comme dans certains médias de Suisse romande pas forcément du même bord que Le Figaro
    Je rappelle quand même que La Tribune de Genève l’avait désigné « plus jeune rédacteur en chef de Suisse »
    « Je ne veux pas de ce monde nomade, ce monde-hôtel qui fait fi des cultures et des populations, qui est celui d’Attali, de Minc ou de BHL »
    Moi non plus, mais quand je lis un roman je ne me laisse pas influencer par le milieu de vie des personnages; ce qui m’intéresse c’est la trame.. et pour cela Dicker me va bien . Comme je l’ai déjà dit lire Char… ou Nietzche n’empêche pas de lire Agatha Christie

  8. Posté par Ephraim le

    @ Marie-France
    Bon, je vois qu’au fond, nos points de vue ne divergent pas tant que ça. Ma critique est en fait à plusieurs niveaux. Je vous ai parlé de l’aspect esthétique, qui est absolument affligeant. Puisque vous êtes musicienne, c’est comme mettre un morceau de rap au niveau de l’Art de la fugue, et de dire que tout ça, c’est de la musique, et que l’important c’est d’en écouter. « Au moins ils lisent… ». Et bien non. Je pense qu’il arrive un moment dans la dégradation du style et de la narration où il est mieux de ne pas lire, et de regarder au moins des films, des BD ou des séries intelligentes. Nous mourons de ce relativisme esthétique. C’est ce phénomène là qui permet ensuite de pisser sur un téléviseur ou de jeter un tas de terre dans un musée et de dire que c’est de l’art. Notre génération a encore les clés pour faire le distinguo, mais le goût est la chose du monde la plus évanescente, et la plus difficile à acquérir.

    Il y aurait à dire aussi sur la « machinerie » qui amène d’un seul homme tous les Payots et Fnacs de Suisse romande à remplir des vitrines de ces pavés et de voir tous les médias aux ordres sur ce « phénomène » qu’ils sont pourtant les seuls à créer. Dicker à la plage, Dicker en avion, Dicker en boxeur. Tout cela comme pour un véritable écrivain. Tentez d’analyser la naissance du phénomène, et vous constaterez qu’il a été lancé par quelques personnalités influentes dans le monde des lettres (Assouline, Fumaroli, les critiques du Monde et du Figaro) dont je vous laisse deviner le point commun. Combien pariez-vous que le même roman avec des noms différents et un autre nom d’auteur ne sera pas retenu s’il est envoyé à une édition lambda ?

    Mais bon, encore peut-on penser que beaucoup de gens se délectent de ce genre de sous-produits, comme on peut aimer le fast food, l’art contemporain, les mauvais parfums, etc. Que cela soit un défaut du goût, de l’éducation ou simplement de la paresse (lire l’Homme sans qualité – traduit par Jaccottet – demande légèrement plus d’attention et de volonté). Le problème, c’est que je ne m’attendais pas à retrouver cette baudruche sur le site des Observateurs, qui me semble être le seul média un tant soit peu indépendant en Suisse romande.
    Car enfin quel idéal de société donne ce roman ? Un monde totalement américanisé, sans frontières, néolibéralisé, avec de petits minets à la cravate carnassière qui passent leur journées dans des avions en 1ère classe. Je ne veux pas de ce monde nomade, ce monde-hôtel qui fait fi des cultures et des populations, qui est celui d’Attali, de Minc ou de BHL. Ce monde là n’est qu’une bulle de champagne.. Un monde d’élites déculturées (au moins les anciennes avaient de la culture). Ce n’est pas celui de mes ancêtres. Et je me battrai toujours pour que ce ne soit pas celui de mes enfants.

