Bulletin de Réinformation. Kiosque Courtois. Radio Courtoisie (16-22 mars 2105)

(Extraits)

 

Béziers honore le commandant Hélie de Saint‑Marc

 

Samedi 14 mars, Robert Ménard, maire de Béziers, a débaptisé la rue du « 19 mars 1962 » pour lui donner le nom de rue du « commandant Hélie Denoix de Saint‑Marc ». Le commandant Denoix de Saint‑Marc fut une grande figure de l'armée française. Résistant à 19 ans, déporté à Buchenwald à 21, il combattit en Indochine. En 1961, il participa au putsch d'Alger et fut condamné à l'emprisonnement à Tulle avant d'être gracié cinq ans plus tard. Il est fait grand‑croix de la Légion d'Honneur en 2011 et s'éteint en 2013.

 

Robert Ménard entend ainsi « effacer la honte du 19 mars 1962 [qui est] une insulte à la fois aux Français d'Algérie et aux Harkis »

 

Dans la foulée Robert Ménard a fait mettre ses drapeaux en berne jeudi dernier, 19 mars. Pour le maire de Béziers : « Oser dire que la guerre d'Algérie s'est terminée le 19 mars, n'est pas seulement un mensonge, c'est une ignominie, une insulte à la mémoire de tous (jeunes du contingent, harkis) qui ont été torturés ».

 

 

Procès Zyed et Bouna : entre propagande médiatique et hypocrisie socialiste

 

A huit jours des élections départementales, la semaine judiciaire a été consacrée au procès de deux policiers. Rappelez‑vous, c’était le 27 octobre 2005 : Zyed et Bouna, deux jeunes immigrés soupçonnés de vol, sont poursuivis par deux policiers. Ils se réfugient alors dans un transformateur électrique à Clichy‑sous‑Bois. Ils meurent électrocutés. Il s’ensuit trois semaines de guérilla urbaine.

 

Il s’agit d’une mort accidentelle

 

Oui, mais les policiers sont accusés de non‑assistance à personne en danger, à cause de la déclaration de l’un d’eux : « Je pense qu'ils sont en train de s'introduire sur le site EDF, en même temps, s'ils rentrent sur le site, je ne donne pas cher de leur peau ».

 

Le parquet a néanmoins requis la relaxe

 

Oui, car on voit mal ce que les policiers pouvaient faire d’opérationnel pour les sauver. Et les services de police déjà démoralisés en Seine‑Saint‑Denis auraient mal accepté d’être lâchés par l’Etat.

 

Mais c’est le point de vue des familles immigrées qui a été le plus entendu dans les médias

 

Elles étaient défendues par l’avocat Jean‑Pierre Mignard, socialiste et ami personnel de François Hollande. N’oublions pas pour autant les deux seules vraies victimes des émeutes de 2005 : les Français, Jean‑Jacques Le Chenadec, tué en éteignant un feu de poubelles, et Jean‑Claude Irvoas, tué en photographiant des lampadaires. Deux vraies victimes, eux, de voyous immigrés.

 

 

Châlons‑sur‑Saône supprime le menu sans porc de la cantine

 

Cette décision a été prise par le maire UMP Gilles Platret, je cite : « Au nom du principe de laïcité ». Najat Vallaud‑Belkacem a protesté contre cette décision, je cite : « Supprimer la possibilité d’avoir un menu non confessionnel, je trouve que c’est une façon, en réalité, d’interdire l’accès de la cantine à certains enfants ». Voilà donc le cochon élevé au rang de plat confessionnel !

 

 

L’Assemblée nationale prévoit de supprimer le délai de réflexion préalable à l’avortement

 

Un délai de réflexion de 7 jours minimums et deux visites médicales sont encore requis avant tout avortement. La commission des Affaires sociales veut supprimer cette disposition. Une décision ainsi commentée par Marion Maréchal‑Le Pen : « quand on achète un micro‑ondes sur Internet, on a sept jours pour se rétracter, mais pour avorter plus besoin ».

 

 

L’aveu de la semaine

 

Il est signé Najat Vallaud‑Belkacem qui a affirmé que, je cite : « En lecture, en écriture, les résultats des petits Français ne sont pas bons et n’ont cessé de se dégrader ces dernières années ».

