Pour une armée forte : l’UDC communique

Renforcer la défense nationale – stopper l’internationalisation

"L'UDC s'engagera pour un renforcement de la défense nationale lors de l'examen parlementaire de la révision de la loi militaire placée sous le titre de "Développement de l'armée" et approuvée aujourd'hui par le Conseil fédéral. Des conflits éclatant très près de la Suisse indiquent combien une armée performante est nécessaire pour assurer l'indépendance du pays. Pour être crédible, la défense nationale a besoin de corrections supplémentaires par rapport aux mesures prises dans le domaine de la formation, de la disponibilité et de la mobilisation. Par la même occasion, il faut stopper l'orientation fatale de l'armée suisse vers la coopération internationale qui, durant les 20 années écoulées, a généré des lacunes graves dans le dispositif de sécurité.

La garantie de la sécurité du pays et de ses habitants est une tâche clé de l'Etat. Voilà pourquoi la Suisse a besoin d'une armée forte et performante à laquelle il faut donner une mission de défense concrète, des objectifs contraignants et une stratégie reposant sur la réalité internationale. Une armée capable de défendre le pays est aussi indispensable à la garantie durable et crédible de la neutralité.

Réformes inaptes

Les réformes entreprises dans les années nonante comme "Armée 95", "Armée XXI" et "Etape de développement 08/11" ont mis l'armée suisse dans un état inquiétant, au point qu'elle était incapable d'intervenir. L'entrée en fonction du conseiller fédéral Ueli Maurer et les mesures ciblées prises pour corriger les déficiences ont certes permis d'inverser la tendance, mais le chemin vers une armée capable de remplir sa mission constitutionnelle est encore loi. Ce constat est important face à un monde à l'insécurité grandissante. L'armée doit à nouveau pouvoir remplir toutes ses fonctions. Elle doit être mobilisable en quelques jours, certaines parties même en quelques heures, et être capable d'intervenir 24 heures sur 24 durant une période dont la durée doit être définie.

L'armée doit avoir des moyens financiers suffisants

Une armée performante a aussi besoin d'une force aérienne capable de détourner des menaces venant par la voie des airs. Pour que l'armée puisse remplir son mandat constitutionnel, son effectif ne doit pas tomber en dessous de 120 000 membres. Cela exige des moyens financiers d'au moins 5,4 milliards de francs par an. Pour combler la différence par rapport aux 5 milliards de francs prévus et accroître la marge de manœuvre de l'armée, le DDPS doit procéder à des économies supplémentaires, des transferts de tâches et des optimisations pour un montant global de 400 millions de francs (par ex., en renonçant à des interventions à l'étranger et en prenant d'autres mesures).

Non aux interventions à l'étranger

L'armée doit enfin s'écarter de sa fatale tendance à l'internationalisation. Elle ne doit être intégrée ni dans l'OTAN, ni dans la politique de défense de l'UE. Il faut à l'avenir renoncer systématiquement à l'orientation de l'armée vers la coopération internationale, comme cela été fait progressivement pendant les vingt dernières années, et abandonner les interventions à l'étranger.

Seule une armée indépendante et crédible garantit à la Suisse son statut d'Etat indépendant, neutre et souverain. L'UDC a récemment résumé ses exigences à ce sujet dans un document de fond intitulé "Pour une armée crédible capable de protéger la population". "

Communiqué UDC, 3 septembre 2014

Un commentaire

  1. Posté par Francois Villard le

    J’en pense rien de bon. Si l’on sait que la Suisse comporte 600 objets d’importance régionale (bâtiments des autorités, hôpitaux, centres de distribution d’énergie, gares, etc), et 98 objets d’importance nationale (centrales nucléaires, centres de gestion du trafic CFF, aéroports, etc.) le faire avec 100’000 hommes de milice est comme si on alignait des noix sur un bâton. Ici je parle juste d’une protection en situation de crise, de menace tels que des troubles, des activités terroristes intenses. 100’000 hommes qui sont des miliciens, que l’on veut en plus limiter en jours de service.
    Pour la défense du territoire, j’en parle même pas quand on sait que les 20’000 hommes prévus pourraient tout simplement être enfermés dans un seul stade de football.
    La population a de quoi craindre cette quatrième nouvelle réforme. L’armée réduite à peau de chagrin ne saura assurer leur défense qui est pourtant inscrite dans la Constitution Fédérale (art.58). La réforme s’appuie sur un rapport sur la politique de sécurité de la Suisse qui date de 2010. La situation en Europe a changé et est appelée à évoluer encore (situation économique, immigration incessante, changements politiques en Europe, situation de l’Ecosse, la présidence française, retour des jihadistes au pays, zones de non droit en Allemagne, en France, affaire de l’Ukraine, interrogation au sujet des Etats baltes, question du couloir de Kaliningrad (Königsberg), etc.)
    Le DEVA (Développement de l’Armée) s’appuie sur des données désormais fausses. Il est assez stupéfiant que le Conseil Fédéral ne voie pas cela, à moins qu’il obéisse à un agenda secret, qui sait?

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