Slobodan Despot: Pourquoi la RTS n’a pas réagi aux snipers de Maïdan* [Audio]

Ecrivain et éditeur bien connu, Slobodan Despot développe un point de vue original sur le traitement médiatique réservé à ce qu'il définit comme un "coup d'Etat" survenu en Ukraine.

Pourquoi les médias occidentaux ont-ils été rarissimes à rapporter certaines informations ?

 

Interview de Slobodan Despot, lesObservateurs.ch, 07.03.2014

 

* Du moins à notre connaissance, si quelqu'un a une information contraire, merci de transmettre.

 

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Maïdan a-t-il embauché des snipers pour tirer sur la police ?

4 commentaires

  1. Posté par Michel de Rougemont le

    S. Despot relève avec justesse qu’avant de se faire une opinion il faut disposer d’une information dont on connait les origines et les tenants et aboutissants.
    Ceci est une mission quasiment impossible dans les conflits où la propagande est extrême dans chaque camp.
    La situation de l’Ukraine ou de la Syrie sont en cela exemplaires, c’est pourquoi je n’arrive pas à me former mon opinion.
    La seule chose à retenir est qu’il faut être prudent avant de considérer la relation de faits comme des faits factuels.

    Et c’est aussi le cas pour la politique de tous les jours tant les médias – sous prétexte non prouvé que leurs clients sont demandeurs de cela – sont intéressés à polariser les débats, au scoop fabriqué ou réel, voire à promouvoir une ligne à leurs yeux politiquement correcte et à censurer le reste (ceci n’est pas du média-bashing, c’est un constat analytique).
    C’est un cercle vicieux à rétroaction amplificatrice qui s’installe entre communicants et médias, chacun renforçant l’autre dans la manipulation, l’exagération et/ou l’occultation.

    Mais là où je n’ai pas trouvé le moyen de m’abstraire de la malhonnêteté ambiante c’est que je ne dispose que de 24 heures par jour pour accéder à la diversité d’informations et d’analyses qui pourraient m’aider à trier l’ivraie du bon grain, si tant est que cela soit possible.
    Et j’ai aussi bien d’autres choses à faire dans la journée.
    J’ai donc besoin d’experts en qui je puisse avoir confiance pour effectuer ce travail-là, cela s’appelle des journalistes (pour avoir du bon pain ça s’appelle boulanger). Mais, entre les grands reporters qui restent dans les palaces de Saigon ou de Bagdad pour relater la guerre avec verve, les envoyés au front qui transmettent des photographies ou séquences vidéo triées sur le volet mais nécessairement anecdotiques, et l’éditeur du téléjournal qui bricole ses trente minutes avec ce qu’il a et ce qu’il préfère, je ne sais pas en qui avoir confiance.

    Il n’y a pas de label de qualité pour le journalisme et pour les produits de cette industrie.
    Si l’on fabriquait des montres, des médicaments ou des chaussettes comme l’information est créée et transmise…

  2. Posté par pierre-Henri Reymond le

    Hier ou avant-hier, en regardant la désinformation télévisée, un détail de taille ma sauté à la figure. Un contraste saisissant entre l’indignation de l’européânerie en face de la possibilité de l’indépendance de la Crimée, et son attitude en faveur du Kosovo !

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