Matteo Salvini : Basta euro, basta euro, stop ! [vidéo]

NDT : Discours très intéressant, qui, sur certains points, rejoint l'analyse d'Uli Windisch de ce jour.

Intervention de Matteo Salvini, leader de la Ligue du Nord, au congrès du FN le 29.11.14

Je vous ai traduit son discours. Ne sachant pas encore sous-titrer une vidéo, j'ai mis le texte traduit de l’italien sous la vidéo avec un minutage régulier qui va vous permettre d’écouter en même temps le discours. Il en vaut la peine !

  •    Présentation de Matteo Salvini par un militant du FN
  • 0’59  Chers amis, merci pour cette invitation ! Je n’aurais jamais pensé avoir l’occasion de monter sur scène au congrès du Front National. Tous mes voeux et bon congrès.
  • 1’14  Malgré les différences de nos histoires politiques respectives, nous sommes conscients que, ensemble, nous représentons l’unique salut pour la délivrance de nos peuples contre le Super Etat européen, contre la pensée unique et contre le vol de notre souveraineté.
  • 1’38  Les gens, en Italie, ont de l’estime pour la Lega parce qu’elle est capable d’être efficace et apporte des réponses aux véritables problèmes en s’efforçant de donner la priorité au rôle qui devrait être celui de toute la classe dirigeante : celui de servir les intérêts de son peuple, et de personne d’autre !
  • 2’02  Pour ceux qui croient pouvoir brader notre histoire, notre savoir faire, notre identité, ces valeurs sont du populisme ! Nous sommes populistes et je dis : Vive les populistes en Europe !
  • 2’15  Je suis fier d’être populiste !  Nous sommes fiers de donner la parole à notre peuple et parmi ces valeurs nous avons trouvé la ténacité et le courage de Marine le Pen et de tout le Front national.
  • 2’32  Il ne s’agit pas d’une alliance de commodité, mais d’une décision visant à mettre à profit notre expérience sur nos problèmes communs qui, aujourd’hui, sont très importants. La Lega Nord est et restera, par vocation, un mouvement autonomiste. Nous ne pouvons cacher que notre peuple (du Nord, ndt) subit depuis trop d’années l’ingérence d’un état central vexatoire (Rome, ndt) qui reste sourd aux demandes du peuple de la Padania.
  • 2’53  Aujourd’hui pourtant, le moment est venu de s’unir pour combattre un ennemi commun qui met en péril l’existence même de nos communautés. Sans la reconstruction de l’Europe et la reconquête de l’esprit de collaboration et de solidarité entre ses pays, il n’existe aucune réalité territoriale puisque la menace qui se dresse devant nous est la destruction de nos entreprises, de notre société, donc une absence de prospérité et de bien-être pour nos enfants [dans le futur]
  • 3’23  Je continuerai, et la Ligue avec moi, à revendiquer le droit à des peuples différents de recevoir chacun des réponses différentes et adaptées à leurs réalités culturelles et économiques. Mais le parcours qui nous attend, nous en sommes ensemble convaincus, est celui d’arriver à démanteler le mécanisme qui, à Bruxelles, nous veut soumis et tous égaux face aux grands intérêts qui aujourd’hui gouvernent l’Europe. Ils veulent que nous ne soyons que de simples consommateurs de produits et de services qui viennent de l’autre coté du monde.
  • 3’58  Nous défendons avec fierté les petits qui composent la majorité et l’épine dorsale de notre société. […] ils veulent la justice, la sécurité et n’acceptent plus que l’euro ressource serve à à alimenter des politiques d’accueil, qui amènent des problèmes de non-intégration et qui n’amènent que dégradations et délinquance dans nos villes.
  • 4’24  Notre objectif commun, après des décennies de fausse bien-pensance [falso buonismo] de la gauche, est de lutter contre l’immigration sauvage qui devient insoutenable autant socialement qu’économiquement. Nous payons pour un modèle en faillite qui, ces dernières années, nous a été imposé pour exploiter les nouveaux pauvres et ainsi pouvoir baisser les protections sociales et les salaires de tous les autres.
  • 4’49  Les périphéries des villes, de Milan à Lyon, de Rome à Paris brûlent. Et c’est ceux qui ont mis le feu qui nous accusent de fomenter la haine !  Par contre eux, par contre la gauche, a démantelé toutes les règles qui permettaient de faire la différence entre les gens honnêtes et les gens malhonnêtes, et ceci indépendamment de leur origine. Dans ce chaos et ces dégradations, il n’y a plus de justice pour personne.
