La broyeuse de l’assurance-maladie

Stéphane Montabert
Suisse naturalisé, Conseiller communal UDC, Renens
Cout santé Caricature EXC

Avec l'automne survient, en Suisse, un autre phénomène annuel: la hausse des primes d'assurance maladie obligatoire. Comme le mauvais temps, l'intensité de l'épreuve varie avec les années - en particulier les années électorales.

Il n'y a pas grand-chose de particulier cette fois-ci. Certains cantons sont plus marqués que d'autres, comme le canton de Vaud, mais dans l'ensemble tout le monde est perdant, comme d'habitude.

hausses_lamal_1996_2016.jpg

Comme on le voit au vu de ce graphique, 2017-2018 est une année "comme les autres", avec 4% d'augmentation. Mais cette présentation des données est mensongère au possible, puisqu'elle indique les hausses de chaque année, comme si les "petites hausses" compensaient les "grandes hausses" alors qu'il s'agit toujours de hausses, quelles qu'elles soient. Lissons d'ailleurs l'évolution à un optimiste 3% annuel, pour faire bonne mesure. Qui parmi nous a jamais eu un salaire avec une progression identique? Personne - et si pareils veinards existent, ils sont l'exception et non la règle.

Nous pouvons le prouver à l'aide d'une autre courbe, montrant celle-ci l'évolution des primes d'assurance rapportées cette fois-ci au PIB, qui est une bonne approximation des salaires agrégés dans tout le pays.

santé

Partant d'une base 100 en 1996 et la victoire socialiste visant à l'établissement de la Loi sur l'Assurance Maladie obligatoire, la LAMal, l'assurance est passée à plus de 240 pendant que le PIB passait péniblement de 100 à 160. Du délire.

En réalité, et malgré l'habileté du système visant à présenter les choses avec le plus grand fatalisme, les primes d'assurance-maladie obligatoire atteignent désormais des sommets et ruinent, purement et simplement, la classe moyenne.

Douleur

Du fond de sa casserole, le proverbial homard sent très nettement que l'eau est en train de se mettre à bouillir.

Fait nouveau en 2017, quelques voix dissonantes se font entendre. La nouveauté n'est pas dans le fait que des gens se plaignent, mais que ces plaintes parviennent jusque dans les pages de journaux. 24Heures se fait ainsi l'écho de plusieurs familles dont la vie est désormais broyée par le coût des primes d'assurance-maladie. Joëlle, Isabelle, Nancy, Rahime, tous ces prénoms d'emprunt font référence à autant de familles jetées dans la précarité à cause de l'assurance-maladie obligatoire - obligées de se serrer la ceinture jusqu'à ce que leur vie ne soit plus qu'un esclavage légal au nom de cette taxe de solidarité, ou renonçant carrément à la payer pour obtenir un ballon d'oxygène financier. Le fait que certaines de ces personnes soient en contact avec les médias (pigiste dans un quotidien par exemple) contribue probablement à la remontée de l'information.

Le jeu est dangereux: ne plus payer ses primes, c'est s'exposer à des poursuites, l'infamant casier judiciaire financier helvétique, qui viendra ternir les chances de succès de l'individu dans certaines recherches d'emploi ou celles d'un nouveau logement.

Bien entendu, comme une petite musique de fond, l'article livre aussi ses suggestions, par petites touches çà et là.

  • "Le système de santé est bon mais trop cher. Et il n’est pas solidaire. C’est choquant qu’un cadre gagnant bien sa vie et sans charge de famille paie la même prime adulte qu’une jeune maman sans emploi." Compris, salauds de riches?
  • "On a un système de santé de riches, qui coûte trop cher, qui n’est pas si efficient que ça, et qui n’est pas solidaire dans son financement." Alors même que nous en sommes ici précisément parce que le système est solidaire dans son financement, comme l'a voulu la bonne Mme Dreyfuss en 1996.

D'autres sont plus lucides, comme Esther, 47 ans, une femme dont la famille vit dans la campagne vaudoise, avec un salaire net cumulé de 9'000 francs. "On est dans la catégorie des ménages qui paient toujours plein pot, toujours davantage. On n’a pas la chance de recevoir un subside LAMal, l’accès à une bourse pour nos enfants est barré. En même temps, on est loin d’avoir une vie aisée et notre pouvoir d’achat diminue chaque année depuis dix ans. Il faut gratter pour tout! Je me fais beaucoup de soucis pour l’avenir." dit-elle.