  9. Posté par Marie-France Oberson le

    @Ephraim le 11 octobre 2015 à 20h53
    Effectivement , là on joue dans une catégorie supérieure.. mais les écrivains dont vous donnez la liste sont, pour ceux que je connais en tout cas ,spécialement René Char, sont avant tout à mon avis des poètes et/ou des chroniqueurs ou des observateurs de la société dans laquelle ils vivent (je pense aux « Somnambules » de Broch ( je n’ai pas lu les autres .. j’avoue mon ignorance!).. … Et ma foi , la littérature est faite de diversité, et ce n’est pas parce que j’aime Char que je dois détester Dicker qui ne prétend pas être un poète ni un chroniqueur .
    Le plaisir de lire se trouve aussi bien dans le style d’une écriture que dans la trame d’une histoire; et si les histoires que racontent Dickers soutiennent toute l’attention du lecteur, le tiennent en haleine, on ne peut pas dire que son style d’écriture gâche le plaisir.
    La littérature c’est aussi ça, avoir du plaisir à lire.. surtout à l’heure où on lit de moins en moins, ne tirons pas sur le pianiste !

  10. Posté par Ephraim le

    Mais si vous lisez aussi mal que vous jouez Chopin… (et oui, j’ai fait des auditions avec vous 😉

  11. Posté par Ephraim le

    Marie-France Oberson,

    Ce n’est pas de la jalousie, juste une constatation que le niveau de la littérature a baissé jusqu’à nous présenter comme un « écrivain » quelqu’un qui sait à peine aligner une métaphore, qui écrit comme un adolescent attardé et ne se rend pas compte du pouvoir de la littérature. N’importe qui avec une belle gueule, un réseau et des fonds massifs peut faire la « carrière » de cet écrivaillon. Connaissez-vous Broch ? Musil ? Mann ? Canetti ? Nabokov ? Borges ? Et Char ? Bonnefoy ? Supervielle ? Caillois ? Avez-vous déjà vibré au contact de la grande littérature ? Si vous avez lu quelques uns des auteurs susdits, vous ne pouvez pas tomber dans ce piège grossier.

  12. Posté par Marie-France Oberson le

    Ephraim666
    Non ce n’est pas trop demander car il existe bel et bien des « écrivains » qui reçoivent des prix alors que leurs livres sont mal écrits, que ce soit dans le style ou dans la trame de l’histoire.

  13. Posté par Marie-France Oberson le

    Votre analyse de ce livre, Monsieur Richard est très positive et donne envie de le lire après toutes les critiques négatives, acerbes que j’ai pu lire dans divers journaux français, comparant ce nouveau roman au club des cinq ou a un roman de gare…
    Je suppose que Dicker a fait de nombreux jaloux avec les prix qu’il a reçus pour « La Vérité sur l’affaire Harry Quebert ». La bave de la rage leur monte aux lèvres.
    <i<"Dans Le Monde des livres, Eric Chevillard écrit à son propos : « L’ombre de Philip Roth plane au-dessus de cette laborieuse entreprise romanesque. Joël Dicker croit réécrire Pastorale américaine (Gallimard, 1999), mais il nous donne plutôt un nouvel épisode du Club des cinq honorablement troussé. »
    http://www.lemonde.fr/livres/article/2015/09/30/apres-l-affaire-harry-quebert-joel-dicker-publie-le-livre-des-baltimore_4778713_3260.html#Ogz6gW2HrAXRfhcF.99

    « La Vérité sur l’affaire Harry Quebert (L’Age d’homme/De Fallois, 2012) a connu un succès phénoménal. Votre grand-mère, votre voisin, la fille dans le train à côté de vous et les singes dans les arbres, tout le monde avait ce livre entre les mains »
    http://www.lemonde.fr/livres/article/2015/09/30/le-feuilleton-le-club-des-cinq-en-amerique_4778374_3260.html#CytfRkgVlyXQofKV.99
    L’écrivain italien Alessendro Baricco qualifie les romans de Joël Dicker de « Culture de la superficialité »..
    Heureusement, je ne me fie jamais aux critiques de ceux qui se prennent pour le nombril du monde en matière de littérature- comme en matière de culture en général d’ailleurs-et suis allée consulter divers sites où les lecteurs s’expriment.. . même si ce sont des grands-mères, mon voisin ou un singe dans un arbre , leurs commentaires confirment votre propre critique…
    J’avais beaucoup aimé « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » je sens que je vais aimer « Le livre des Baltimore »… je ne suis peut-être qu’un singe dans un arbre mais qu’importe , un singe heureux qui se fout des intellos coincés !!

  14. Posté par Ephraim666 le

    Est-ce trop demander d’un écrivain qu’il sache écrire ?

Et vous, qu'en pensez vous ?

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