Le média d’Etat vous demande de payer vos impôts

Le vol de la propriété c’est le vol !

 

Sujet glaçant sur Temps Présent, documentaire d'information à l'intention du bas peuple pour lui faire comprendre que le gouvernement a désormais l'intention de reporter sur sa tête les angoisses subies devant les hautes instances internationales. Vous n'avez rien fait, qu'importe, vous allez payer.

On y découvre entre autre, la personnalité délicieuse d'Emanuel Lauber, chef des affaires pénales du DAPE, en "nettoyeur" cynique de la fonction publique, fixant la caméra de son regard froid pour réclamer encore plus de compétences et de pouvoir (dès 50:28), et dont on imagine par trop aisément la main gantée de cuir noir se resserrant calmement sur la gorge du fraudeur.

Bien sûr, le postulat de base selon lequel l'Etat disposerait d'une sorte de droit moral sur la propriété des individus n'est pas même évoqué. Ainsi, il paraît tout naturel d'affirmer que l'Etat "perdrait" tant de milliards à cause de fraudeurs, alors qu'il paraît évident que l'Etat est rarement le premier à perdre dans ce genre de relations.

Arrive alors la minute pédagogique pour expliquer, sur le ton enjoué de la maîtresse d'éducation civique, le bien-fondé de la taxation au péquenot affalé devant son poste de télévision. On coupe la musique angoissante, fondu animation, flûtiau jovial et musique de foire, envoyez (dès 33:47):

 "Les impôts, ça sert à quoi ?

Ca sert à payer tout ce qui est indispensable à la vie en société: les routes, les écoles, les universités, les hôpitaux, la santé, le ramassage des poubelles, le traitement des ordures, les transports publics, la police, les barrages, les tunnels, les ponts, les autoroutes, les stades, les salles de gymnastique, la recherche scientifique, l'aide sociale, la justice, le fonctionnement de la démocratie, l'armée, les pompiers, la production d'énergie, les parcs nationaux, la culture, les musées, l'éclairage public et même... les percepteurs d'impôts."

Les routes, autoroutes et autres infrastructures routières sont aussi financées par les taxes sur les huiles minérales, la vignette et consorts, les hôpitaux et la santé par les primes d'assurance, poubelles et traitement des ordures par la taxe au sac, pompiers et armée par des taxes d'exemption, barrages et énergie par le coût des prestations, idem pour les transports publics, police, justice et percepteurs d'impôts subissent des nominations politiques pour mieux servir les objectifs de l'Etat, de même que les monopoles culturels, scolaires et universitaires, d'où sortent des nuées de fonctionnaires lourdement pensionnés pour nous expliquer qu'il ne veulent plus du fonctionnement de la démocratie tel que nous le connaissons (iciici et ici). Double peine fiscale pour le peuple suisse et grosse machine à asseoir une totale hégémonie de l'Etat.

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Fuir l’impôt: un devoir moral

Un commentaire

  1. Posté par dominique degoumois le

    les mafieux EUX ne payent jamais d’impôts!

Et vous, qu'en pensez vous ?

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