"Jean Roucas ne s'attendait peut-être pas à ça. Apparaître aux côtés de Marine Le Pen, c'est pourtant ouvrir une porte sur l'inconnu.
Nous vivons dans une immense cour de récréation où l’on a l’impression d’être libres, de pouvoir jouer et courir à en perdre haleine. Les maîtres discutent entre eux au milieu de nous, et ils nous laissent faire, même quand il y a une petite bagarre qui se déclenche au fond, sous le préau. On tient notre langage ou à peu près, on sait qu’il y a des mots à ne pas dire, trop forts en tout cas. C’est convenu, tout le monde vit avec. Il y a des tolérances. Mais au bout de la cour, sur la droite, il y a une longue ligne rouge tracée au sol. Au-delà, c’est zone interdite. Soyons honnêtes, la plupart d’entre nous aimeraient bien un jour la franchir. Juste pour voir ce que ça fait. Mais on n’ose pas. Heureusement, il y a des gamins un peu plus casse-cou, un peu plus tentés par le diable.
Tenez, pas plus tard que la semaine dernière, c’est le petit Jean qui a osé s’aventurer au-delà de la ligne rouge. Il a posé un pied derrière. Les maîtres n’ont rien vu. Puis il a sauté à pieds joints, et là, boum. Coup de sifflet strident ! Tous les élèves ont été comme pétrifiés ; les maîtres, le visage transfiguré par la haine, ont bondi sur l’enfant."
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Les petits commissaires politiques ont encore frappé.
Ces gens sont des nuisibles!