On peut s'en faire en effet, sachant que l'année prochaine ce sera pire, et que cela continuera jusqu'à ce que tous les dominos tombent, les uns après les autres.

Les filets craquent

L'idée de la solidarité est au cœur de la LAMal. C'est au nom de celle-ci que les Suisses, suivant leurs édiles, décidèrent d'approuver un système byzantin d'assurance obligatoire obligeant l'ensemble de la population à contribuer à un pot commun de santé dans la droite ligne des régimes socialistes. Le système fut habilement aménagé pour que quelques sociétés de droit privé se chargent de la collecte, donnant l'illusion d'une concurrence et donc de ce vilain capitalisme responsable de tout.

Depuis, une nouvelle solidarité se substitue à l'ancienne: des foyers toujours plus nombreux renoncent à payer leurs primes. Parce qu'ils n'en peuvent plus. "C’était arrêter de payer pour nos primes ou ne plus manger. Le choix n’a pas été si difficile à faire", explique un témoin. Et de poursuivre sur ce qui se passe ensuite:

"Je n’ai pas eu peur qu’on perde l’accès aux soins. Je me suis renseignée. L’assureur, il a compris qu’on n’était plus solvable ; j'ai senti que ça lui était égal. Il transmet les factures impayées au Canton, qui en règle 85%. C’est la loi!"

Voilà. Le Canton supplée aux assurés insolvables, à hauteur de 85% - qu'advient-il des 15% manquants, mystère. Mais le Canton, ce n'est rien d'autre que d'autres contribuables. Sans même avoir validé la moindre initiative socialiste, la prime d'assurance des uns se transforme directement en impôt pour les autres. Magique!

Évidemment, cela ne peut pas marcher éternellement. Aujourd'hui 40% des assurés estiment déjà les coûts insupportables. Si on suit cette trajectoire, de proche en proche, de moins en moins de gens paieront leur prime d'assurance-maladie, déportant la charge sur les impôts, qui augmenteront jusqu'à ce que les contribuables rendent gorge ou, plus probablement, mettent les voiles avant que leur dernier centime ne soit englouti par la voracité de l'État.

Le dernier contribuable du canton assumera-t-il à lui seul le coût de fonctionnement du CHUV ?

Réformes et non-réformes

Beaucoup d'initiatives sont passées sur le thème de l'assurance-maladie, lancées tant par la gauche que par la droite. Les premières mettent l'accent sur la fiscalité, visant à augmenter massivement les primes d'une minorité (sans doute ontologiquement coupable d'être mieux lotie que la moyenne) au bénéfice d'un prétendu plus grand nombre. Les secondes mettent l'accent sur le contrôle des coûts ou la liberté de participer au système, alors qu'aujourd'hui l'assurance-maladie est obligatoire.

Le véritable problème de la LAMal est lié aux coûts de la santé, l'éléphant au milieu de la pièce que tout le monde s'évertue à ignorer. En effet, avec le mécanisme actuel, le financement du système de santé est garanti ; il l'est même si bien que tout contrôle des coûts, toute propension à l'efficacité est quelque chose de totalement secondaire. Il y a bien quelques tentatives, mais tant que le mot "concurrence" restera tabou (par exemple entre le choix de se faire prendre en charge en Suisse ou à l'étranger) il n'y aura pas beaucoup de progrès à attendre de ce côté-là.

Comme pour d'autres systèmes fonctionnant à l'échelle de la société, comme les mécanismes de retraite, il n'y a pas cinquante solutions possibles - et plus la réforme tardera, plus elle sera douloureuse. En l'état, la LAMal me semble encore plus délabrée que l'AVS ; au rythme de progression des primes, je ne donne pas dix ans au système actuel. Nous aurons vraisemblablement le choix entre trois pistes:

1. La piste fiscale, ou encore la non-réforme ou la continuité. Tout fonctionnera comme aujourd'hui avec plus de coûts, plus de restrictions, des contraintes contre les malades, etc. Votre rendez-vous avec un spécialiste devra être contresigné par un fonctionnaire de l'administration - et ce, alors que selon les statistiques de l’OCDE, les Suisses consulteraient deux fois moins souvent un médecin que les malades des pays voisins. Des listes d'attente se créeront, puis s'allongeront. Divers bricolages fiscaux tenteront plus ou moins ouvertement de ponctionner les fortunes des uns pour financer les dépenses de santé des autres, y compris de Youssef le demandeur d'asile arrivé avant-hier, le tout au nom de la sacro-sainte solidarité. Et les coûts de la santé continueront à gonfler, gonfler jusqu'à la crise et l'effondrement du système.