 

 

Revirement américain sur la Syrie : le gouvernement français en porte‑à‑faux

 

« Il faudra négocier » a déclaré le secrétaire d'Etat John Kerry. Sur CBS, il évoquait une transition politique en Syrie, qui est entrée ce 15 mars dans sa cinquième année d'une guerre sanglante. Le directeur de la CIA, John Brennan, avait déjà admis que les Etats‑Unis ne voulaient pas d'un effondrement de l'Etat syrien, qui laisserait le champ libre à l’Etat islamique.

 

Ce ballon d’essai déplait à Fabius, aligné sur la diplomatie israélienne

 

« Toute […] solution qui remettrait en selle M. Bachar Al‑Assad serait un cadeau absolument scandaleux, gigantesque aux terroristes de Daesh », a‑t‑il indiqué.

 

Comment a‑t‑on réagi sur le terrain ?

 

L’archevêque syriaque catholique d’Hassaké, Mgr Hindo, a déclaré : « C’est une option qui aurait dû être prise depuis déjà longtemps, c’est un choix obligé si l’on veut réellement chercher une issue à cette tragédie commencée voici quatre ans. Une proposition concrète de négociation doit être faite rapidement ».

 

 

Elections israéliennes : la recette électorale identitaire de Netanyahou

 

A Tel‑Aviv, le Premier ministre sortant, Benyamin Netanyahou, a déjoué les pronostics. Annoncé en ballottage défavorable, son parti, le Likoud, a remporté 29 sièges à la Knesset, le Parlement israélien et constituera la prochaine majorité.

 

Comment s'est passée la campagne électorale ?

 

Dans un premier temps, elle s’était surtout focalisée sur les questions sociales : cherté de la vie, prix des logements, inégalités. Mais c’est la question identitaire posée in extremis par Netanyahou, qui a apporté la victoire. Les Israéliens demandent plus de sécurité, une meilleure protection, la garantie des frontières d'Israël. Ils craignent par‑dessus tout l'islam radical qui menace le seul pays non musulman de la région.

 

La victoire n'est‑elle pas aussi la conséquence d'un changement géopolitique majeur ?

 

Sur le plan extérieur, le rapprochement entre Washington et Téhéran a inquiété les Israéliens et a largement contribué à la victoire du Likoud. Mais la position internationale d’Israël risque d’être moins confortable.

 

 

L’Etat islamique revendique l’attentat de Tunisie

 

L’attentat perpétré dans le musée du Bardo  a fait 44 blessés et 22 morts dont 18 touristes et parmi eux trois Français. Le musée du Bardo est à la fois le symbole culturel de la Tunisie préislamique — on y trouve des mosaïques romaines — et un haut lieu touristique.

Dans un enregistrement audio, l'Etat islamique rend hommage aux deux assaillants et les qualifie de "chevaliers de l'Etat islamique". Le groupe terroriste menace également la Tunisie d'autres attaques, affirmant qu'il ne s'agissait que "du début". L'Etat islamique précise que les deux assaillants étaient des Tunisiens, pas des étrangers.

 

 

Facebook précise sa censure

 

Internet était un des derniers espaces de liberté. Cet espace est en train de se réduire. Le réseau social américain Facebook va interdire désormais les groupes et publications qui promeuvent, je cite : « Les activités terroristes, les organisations criminelles ou qui promeuvent la haine ». Reste à savoir ce qu’englobe le concept de « haine ». La nudité sera aussi censurée bien qu’elle appartienne à l’esthétique européenne.

 

Autre nouveauté, tous les utilisateurs devront apparaître sous leur vrai nom

 

Une mesure qui devrait soulever un grand mécontentement de la part des utilisateurs. En effet, ils sont très nombreux à apparaître sous un pseudonyme. L’anonymat permet, il est vrai, une liberté d’expression plus grande.

 

C’est donc une entreprise privée qui met en place une censure globale

 

Et sans aucune garantie judiciaire ni possibilité pour la défense de se faire entendre. Cette censure privée est le résultat de démarches françaises : elle suit de très près le double voyage aux Etats–Unis du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et du président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Roger Cukierman qui ont fait pression sur les grands opérateurs du Net.

