Egalité hommes-femmes, verbe haut, geste faible

Céline Amaudruz
Conseillère nationale UDC
Egalité_Homme_Femmes

 

Egalité hommes-femmes, verbe haut, geste faible

Il est toujours regrettable de voir la Suisse reculer en comparaison internationale mais aujourd'hui, la chute est particulièrement éprouvante pour les femmes de notre pays dont la promotion bat manifestement de l'aile. Selon le classement établi par le World Economic Forum, la Suisse disparait du top 20 en matière d'égalité entre hommes et femmes. La relégation dans les profondeurs du classement vaut à notre pays de passer de la 15ème à la 28ème place en matière d'émancipation politique, reculant d'un rang pour atteindre le 31ème en ce qui concerne le rôle tenu par les femmes dans le monde économique.

Dans les faits, cette fort regrettable régression se traduit par un revenu mensuel féminin moyen n'atteignant que 85% de celui d'un homme tandis que 80% des demandeurs d'emploi trouvant porte close sont des femmes. Manifestement, la Suisse reste un pays très largement masculin où la femme n'a pas encore trouvé sa vraie place, reléguée le plus souvent aux postes subalternes sans grand espoir d'avancement. Si d'aventure l'intéressée devait progresser dans sa carrière, elle sera la plus souvent moins payée qu'un homologue masculin à travail et compétences égaux. A cela s'ajoute le problème des femmes qui ont quitté leur emploi pour des motifs notamment familiaux et qui souhaitent revenir sur le marché du travail au cours de leur vie. Celles qui ont collaboré dans l'entreprise familiale se retrouvent également fort démunies en cas de divorce, fortes de compétences que rien n'atteste.

On se paie volontiers de paroles lorsqu'il est question de parité mais les choses bougent peu et pas toujours dans le bon sens selon le WEF. Dans la mesure où il est difficile de rendre la gent masculine attentive à un problème qu'elle ne connait pas voire qu'elle provoque, il est évident qu'il appartient aux femmes de s'attaquer aux questions de discrimination professionnelles, économiques ou politiques. Françoise Giroud disait de la femme qu'elle serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente. Nous n'en demandons pas tant !

Céline Amaudruz, 2 .11.2017

12 commentaires

  1. Posté par chantal le

    nous n’avons pas à être égaux mais complémentaires en acceptant de chaque côté les valeurs et les potentialités de l’autre…………que les hommes soient des hommes et que les femmes soient des femmes……..rien à voir avec le poste ou l’intelligence que ceci ( même si l’inégalité dans la société civile est bien réelle et dommage ) que les femmes prennent plus conscience de leur pouvoir éducatif et de la responsabilité morale que cela induit et peut-être qu’au fil du temps et des générations on verra cette fameuse égalité devenir acquise. le pouvoir de changer la mentalité actuelle plutôt régressive et patriarcale est aussi dans leurs mains et dans leur ventre vu qu’elles sont la matrice d’où naissent les individus futurs bref des créatrices en puissance, qu’elles s’en rendent compte une fois pour toute serait bien et bénéfique non ?

  2. Posté par RealrecognizeReal le

    Tout ça à cause de l’histoire Weinstein, les féministes sont contentes : elles ont enfin un homme blanc sur qui taper. Je suis sûr que la relégation de la place de la Suisse à la 28/31ème place est due au fait que nous accueillons des hordes de sauvages du tiers-monde/orient. Et là personne pour taper sur eux, sinon c’est être taxé de raciste. On va dire que Mme Amaudruz a fait sa genevoise sur ce coup là.

  3. Posté par Loulou le

    Personnellement je suis le premier à être totalement féministe concernant le salaire: à travail égal, salaire égal. Le temps de maman au foyer est totalement révolu.

  4. Posté par Maurice le

    Les quotas, sous prétexte de ne pas discriminer, c’est l’entrée à toutes sortes d’abus, car toutes les minorités se déclareront discriminées et exigeront d’avoir elles aussi leur quota : les handicapés mentaux, défendus par leurs assistantes sociales, les handicapés physiques, les étrangers, les homosexuels, les binationaux, les binaturalisés, etc.
    La priorité, devant l’emploi, c’est la compétence et l’appartenance au pays dans lequel on est engagé.

  5. Posté par leone le

    @P.
    Il est bon que de temps en temps des idées subversives (gauchistes) soient exprimées sur ce site car si nous sommes toujours d’accord sur tout il n’y a plus de discussion ni nécessaire ni intéressante.
    Permettez-moi de citer Leonard Cohen: There is a crack in everything, that’s how the light gets in.

  6. Posté par Christian le

    L’UDC a toujours défendu la place de la femme …à la maison ! Et voilà qu’une cadre du parti se comporte comme une féministe gauchiste. Il n’y aura bientôt plus que les musulmans qui appliqueront les lois de la nature, comme nous l’avait si bien expliqué Ueli Maurer, avec des arguments imparables! L’histoire de la biche et du faon !?

