Magdalena Martullo-Blocher: « Même sans la libre circulation des personnes, la Suisse s’en sortira! »

WAHLEN 2015, PARLAMENTSWAHLEN, KANTONALPARTEI, SVP GR, SVP GRAUBUENDEN, NOMINATION, KANDIDATUR, NATIONALRATSWAHLEN, SVP, UDC,

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Magdalena Martullo-Blocher apparaît comme un acteur politique incontournable, trois mois avant le lancement d’une nouvelle initiative populaire de ce parti, visant à anéantir l’accord bilatéral sur la libre circulation des personnes avec l’Union européenne («Begrenzungs-initiative»). D’autant plus que cette mère de trois enfants dirige une multinationale suisse, EMS-Chemie Holding AG, réalisant un chiffre d’affaires de près de deux milliards de francs (résultat de 2016). Et la moitié des recettes provient de divers pays européens. Entretien.

– Ne craignez-vous aucune conséquence de la nouvelle initiative populaire que prévoit de lancer votre parti, en janvier, sur les échanges commerciaux entre la Suisse et l’Union européenne?

– Non, je ne vois aucun problème pour les échanges commerciaux entre la Suisse et l’Union européenne. Seule une petite partie de leurs quelque 200 accords bilatéraux est en jeu dans cette affaire. Ces traités n’ont pas de lien direct avec le libre-échange.

– Ne voyez-vous aucun risque non plus dans ce suspense de deux ou trois ans précédant le scrutin populaire sur cette initiative?

– Cette initiative populaire prévoit en premier lieu un processus de négociations avec l’Union européenne pour la suppression de l’accord bilatéral sur la libre circulation des personnes. C’est seulement au terme d’un an de négociation sans solution que l’accord doit être dénoncé de façon unilatérale. Le degré d’incertitude n’est pas plus élevé.

– Quelle est votre évaluation des conséquences d’une éventuelle suppression de l’accord bilatéral sur la libre circulation des personnes?

– Je n’y vois pas de problème. Sans libre circulation des personnes, la Suisse aura aussi accès aux forces de travail nécessaires. Quant aux travailleurs non qualifiés, dont un grand nombre se trouve déjà au chômage en Suisse, ils ne pourraient simplement plus immigrer.

Suite: 24 heures

8 commentaires

  1. Posté par Myrisa Jones le

    Pour info:
    Comment « l’élite » politique et économique suisse a successivement enchaîné le pays pour contrecarrer le refus du peuple d’entrer dans l’Union européenne. La non application de la votation de 2014 sur l’immigration de masse n’est que la continuation de cette tromperie…
    Dans l’ article suivant de l’express. co. uk les anglais parle de la «Swiss Trap» dans les accords que la Suisse a passé avec l’UE:

    En anglais
    Theresa May a averti de ne pas se tromper sur l’accord suisse de l’UE avec la clause catastrophique

    « Les négociateurs du BREXIT sont avertis de ne pas tomber dans le «Swiss Trap» – un accord qui donne un accès au marché unique de haut niveau mais qui pourrait s’effondrer à tout moment avec des conséquences désastreuses.
    tre les deux parties, même les eurosceptiques modérés sont inquiets face à un accord de style suisse.

    Le modèle est basé sur une version légèrement édulcorée de l’adhésion au marché unique que les électeurs suisses ont rejetée en 1992.

    Cela semble assez attrayant, mais si les Suisses ne tiennent qu’une seule clause dans l’un des nombreux accords bilatéraux qui constituent leur accord commercial avec Bruxelles, toute leur relation économique avec Bruxelles s’effondre et les retombées financières pourraient être catastrophiques.

    Cette «guillotine» tout ou rien oblige les Suisses à accepter une part importante et évolutive du droit de l’Union – y compris la libre circulation des personnes – avec peu de pouvoir pratique pour se séparer sans risquer d’énormes dégâts économiques. »

    La relation de la Suisse avec l’UE est régie par une centaine d’accords bilatéraux couvrant tout, du transport à l’agriculture et aux marchés publics.

    Il est obligé de «reprendre la législation communautaire pertinente» dans tous les secteurs de son économie couverts par ces accords, y compris, de façon très controversée, la libre circulation, sans aucune influence sur la formulation de ces règles.
    Ces accords sont supervisés par «plus de 15 commissions mixtes» plutôt que par la Cour européenne de justice – mais si l’accord est rompu, tout l’accord s’effondre.

    http://www.express.co.uk/news/uk/867020/brexit-news-theresa-may-swiss-trap-european-union-single-market-access-trade-deal

  2. Posté par Mateo Sollner le

    Mouais, je commence à me méfier des initiatives UDC, la dernière sur la libre-circulation n’a pour le moment absolument rien changé et simplement rajouté des tâches administratives. De plus, et c’est ce qui me reste en travers de la gorge, l’UDC n’a pas soutenu le référendum contre la mise en application décidée par le parlement. Et là ils veulent encore essayer de faire passer une initiative pour la limiter…j’ai des gros doutes. Ils feraient mieux de se concentrer sur la libre circulation avec l’Afrique et le moyen-Orient.

  3. Posté par pierre frankenhauser le

    Commençons déjà par voter pour NO-BILLAG, afin de casser la propagande pro-UERSS de la RTS. Ensuite, nous pourrons casser les reins de cette saloperie de libre circulation des profiteurs, pardon, des personnes. J’en ai raz le bol de payer pour ces profiteurs et pour les victimes de ces profiteurs. Chaque Suisse doit avoir droit à un job créé en Suisse! La Suisse n’a pas à éponger le chômage de nos voisins, et encore moins à accueillir les réfugiés économiques qui se la couleront douce jusqu’à la fin de leur vie si on les laisse s’incruster chez nous. Tu viens chez nous, tu cherches sérieusement du boulot puis tu bosses. Sinon tu dégages!

  4. Posté par Julie Rochat le

    J’entends des bruits bizarres…. Ah oui, ce sont les pleureuses-menteuses d’Economie Suisse qui s’entraînent !!!!

  5. Posté par S. Dumont le

    Attendons-nous à une campagne musclée accompagnée de mensonges et de chantages…
    Quant au prix pour sortir de ces accords, il sera probablement élevé, mais si on additionne les montants payés jusqu’à ce jour, la Suisse va sortir gagnante….

  6. Posté par leone le

    Mon cher Pepiou,
    Si cette initiative devait passer, ce que je souhaite vivement, Sommaruga et la gauche seraient très contents de donner quelque milliards par an à l’UE pour le prix de la dénonciation de l’accord. Et l’UE, dans sa situation financière, ne peut pas cracher sur le fric, d’où qu’il vienne.

  7. Posté par Sertorius le

    ‘C’est seulement au terme d’un an de négociation sans solution que l’accord doit être dénoncé de façon unilatérale. Le degré d’incertitude n’est pas plus élevé.’

    Avec tout les efforts de la Gauche et le PLR pour derailler l’initiative, elle semble optimiste. L’incertitude de la part du Peuple est élevé quand il voit comment les débats se déroulent à Berne avec Sommeruga comme Présidente:
    https://www.youtube.com/watch?v=s0bClUp9I6w

  8. Posté par pepiou le

    Méfions-nous toutefois de cette UE prête à tuer économiquement tout État situé en Europe et ne passant pas sous ses « Fourches Caudines », ne serait-ce que pour l’exemple. Partir au combat politique, oui mais pas sans munitions et détermination, ainsi l’UE se rendra peut-être compte que son mauvais jeu n’en vaut pas la chandelle … comme en 1940.

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