 

 

Le gouvernement français bloque des sites islamistes

 

Cinq sites ont été interdits administrativement. Ces sites sont accusés de faire l’apologie du terrorisme. Désormais, lorsqu’un utilisateur voudra rejoindre l’une de ces pages, il sera renvoyé sur le site du ministère de l’Intérieur. On lui indiquera alors pourquoi ce site a été mis hors service.

 

Quels problèmes cela pose‑t‑il ?

 

Un problème d’efficacité tout d’abord. Il est possible de contourner facilement le blocage comme cela se fait en Chine ou en Corée du Nord. Il suffit de se connecter en faisant passer son ordinateur comme un ordinateur non français…

 

Attaché aux libertés du Net, le journal en ligne Numerama conteste cette censure

 

Le gouvernement avait promis que la censure ne viserait que des sites incontestablement djihadistes, hébergés à l’étranger et qu’il faudrait bloquer en urgence. Or un des sites bloqués est plutôt un site d’informations qui relaye des faits et des témoignages (peut être non fiables) dénonçant les adversaires kurdes ou chiites de l’Etat islamique. Ce n’est pas une apologie du terrorisme selon Numerama.

 

Quels problèmes juridiques ces mesures posent‑elles ?

 

Ces mesures de censure se font sans débat contradictoire ni médiation d’un juge. Les sites accusés n’ont pas les moyens de se défendre. Aujourd’hui, il s’agit d’islamistes, mais les sites de réinformation sont clairement menacés par les déclarations officielles actuelles.

 

 

Le projet de loi sur le « renseignement » a été adopté en Conseil des ministres

 

Jeudi, Manuel Valls en a présenté les grandes lignes à la presse : les services pourront infiltrer et surveiller les terroristes potentiels grâce à des autorisations administratives, sans passer par la justice ; ils pourront aussi effectuer en toute légalité des "interceptions de sécurité" portant sur les contenus des courriels et des conversations téléphoniques. Le texte prévoit également le recours à de nouvelles technologies : les agents du renseignement pourront poser micros, balises, caméras‑espions partout où ils l'estimeront nécessaire, et repérer un ensemble de connexions Internet jugées suspectes.

 

Il s’agit d’une sorte de « Patriot Act » à la française

 

Le gouvernement s’en défend. Mais survenant après les attentats du 11 septembre et de Charlie Hebdo, les circonstances de la naissance de ces deux lois sont comparables. Les dispositions françaises inquiètent la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) qui redoute des "mesures de surveillance beaucoup plus larges et intrusives", je cite : « que celles existantes ».

 

 

Rude semaine pour la liberté d’expression !

 

Assurément, d’autant que Dieudonné vient d’être condamné à deux mois de prison avec sursis pour apologie de terrorisme pour sa déclaration : « je suis Charlie Coulibaly ».

 

L’humour est sous surveillance !

 

Oui et ça ne badine pas : le préfet du Rhône a fait engager des poursuites contre les auteurs d’une banderole déployée sur un pont d’autoroute et qui proclamait : « je suis Charlie Martel ».

 

La Cour d’Appel a renvoyé au 9 avril son jugement sur Renaud Camus

 

Créateur du concept de "grand remplacement", l’écrivain est poursuivi pour de solides propos, tenus le 18 décembre 2010, lors des "Assises internationales sur l'islamisation" à Paris. Condamné en première instance, il a fait appel et s’est défendu dans une logique de rupture.

 

 

Une bonne nouvelle toutefois ?

 

Oui une victoire judiciaire pour les Identitaires.

Damien Rieu était poursuivi par SOS Racisme pour avoir déclaré : « Les Français de souche vivent aujourd'hui dans la rue. Ils ne peuvent accéder aux centres d'hébergement et ont des problèmes de logement. C'est le facteur immigration qui est responsable de cette situation ».

Dans sa décision, le tribunal a affirmé que « les propos incriminés n'excèdent pas les limites du débat public dans une société démocratique ». L’ex porte‑parole de Génération identitaire, aujourd’hui communicant de la mairie de Beaucaire, a donc été relaxé. "C'est la victoire du réel et de la liberté d'expression. Demandons la priorité nationale pour nos SDF !" a indiqué Damien Rieu.

Source : Kiosque Courtois. Radio Courtoisie (16-22 mars 2015)

 

 

 

 

 

 

 

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