Allemagne – Le problème c’est Mutti Merkel et Papa Schulz

Michel Garroté
Politologue, blogueur
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Michel Garroté  --  Angela Merkel rencontre, jeudi 30 novembre 2017 au soir, Martin Schulz, président des sociaux-démocrates pour tenter de sortir l'Allemagne de la crise politique. L'entrevue au sommet entre la chancelière et Martin Schulz, qui a lieu dans le bureau du président Frank-Walter Steinmeier, médiateur de cette crise, débute à 20H00 (19H00 GMT).
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La rencontre de jeudi soir, à laquelle participe aussi le patron de la CSU bavaroise, Horst Seehofer, doit en principe mettre les consultations sur les rails. Elle vise à sonder la possibilité d'une alliance en vue de former un nouveau gouvernement.
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Martin Schulz est un socialiste, européiste et mondialiste, partisan de l’accueil des migrants sans retenue. Pour Merkel, c'est un combat pour sa survie politique qui commence ; Merkel doit tout faire pour forger cette alliance, la seule susceptible de lui assurer un pouvoir stable. Depuis plus d'un mois, le pays est dirigé par un cabinet chargé d'expédier les affaires courantes, avec la chancelière centriste à sa tête.
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En cause : les élections législatives de septembre, qui n'ont pas permis de dégager une majorité évidente, puis l'échec dans la foulée d'une tentative de formation d'un gouvernement hétéroclite à quatre, avec les démocrates-chrétiens centristes de la chancelière (CDU), leur allié bavarois conservateur, la CSU, les Libéraux du FDP et les écologistes rouges-verts.
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Les dirigeants de l'Union chrétienne-démocrate d'Angela Merkel avaient déjà accepté, dimanche, de rechercher la formation d'une grande coalition avec le Parti social-démocrate (le SPD devenu socialiste avec Schulz) après l'échec des discussions à trois avec les Verts et les libéraux.
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Sous la pression du président de la République Frank-Walter Steinmeier et des sociaux-démocrates, qui ont invoqué le besoin de stabilité de l'Allemagne et veulent éviter de nouvelles élections, le SPD avait accepté vendredi d'ouvrir des discussions pour reconduire une grande coalition, analogue à celle du gouvernement sortant.
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Les sociaux-démocrates voulaient au départ refaire leurs forces dans l'opposition après quatre années de gouvernement avec Angela Merkel qui ont débouché sur leur plus mauvais score électoral depuis 1933 aux élections fédérales du 24 septembre.
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"Nous avons la ferme intention d'avoir un gouvernement efficace", avait déclaré à la presse Daniel Günther, ministre-président CDU du Schleswig-Holstein, à l'issue d'une réunion de quatre heures entre les dirigeants de la CDU. "Nous croyons fermement que ce ne sera pas un gouvernement minoritaire mais une alliance avec une majorité parlementaire. C'est cela une grande coalition", avait-il ajouté.
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Cette réunion avait fait suite à une intervention de Horst Seehofer, le président de l'Union chrétienne-sociale bavaroise (CSU), en faveur d'une nouvelle coalition centre-gauche. "Une alliance des conservateurs et du SPD est la meilleure option pour l'Allemagne - meilleure de toute façon qu'une coalition avec les Libéraux-démocrates et les Verts, que de nouvelles élections ou qu'un gouvernement minoritaire", avait déclaré Horst Seehofer dans les colonnes du Bild am Sonntag.
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52% des Allemands pour la formation d'une grande coalition
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Selon un tout récent sondage Emnid, 52% des Allemands soutiennent la formation d'une nouvelle grande coalition. Dans le même sondage, le bloc CDU-CSU gagne deux points à 33% des intentions de vote et le SPD prend un point à seulement 22%. En clair, la progression spectaculaire de l’AfD et du FDP sont la sanction de la politique trop à gauche menée par la grande coalition CDU/SPD en matière sociétale, notamment en matière d’immigration.
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La mosquée combat l'intégration
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A noter que dans le débat qui agite l'Allemagne sur les migrants, le mot "intégration" est celui qui revient le plus souvent. Le problème est que la mosquée, l'institution la plus importante pour la majorité des migrants, ne contribue en rien à l'intégration. Pire, elle la combat activement. Telles sont les principales conclusions d'une étude officielle menée par un journaliste allemand.
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Michel Garroté pour LesObservateurs.ch, 30.11.2017
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4 commentaires

  1. Posté par Aude le

    Et l’enfant de cette belle union c’est le gentil migrant.

  2. Posté par Vautrin le

    Je l’avais écrit plusieurs fois : les monopoles de Wall Street trouveraient en Allemagne des forces hétéroclites pour se coaliser contre les patriotes. C’est ce qui se passe. Pauvre Allemagne ! Pauvre Europe !

  3. Posté par SD-vintage le

    52% des Allemands soutiennent leur auto-destruction.

  4. Posté par Le Taz le

    Merkel, Schultz et Steinmeier sont tous des néo-bolcheviques au sens strict du terme. Ils sont tous mondialistes jusqu’au bout des ongles, pro – européens et hyper immigrationnistes; alors soit c’est du cinéma destiné à faire croire aux allemands qu’il existe des différences d’opinions entre eux afin que les gens ne réalisent pas qu’ils sont tous de la même mafia, soit il s’agit d’un conflit de personnes entre Merkel et Schultz. S’il s’agit de la deuxième, ils ne vont pas tarder à recevoir un coup de fil de la maison mère histoire de leur rappeler qui est le patron, ce coup de fil pourrait bien venir de Hambourg ;-)

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