  • 5’18  Dans cette phase historique où la politique est en constante évolution, il est encore plus important que nos partis respectifs se confrontent et se mettent d’accord, car le scénario politique international nous impose des choix fous, il suffit de penser à la Russie, à la politique folle entreprise par ceux qui gouvernent l’Europe, certainement pas dans l’intérêt des citoyens européens.
  • 5’42  Les entreprises, les entrepreneurs, les travailleurs qui représentent l’excellence des productions françaises et italiennes nous le disent haut et fort : la guerre commerciale contre la Russie, non seulement n’apportera aucun avantage géopolitique mais causera du tort de façon durable à nos entreprises.
  • 6’05  Quel sens y a-t-il à provoquer une guerre commerciale par rapport au danger de la diffusion du terrorisme international de l’extrémisme islamique ? ça n’a pas de sens.
  • 6’20  Pourquoi devrions-nous écouter ceux qui sont à l’origine  d’une politique étrangère démente, mise en oeuvre de la Libye à l’Afghanistan, de l’Irak à la Syrie, et qui ont ainsi donné à des extrémistes sanguinaires la possibilité de se développer et de croître, et, par la même occasion, leur a offert des pays et des territoires entiers ?
  • 6’40  Nous savons que nous, tous ensemble, représentons la vraie Europe, pas celle qui, aujourd’hui est recouverte de la poussière du relativisme et de l’homologation, mais la vraie Europe qui existe et qui renaitra. Elle existe dans les coeurs, dans les histoires personnelles, dans les traditions et dans les familles de chacun d’entre nous. Cette Europe qui se réclame de la valeur de la famille traditionnelle, du concept du travail comme bases nécessaires à la dignité de l’être humain.
  • 7’08  Le travail doit être libéré du jeu de la monnaie unique. Il n’y a pas d’autre solution possible pour le peuple français comme pour le peuple italien qui, d’ailleurs, sont en train de s’en rendre compte. BASTA EURO, BASTA EURO, BASTA EURO, STOP !
  • 7’25  Le fait d’avoir démantelé le système de change flexible et les monnaies nationales a empêché nos secteurs de production de réagir de manière appropriée à la crise. Nous sommes en train, inutilement, de faire baisser les salaires et de réduire les couvertures sociales pour rester compétitifs sur les marchés, puisque nous ne pouvons plus compter sur notre propre monnaie pour rendre les prix de nos services et de nos produits, compétitifs et adaptés à la réalité.
  • 7’53  La forteresse de Bruxelles et de l’euro est en train de s’effriter sous les coups des principes fondamentaux de l’économie. Seuls ceux qui ont eu la prétention de pouvoir créer un sentiment européen avec une monnaie pouvaient croire que ce serait un modèle vivable.
  • 8’10  Cela n’a pas été une erreur commise de bonne foi.  Nous savons qu’en l’état, peu, très peu de gens en Europe sont gagnants et que beaucoup sont perdants. Nous assistons chaque jour à des rétro-pédalage de beaucoup de partisans qui avaient fait ce choix, face à la réalité des faits. Ils pensent qu’il suffit de proclamer qu’ils sont contre l’austérité, que l’euro n’est pas en cause pour rester sur le statu-quo, tout en faisant un clin d’oeil au consensus populaire. Ce n’est qu’un écran de fumée, exactement comme quand ils proclament vouloir investir aujourd’hui dans la croissance.  L’Histoire se souviendra parfaitement de chacun d’eux, de tous ceux qui ont donné les clefs de nos maisons à des mains étrangères : les grands intérêts et les banques. Ces gens payeront devant l’Histoire.
  • 8’57  Et l’Histoire se souviendra aussi de ceux qui ont eu le courage de relever la tête, de ne pas brader leur peuple, leur travail, en échange de quelque garantie ou des quelque fauteuil.
  • 9’10  Tous ceux qui disent qu’il faut plus d’Europe pour sortir de la crise pensent, en réalité, que l’Europe ne doit pas s’occuper des gens.  En Italie, nous sommes en train de construire une alternative à ce scénario de désolation et de chômage; nous sommes l’avant-garde courageuse qui se dresse contre le monstre européen qui, aujourd’hui, essaie de montrer un visage plus docile et plus attrayant que par le passé.
  • 9’35  Mais tout cela est inutile, car les peuples commencent à comprendre qui s’occupe vraiment de leurs intérêts. En ce sens, nous appelons de nos voeux la naissance d’une coordination européenne, et, quand on connait votre Histoire, nous espérons que ce sera le peuple français qui donnera le premier coup de bélier décisif à cette europe.
  • Vive l’Europe des peuples et des nations, vive Marine présidente, vive la Ligue du Nord et vive le le Front National ! Merci, merci à tous !