2. La fuite des assurés. Réalisant qu'une famille de quatre paye déjà plus de 35'000 francs par an avec les modèles les plus avantageux (qui impliquent par ailleurs que les premiers milliers de francs annuels sont à leur charge) les Suisses pourraient comprendre qu'ils sont les dindons de la farce et voter pour abandonner la LAMal - par exemple, simplement en décidant que la participation n'est plus obligatoire. Les assurés quitteraient en masse le système, entraînant son autodestruction. Les Suisses paieraient simplement les soins de leur poche, ponctuellement, sachant que l'économie réalisée sur les primes leur permettraient de mettre énormément d'argent de côté pour assurer leurs prestations médicales pendant leurs vieux jours - en Suisse ou ailleurs. Évidemment, le système de santé suisse devrait profondément se remettre en question, tant au niveau des prestations que des tarifs.

3. La libération du système. Pourquoi une obligation de s'assurer? Pourquoi des franchises à 2'500 francs et pas à 5'000 ou différenciée selon certaines maladies, les accidents et les comportements à risques? Pourquoi des assureurs helvétiques uniquement? Pourquoi ne pas se faire soigner à l'étranger? Pourquoi ne pas pouvoir mettre de côté une épargne de capital-santé en prévision des années de disette? L'idée de cette piste - la moins probable à l'heure actuelle - serait de remettre de la liberté dans le mécanisme de la santé, permettant l'émergence de modèles nouveaux, porteurs de contraintes librement choisies par chaque assuré. Là encore, le système de santé suisse n'échappera pas à une réforme.

Si on résume toutes les options possibles, il n'y a finalement que deux possibilités: soit le système de santé se remet en question, profondément et sincèrement, pour s'attaquer réellement à la question des coûts, soit le système court à sa perte à plus ou moins brève échéance. Ce point, central, est bien plus important que l'éventuelle surconsommation de médicaments, les abus des assurés, les vilaines caisses-maladie, les marges des laboratoires pharmaceutiques et que sais-je encore.

Le paradoxe du système de santé actuel est que sa dérive est essentiellement le fait d'énormes mastodontes, souvent étatiques - les hôpitaux universitaires par exemple - totalement laissés de côté dans le débat pour des raisons politiques. Mais quel que soit le chemin que prendra le système de santé à la suite des prochains votes populaires, ils n'échapperont pas éternellement à l'examen critique de leur prodigieux coût de fonctionnement.

La survie de la classe moyenne est à ce prix.

Stéphane Montabert - Sur le Web et sur LesObservateurs.ch, le 1er Octobre 2017

18 commentaires

  1. Posté par superkasher le

    Et comme d’habitude, les responsables selon Montabert sont les vilains migrants et les vilains socialistes…
    On devrait davantage se soucier des lobbies et des grasses indemnités touchées par des politiciens (oh quel hasard, tous plr ou udc !) qui garantissent que le système légal va toujours aller en faveur des caisses maladies, qui sont même mieux défendues que les banques, un comble !
    Le fait de désigner les mêmes boucs émissaires permet chaque année aux vautours des assurances de nous ronger chaque année un peu plus jusqu’à l’os… Alors qu’une refonte du système avec une transparence absolue des coûts est indispensable si on veut s’en sortir.

