Professeur honoraire de l'université de Genève et rédacteur en chef du site lesObservateurs.ch réagit à l'actualité des votations de dimanche dernier.
"Il faut l'unité, il faut faire front"
Professeur honoraire de l'université de Genève et rédacteur en chef du site lesObservateurs.ch réagit à l'actualité des votations de dimanche dernier.
"Il faut l'unité, il faut faire front"
Le titre de votre article dit juste, ce n’est pas la Suisse qui est en difficulté. Ce sont les suisses et leur portemonnaie en milieu et fin de mois. Pas le portefeuille des professeurs honoraires d’universités ni celui des avocats s’entend. Nos salaires, plus élevés en comparaison mondiale, ne nous servent à rien tant la vie ici est chère sur les produits et services de base (assurances santé, accès à l’Internet et aux médias, transports). Comme à ses débuts, ce pays est avant tout géré à la manière d’une entreprise, avec un Conseil d’Administration composé de 7 membres.
Vous exprimez fort bien ce que je pense depuis dimanche soir et je me marre en écoutant les réactions et en lisant ce que les «journalistes» nous répercutent de ces pleurnicheries idiotes. Il ne se passe plus un jour sans que la presse ne continue ses manipulations d’avant scrutin, dans le but évident de culpabiliser les citoyens qui ont «mal voté». 50,3% des Suisses n’accordent plus aucune confiance aux politiques et à la presse (écrite et radio/TV) ? C’est très réjouissant mais ces derniers semblent vouloir continuer d’ignorer ce discrédit total, malgré le constat de leur erreur dimanche soir…