 

Traduit par D. Borer

2 commentaires

  1. Posté par Carole le

    Je suis impressionnée par tout ce que je viens de lire, oui, unissons-nous, il faut créer des groupes partout, rapidement, ne plus laisser cette UE s’emparer de l’Europe et tous ces inconscients qui n’écoutent pas les leçons et les erreurs du passé, il faudra qu’ils répondent de leurs actes. Ne restons pas sur des mots, osons trouver le courage de nous réveiller

  2. Posté par KANDEL le

    Margaret Thatcher (Discours de Bruges, 20 septembre 1988): L’Europe sera plus forte si elle compte précisément en son sein la France en tant que France, l’Espagne en tant qu’Espagne, la Grande-Bretagne en tant que Grande-Bretagne, chacune avec ses coutumes, traditions et particularités. Ce serait de la folie que d’essayer de les faire entrer dans une sorte de portrait-robot européen.

    Margaret Thatcher :  » L’Europe n’est pas les États-Unis et ne peut devenir un équivalent européen des États-Unis. Elle ne dispose pas d’une langue, d’une culture, d’une histoire, et de valeurs communes « .
    Si les États-Unis furent le résultat d’une évolution, parfois douloureuse,  » l’Europe (UE) est le résultat de plans. Elle est, en fait, un projet utopique très classique, un monument à la vanité des intellectuels, un programme dont le résultat inévitable sera l’échec. Seule l’importance des dégâts finaux reste inconnue « .

    « Les vérités de la tradition judéo-chrétienne sont infiniment précieuses. Non seulement (comme je le crois) parce qu’elles sont vraies, mais parce qu’elles donnent l’impulsion morale qui seule peut conduire à cette paix, au vrai sens du mot, à laquelle nous aspirons tous.
    […] La religion chrétienne fait partie fondamentale de notre héritage national. C’est pour nous une véritable « source de vie » depuis des siècles. En effet, nous sommes une nation dont les idéaux sont fondés sur la Bible. »
    Margaret Thatcher (mai 1986)

    Le surnom de « Dame de Fer » que le journal soviétique L’Étoile rouge, organe de l’armée soviétique, lui décerna en janvier 1976 dans le but de stigmatiser son anticommunisme devint rapidement au contraire un atout politique, symbolisant sa fermeté face aux grévistes de la faim de l’IRA provisoire en 1981 ou aux mineurs grévistes en 1984-85. En réponse à une question parlementaire relative à la mort de Bobby Sands (par grève de la faim), Margaret Thatcher déclara à la Chambre des communes: « Monsieur Sands était un criminel condamné. Il a fait le choix de s’ôter la vie. C’est un choix que l’organisation à laquelle il appartenait ne laisse pas à beaucoup de ses victimes ».

    « En politique, si vous voulez des discours, demandez à un homme. Si vous voulez des actes, demandez à une femme. »
    Extrait d’une interview en 1975

    « C’est le coq qui chante, mais c’est la poule qui pond les œufs. »

    Margaret Thatcher (en 1975) : « Un homme a le droit de travailler comme il veut, de dépenser ce qu’il gagne, de posséder sa propriété, d’avoir l’État pour serviteur et non pour maître. Ce sont là les héritages britanniques. Ils sont l’essentiel d’une économie libre et de cette liberté dépendent toutes les autres. »

    « Sur l’immigration, un politicien aisé peut bien prêcher en public les vertus de la tolérance, avant de regagner un confortable logis dans un quartier tranquille où les prix de l’immobilier lui assurent les avantages de l’apartheid, sans ses stigmates. »

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