  2. Posté par dom le basque le

    en europe, les citoyens sont devenus des micros contributeurs economiques a un systeme social castrateur, j ai quitte le continent et je vis en thailande, 15000 dollqr par an pour la couverture sante a 100% de moi et de mon epouse

  3. Posté par Diane le

    Il y a énormément d’abus du TARMED la part du corps médical. Faites en la remarque à vos médecins afin qu’ils sachent que leurs factures sont vérifiées par leurs patients.
    Exemples:
    « Prestation en l’absence du patient » invérifiables. Souvent le médecin va découvrir le résultat d’une analyse devant vous, mais vous facturera malgré tout cette position soit disant effectuée en votre absence.
    « Consultation psychothérapeutique par le médecin de premier recours » quand votre médecin vous demande des nouvelles de la famille ou de votre travail.
    « Supplément de consultation par période de 5 minutes » quand le médecin vous a pris avec 20 mn de retard et vous facture le temps de votre consultation en supplément de consultation.
    Les téléphones effectués par le médecin qui sont en réalité effectués par la secrétaire, les rédactions de prescriptions.
    Tant qu’il y aura impunité car le médecin sait que le patient est remboursée toute façon, la tentation de frauder est trop importante, en tout cas pour certains trop nombreux.
    Soyez fidèles aux médecins honnêtes, il y en quand même.

    Je pense qu’il faudrait abolir TARMED et le remplacer par une facturation à la consultation « tout compris », quelle que soient les actes effectués. Un bon médecin effectuera les actes nécessaires ni plus ni moins.

    Les ingénieur, les avocats, les enseignants, etc… sont payés à l’heure, et non pas en fonction du nombre de fois où ils utilisent le téléphone, ouvrent leur e-mail, prennent la plume ou le crayon, utilisent la gomme ou le tipex, etc

    Pourquoi les médecins seraient-ils payés à l’acte ?
    Le fait que le montant de leurs factures sera de toute façon pris en charge par la collectivité, et ceci quel que soit la réalité des prestations facturées ou l’efficacité de traitement incite aux abus.

  4. Posté par A. Bloesch le

    Sommes-nous devenus un grand hôpital où chacun est le garde-malade de
    l’autre?
    Il existe une contre-productivité paradoxale. À partir de certains
    seuils critiques, la médecine rend malade, l’école bêtifie, le transport
    ou la mobilité immobilise (bouchons, attentes aux aéroports) et les modes
    de communication rendent sourd et muet. Faut-il se réjouir de la croissance
    des dépenses médicales qui va améliorer la santé des gens? Ou faut-il
    s’en inquiéter parce qu’elle témoigne d’un mauvais état de santé de
    la population?
    Le phénomène ne dérive-t-il pas d’une médicalisation à vie des
    problèmes de mal-être? On comprend qu’un médecin ne dise pas à ses
    patients: «Je ne vous soigne plus, vous n’aviez qu’à vous comporter
    autrement, ou faire la révolution!» Mais l’homme doit être capable de
    faire face, avec sa conscience et de manière autonome, à ces menaces
    intimes que sont la douleur, le handicap et la mort, en leur donnant un
    sens.
    Pour la LAMAL, comme ce pourrait être le cas d’autres assurances
    sociales, pointe le problème de l’intervalle de temps entre le débat
    politique parlementaire initial sur les besoins de la population, exploités
    de manière démagogique («Après moi, le déluge!»), et celui, lors de la
    mise en œuvre, où le prix à payer pour la satisfaction de ces besoins ne
    peut plus être caché, puis explose! Le «politiquement possible» a
    supplanté ce qui était économiquement raisonnable et juste.
    La pompe géante à revenus de l’État et des assureurs, avec ses
    tuyaux, soupapes, filtres, ses courants aspirants et redistributeurs est une
    duperie qui fait vivre les grands architectes ou acteurs du haut de la
    pyramide, en dehors de la bureaucratie sociale qui a naturellement un
    intérêt à cacher cet état de choses.

  5. Posté par Poulbot le

    Moi petit français , je constate que de chaque coté des alpes nous avons le même problème ; celle d’une assurance maladie qui nous coute une véritable fortune, rembourse très mal voir pas du tout des pathologies qui pour certaines sont essentiel a la vie de tout les jours comme les lunettes et dents , alors que des personnes étrangères a nos deux pays, rentrées illégalement de surcroit, bénéficient de tout les soins gratuitement par la volonté du même courant de pensée « les socialistes ». Certains en France essaient de sortir de ce système largement pourri mais sont immédiatement poursuivi en justice par la SS (sécurité sociale) :) . Le système par répartition a fait sont temps , étant largement dévoyé, il doit être remplacé ou passer au karcher pour remettre les pendules a zéro, tu cotises ou tu as cotisé pendant tes années de travail (retraite), tu es soigné; tu donnes rien ,tu ne veux rien donner tu va voir les ONG (le gouvernement ayant pris soins de leur couper les larges subventions ) grosses économie en vue . Certes certains feront scandale de la chose , mais cela suffit de voir qu’en fin de compte c’est toujours la même classe travailleuse de la population qui paye pour les autres .

