A Brigueuil, petite municipalité de Charente, la rentrée fut houleuse, car à l'instigation de deux mamans appartenant au mouvement "gilets jaunes" (opposé à la réforme Peillon), un tiers des enfants étaient absents mercredi, soit le lendemain de la rentrée. Les deux mamans ont en effet distribué des tracts aux parents d'élèves le jour de la rentrée, sur lesquels on pouvait lire : "Opération classe vide ! Pour récupérer l'école que l'on aime, dites non à Belkacem". Alertés, les gendarmes sont entrés dans l'école pour demander à la directrice le nom de tous les absents. Ce qui a fait dire au représentant des parents d'élèves : "Ça nous rapproche d’une certaine histoire nationale", petite référence aux HLPSDNH (ou Heures les plus sombres de notre histoire). Jacques Moret, le recteur de l’académie de Poitiers, fou de rage, estime que l'école n'est pas un supermarché où l'on prend ce qui nous plaît, et s'étrangle d'indignation en remarquant qu'on n'a utilisé dans le tract qu'une partie du nom du ministre :
"Quand je lis dans le tract: “Dites non à Belkacem!”, je me demande pourquoi on n’utilise qu’une partie de son nom. Ce sont des sous-entendus insupportables!"
Du rififi en Charente, et en fait, dans la France entière. Madame le ministre risque fort d'avoir du fil à retordre avec les Français si elle persiste à vouloir imposer ses réformes ...
(le recteur d'académie, fou de rage ...)
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