  7. Posté par P. le

    @Germic,

    Je pense que vous vous êtes trompés de site. Celui-ci devrait plus vous convenir : https://www.sp-ps.ch/fr

    – Sur le plan fiscal, les revenus du couples devraient être cumulés puis divisés par deux pour fixer l’imposition individuel.

    NON ! Imposition individuelle, oui, mais sur la base des revenus propres !

    – Les cotisations à la prévoyance sociale devraient être considérées de façon équivalente pour les deux conjoints y compris en cas de libre passage ou de séparation.

    NON ! Cotisations individuelles, rentes individuelles (donc plus de rente de couple, limitée à 150% de la rente individuelle).

    – Les cotisations de caisse maladie devraient être proportionnelles au revenu de chacun ou au montant de l’IFD.

    NON ! Cela fait déjà 30 ans que je paie des primes d’assurance-maladie alors que durant cette période je ne suis jamais allé chez le médecin. Question solidarité, j’ai donné. Beaucoup.

    – Le deuxième pilier devrait être totalement intégré à l’AVS pour régler la question du taux d’occupation.

    NON ! Et puis quoi encore. Il faut garder le système des 2 piliers obligatoires et séparés. Le 1er pilier solidaire et par répartition et un 2e pilier personnel et par capitalisation. La seule chose à corriger est le salaire d’entrée au 2e pilier, trop haut, afin que les petits revenus y cotisent également.

    – Sur le plan politique, chaque élu dans un législatif devrait se composer d’un homme et d’une femme élu ensemble et dont l’un assure la suppléance de l’autre

    NON ! Donc, des quotas. Alors oui, il y a aura effectivement égalité, vu que des femmes incompétentes seront élues « pour faire le nombre ». Sera-ce plus juste ? J’en doute fortement.

    Bref, que des idées bien collectivistes et gauchistes. Rien à faire sur ce site.

  8. Posté par Peter Bishop le

    La différence de salaire entre homme et femme est un mythe qui à été « débunké » depuis longtemps !
    En Suisse, aujourd’hui, les lois sont ou les mêmes pour les hommes et les femmes, ou à l’avantage des femmes (divorce, garde, etc…) !
    De plus, toujours dire que les femmes sont discriminées au travail parceque si ou parceque ça alors qu’on ne parle jamais des hommes qui se font passer devant par des femmes juste parcequ’elle sont canons ou par « discrimination positive », ça suffit ! Juste pour l’anecdote, il y a quelques années, avec des collègues on assurait le support les soirs et we gratuitement pendant des années. On a demandé à être payé mais on nous à toujours répondu que ça faisait parti de notre salaire… Quand ils ont demandé aux femmes de l’équipe de se joindre au support 24/7, elles sont allé PLEURé dans le bureau du chef (+minauder) et on obtenu compensation du 24/7. Je jure que l’anecdote est vrai, on a bossé gratis pendant des années et elles ont pleurées et ont obtenu PLUS QUE NOUS…

  9. Posté par Claude Haenggli le

    Cet article a-t-il vraiment été écrit par une femme politique de l’UDC ?Ou par une féministe de gauche ?

  10. Posté par Nicolas le

    Françoise Giroud disait de la femme qu’elle serait vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente?!?
    Après Dreifuss, Calmy-Rey, Widmer-Schlumpf et Sommaruga, la coupe est pleine merci, en Suisse on a assez donné!

  11. Posté par Germic le

    Vos affirmations sont très pertinentes.
    C’est le devoir de nos élus de créer des conditions cadres qui favorisent des répartitions financières propres à encourager cette égalité notamment pour les familles traditionnelles lorsque l’un des conjoints assume des tâches non directement rémunérées durant une partie de sa vie.
    Sur le plan fiscal, les revenus du couples devraient être cumulés puis divisés par deux pour fixer l’imposition individuel.
    Les cotisations à la prévoyance sociale devraient être considérées de façon équivalente pour les deux conjoints y compris en cas de libre passage ou de séparation.
    Les cotisations de caisse maladie devraient être proportionnelles au revenu de chacun ou au montant de l’IFD.
    Le deuxième pilier devrait être totalement intégré à l’AVS pour régler la question du taux d’occupation.
    Sur le plan politique, chaque élu dans un législatif devrait se composer d’un homme et d’une femme élu ensemble et dont l’un assure la suppléance de l’autre.
    C’est probablement utopique mais, mieux vaut essayer d’agir que seulement le constater.

  12. Posté par Will le

    « Les femmes seraient vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente » ?!! Voilà une belle phrase que tous gauchistes se devrait de savoir par cœur… Pour en arriver à ça se sera la discrimination positive, ou le système des quotas. Jamais, au grand jamais ! Pis quoi encore ! Les noirs / musulmans /peyday seraient vraiment l’égale du vieil homme blanc hétéro le jour où, à un poste important, on désignerait un noirs / musulmans /peyday incompétent » :(

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