Le Hamas annonce avoir conclu un accord avec le Fatah pour une possible réconciliation palestinienne

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Le bureau de Ismaïl Haniyeh chef du Hamas, mouvement islamiste palestinien, a annoncé le 12 octobre avoir convenu d'un accord avec le parti laïc et modéré du Fatah devant ouvrir la voie à une réconciliation palestinienne. Une source au sein du Fatah a par ailleurs fait savoir qu'une conférence de presse était prévue en milieu de journée au Caire, en Egypte, où les deux camps ont mené des discussions à huit clos durant deux jours. 

Peu de temps après cette annonce, le Fatah a déclaré que le président palestinien Mahmoud Abbas se rendrait à Gaza d'ici un mois. 

Les pourparlers portaient sur les détails concrets du rapprochement entre les deux rivaux, après une décennie de dissensions dévastatrices. Les négociations sur les questions les plus ardues, comme le contrôle de la sécurité dans la bande de Gaza et le sort des 25 000 hommes du bras armé du Hamas, risquaient d'être remises à plus tard.

Le Hamas gouverne la bande de Gaza sans partage depuis qu'il en a évincé l'Autorité palestinienne au prix d'une quasi-guerre civile avec le Fatah en 2007.

L'Autorité, entité internationalement reconnue et supposée préfigurer un Etat palestinien indépendant, est dominée par le Fatah, mais n'exerce plus son pouvoir, limité, que sur la Cisjordanie, occupée par Israël et distante de Gaza de quelques dizaines de kilomètres.

Les divisions palestiniennes sont considérées comme un des principaux obstacles à un règlement du conflit israélo-palestinien. Sous pression, le Hamas avait accepté en septembre dernier le retour à Gaza de l'Autorité et de son gouvernement.

Vers une réconciliation palestinienne ?

Ainsi, après une décennie de dissensions dévastatrices, le gouvernement palestinien et le Hamas sont entrés dans le dur des discussions sur une réconciliation dont les implications dépassent la bande de Gaza.

Le Premier ministre Rami Hamdallah avait foulé le 2 octobre dernier le sol de la bande de Gaza pour la première fois depuis 2015. Il avait été accueilli par des milliers de Gazaouis espérant qu'une réconciliation soulagerait leur quotidien. Le lendemain, Rami Hamdallah avait tenu le premier conseil des ministres à Gaza depuis 2014.

La visite de Rami Hamdallah était censée matérialiser les efforts de réconciliation et préparer le terrain à un transfert des pouvoirs, au moins civils, du Hamas à l'Autorité palestinienne. 

L'enjeu le plus immédiat de ces pourparlers est le sort des deux millions de Gazaouis, éprouvés par trois guerres avec Israël depuis 2008, les blocus israélien et égyptien destinés à contenir le Hamas, la pauvreté, le chômage et les pénuries récemment aggravées d'eau et d'électricité. 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a prévenu que son pays n'accepterait de traiter avec un gouvernement parlant au nom de toutes les factions palestiniennes que si le Hamas démantèlait son bras armé, rompait avec l'Iran et reconnaissait Israël. Des conditions a priori irrecevables pour le Hamas.

L'administration de Donald Trump, qui cherche à relancer l'entreprise de paix, a dit «suivre attentivement» l'évolution de la situation et répété que tout gouvernement palestinien devait renoncer à la violence et reconnaître Israël.

Mahmoud Abbas a implicitement admis l'écueil, en soulignant les «différences idéologiques et politiques» entre le Hamas et l'Autorité. «Quand ils voudront rejoindre l'OLP (Organisation de libération de la Palestine internationalement reconnue et chapeautant l'Autorité), ils devront souscrire à la politique de l'OLP». Et donc reconnaître Israël.

Lire aussi : La justice israélienne suspend une loi favorable aux colons et controversée

 

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