L’avis d’un entrepreneur, accessoirement conseiller national, Christoph Blocher.
"Christoph Blocher (V, Z): Plusieurs d'entre nous ont souligné qu'il s'agissait ici d'un projet de loi d'une importance extraordinaire, et ce bien qu'il ait été créé à l'instigation des Etats-Unis, et non pas à la demande ou à l'initiative de la Suisse. Les États-Unis nous dictent déjà ce que nous devrions faire de nos lois.
Voulez-vous savoir la raison de cette procédure accélérée? Les États-Unis l'ont demandée. Voulez-vous savoir pourquoi ce projet est maintenant débattu par les deux conseils? Les États-Unis l'ont demandé. Vous voulez savoir quelles menaces pèsent sur nous derrière tout cela? Il suffit d'écouter le président du groupe PBD. Il s'agit d'un pur chantage! Voilà ce qui attend encore les banques! Voilà ce qu'ils font, ce qui se prépare! Cette crainte, vous l'avez, et c'est pourquoi vous vous apprêtez à faire quelque chose qui - nous le savons tous ici - ne fonctionne pas.
[...] On ne se plie pas à une extorsion de fonds, auquel cas d'autres suivent inévitablement. [...] Ce n'est pas une façon de faire, toutes ces tactiques d'intimidation!
Vous verrez, si nous nous acceptons d'entrer là-dedans, la prochaine étape suivra bientôt. A savoir, si une banque ne veut pas, ou ne peut pas, payer l'amende, les Etats-Unis pourront dire: Si vous ne payez pas, nous allons vous poursuivre en justice.
[...] Nous ne connaissons pas les conséquences dans le détail, je suis d'accord avec la motion d'ordre du groupe socialiste. Quelles sont les implications de cette loi? [...] Tous savent que cette information se trouve aux Etats-Unis: 30 pour cent des actifs jusqu'en 2009, après, 40 pour cent. Les Etats-Unis se sont rendus compte que les petites banques étaient susceptibles de faire faillite. Par conséquent, ils ont dit: Vous pouvez laisser passer les cinq prochaines années. Nous savons aussi que cela signifie environ entre 8 à 10 milliards de dollars.
[...] Mais ce n'est pas tout. Si vous faites une loi, alors vous êtes dans la responsabilité de l'Etat. N'allez pas croire que l'Allemagne, la France, l'Italie, dès que nous aurons pris cette décision, ne voudrons pas de la même loi! Voilà qui est clair.
Il n'est pas impossible que les Américains accusent n'importe quelle banque. C'est scandaleux qu'un Etat ait le droit d'accuser quelqu'un qui est innocent, puis de fermer son entreprise. C'est la guerre du pain (Brotkrieg) du Moyen Age, et, cependant, nous devons nous armer - et nous pouvons nous y préparer.
Ce qui s'est passé a fait grand bruit en raison du cas de la banque Wegelin! Mais que s'est-il passé réellement? Il ne s'est rien passé! Les clients de la banque ont été protégés, les employés ont été protégés, la banque existe toujours. La seule différence c'est qu'elle a un nouveau propriétaire. Qui a payé pour la Banque Wegelin? Les propriétaires ont payé 72 millions de francs. Il en est ainsi dans les affaires. Nous autres, entrepreneurs - je ne fais pas, M. Hodgers, comme si j'en étais un, j'en suis un - nous, propriétaires, avons du succès, mais connaissons aussi l'échec.Ainsi va la vie. Ce qui s'est passé à la Banque Wegelin [...] tout cela est basé sur l'extorsion.
Singer Christian van (G, VD): Monsieur Blocher, ne pensez-vous pas que ces sombres perspectives que vous décrivez pour nos banques dépendent de leurs agissements, et non du fait que nous allons approuver ou non ce projet de loi?
Christoph Blocher (V, Z): Nous devrions traiter d'une loi que nous ne connaissons que depuis quelques jours. Nous devons nous poser la question: Quel est le risque? A présent, il faut être prudent lorsque l'on traite des banques suisses: Les banques suisses négocient avec un pistolet sur la tempe: c'est ainsi, elles se débattent désormais dans un difficile exercice de survie. L'essentiel n'est pas là. Comme je vois les choses, nous pouvons résoudre les problèmes auxquels nous faisons face sans une telle loi - c'est peut-être un peu plus difficile, mais ça n'aura pas les mêmes conséquences."
Les versions originales de la source font foi, les traductions ont eu à coeur de préserver le sens général. En cas de défaut, merci de nous le signaler en commentaire.

L’émission Infrarouge du 4 juin l’a à nouveau démontré, et les pathétiques représentants de notre profession M. Margelisch de l’Association suisse des banques et M. Dornier de l’Association suisse des gestionnaires de fortune n’ont fait que rajouter à la confusion, le débat est pollué par le comportement délictueux de nos deux grands établissements bancaires, tout particulièrement l’UBS, qui fait l’unanimité de tous les partis, de tous les citoyens et de toutes les associations contre elle. Il serait bon une bonne fois de sanctionner, non pas les employés, non pas les clients, mais les hauts responsables de cette banque, non pas financièrement car ce serait à nouveau aux clients et aux employés de payer l’adition, mais par des peines privatives de liberté.
Une fois cet abcès vidés, la tumeur pourra être erradiquée et la plaie se refermer. Pour la défense des employés et des banques qui les engagent et qui font correctement leur travail. Il est important que les citoyens reprennent confiance dans leurs institutions. Economiquement la banque est vitale. Se passer d’elle, comme c’est le cas actuellement, conduit à une économie souterraine qui n’est pas souhaitable. Il est donc dans l’intérêt de tous de régler ce problème définitivement. On peut d’ailleurs se poser la question de savoir si le label suisse que ces banques arborent fièrement dans leur nom ou leur sigle, qui leur confère une aura d’honnêteté helvétique pour effectuer leurs malversations, ne devrait tout simplement pas leur être enlevé, pour la destruction de l’image de notre pays, en Suisse et dans le monde.
Une fois cette purge effectuée, on pourra se concentrer sur la véritable question :
EST-CE QUE NOUS SOMMES ENCORE UN PAYS SOUVERAIN, INDEPENDANT ET NEUTRE OU SOMMES-NOUS DEVENUS UNE REPUBLIQUE BANANIERE ? Y A-T-IL ENCORE UN PILOTE DANS CE GOUVERNEMENT
Christoph Blocher? Dont un infatué se rengorge d’avoir participé à « la nuit des longs couteaux » qui a conduit à son éviction! Voici une belle occasion de mentionner quelqu’un qui a loué Christoph Blocher, mon ancien patron! Lequel, je l’entend encore, m’a dit que c’est le seul homme politique qui tient debout! Ce patron, quand il m’a dit cela, était encore espagnol! Un homme qui a débuté comme saisonnier, deux années de suite, il y a trente ans. Et qui a su saisir une offre. Et qui a travaillé dur. Et dont la prospérité me remplit aujourd’hui de joie! Ce rustre, eh oui, m’en a fait baver avant qu’il me trouve digne de sa confiance! J’aimerais argumenter, vous dire pourquoi j’accorde crédit à sa parole, quand il loue Monsieur Blocher. L’étiquetage « extrême droite » est, vous en conviendrez, un peu court.