Ce qui finira par tuer la presse papier quotidienne, ce ne sera pas la concurrence. Non, ce sera cette presse papier quotidienne elle-même. Son arrogance. Ses certitudes. Son sentiment d'être éternelle. Ses incroyables lenteurs de réaction. Le mépris qu'elle affiche face à la concurrence des sites d'informations internet, ou même des blogs ou des réseaux sociaux. Ses lourdeurs administratives. Ses hiérarchies internes. Ses petits chefs et ses minuscules sous-chefs. L'obédience de ces derniers face au pouvoir en place, quel qu'il soit.
Le presse papier quotidienne ne mourra pas assassinée par les nouveaux médias. Mais elle trépassera d'elle-même. Cela porte un nom : cela s'appelle un suicide.
Pascal Décaillet

Vu l’état de la presse papier, il est temps d’investir dans le PQ. « Mais c’est encore en Bourse que le succès de SCA (plus grand producteur européens de PQ) se mesure le mieux. A Stockholm, son action a grimpé de 60 % en un an, portant la valorisation du groupe à 14,2 milliards d’euros, un sommet historique. « Et ce n’est que le début de l’histoire, assure Guillaume Delmas, analyste financier chez Nomura à Londres. La Bourse n’a pas encore intégré à quel point le groupe avait changé, et combien la rentabilité du nouveau SCA allait progresser. »
Les analystes de Morgan Stanley sont tout aussi optimistes. Selon eux, les profits du groupe devraient monter en moyenne de 19 % par an d’ici à 2015, « la meilleure performance attendue dans le secteur ». De quoi justifier une poursuite de l’ascension en Bourse, où le cours de SCA pourrait encore gagner 30 %, voire 40 % en un an.