  6. Posté par Pierre-Henri Reymond le

    Pour ma part j’ai l’impression que tout le monde s’en fout ! Par exemple ? Après une résection endoscopique de la prostate tout fonctionne bien. Mais lors du premier contrôle l’urologue constate qu’un résidu subsiste dans la vessie. A cause d’une petite cicatrice consécutive à l’intervention. Il en propose une nouvelle. Je temporise. Puis je réalise qu’en faisant un petit effort il me semble que j’arrive à vidanger complètement ma vessie. Je demande à l’urologue de me prescrire des sondes, pour que je puisse vérifier. Il noie le poisson. Enfin, devant partir en voyage, j’accepte l’intervention. A la suite de laquelle je devrai me sonder trois fois par jour selon l’urologue, et 4 selon l’hôpital. Ensuite l’hôpital, qui ne se fout pas de la charité obligatoire, me convoque pour m’apprendre à m’auto-sonder. J’arrive à 07h30 et l’on me dirige vers une chambre. Que vais-je faire ici ? Vous allez y passer la journée, me dit l’infirmière chef ! Je dis alors, faites comme vous voulez, mais à midi je m’en vais. J’aurais dû dire 9 heures. C’était aussi simple que de contrôler l’huile d’un moteur. Je repars avec un paquet de 25 sondes. Et je m’en sers pour effectuer le contrôle que je souhaitais. Comme il est positif, je ne m’en sers qu’une fois par semaine, pour vérifier.
    Conclusions, la 2ème intervention était superflue, l’hôpital gaspille et l’assuré a économisé des milliers de francs !
    Autre détail ? Les dosages. Souffrant d’hypertension je dois prendre 160 mg d’un truc chaque jour. Je me demande pourquoi 160 et pas 100 ? Je coupe donc les pilules en deux. Le contrôle suivant valide mon choix. C’est parfait !
    Pour en finir avec l’hôpital il vous informe, sur des affiches géantes, qu’il prend soin de vous. C’est rassurant de savoir qu’ils sont au courant.

  7. Posté par Antoine le

    Notre système d’assurance maladie LAMAL est vouée à la faillite !
    Actuellement dans le canton de Vaud, un assuré sur 4 ne paie plus son assurance; celle-ci est payé pas l’Etat !
    Tous les soins des migrants/immigrés avec leur cortège de maladie exotiques doivent coûter un  »saladier ».
    Toutes interventions qui devraient coûter meilleur marché en ambulatoire est au CONTRAIRE une charge énorme pour les assurances !!
    A n’y rien comprendre !! De qui se moque-t-on ?

  8. Posté par Pierrot le

    Merci M. Montabert pour ce bref point de la situation.
    Bref rappel: la santé elle-même est gratuite et on ne devrait pas parler de « coûts de la santé » mais de ceux du système censé nous réparer….

    Une incohérence dans vos données: en 2005-6 la hausse est respectivement de 3.7 et 5.6%, mais sur le second graphique on voir un plateau (hausse =0) pour 2005 ou 2006. Il y a un os dans le pudding!

    En dentisterie (non-assurée), peu de gens ne se brossent pas les dents après les repas car on en sait tous les conséquences…

    Fondamentalement, l’assurance EST une solidarité permettant aux plus pauvres ou aux moins chanceux de faire face à des aléas qu’ils ne pourraient pas payer. Cette répartition des risques dans une société évoluée est juste mais présuppose que tous participent et soient honnêtes, ne recourant à l’assurance que si on ne s’en sort pas autrement et, en matière de santé, de prendre soin de soi en faisant de l’exercice, mangeant sainement, etc.

    C’est parfait pour une société idéale, mais la morale de la société réelle s’en éloigne rapidement: face à la hausse des primes, la tentation est forte de les « amortir » avec des actes médicaux réels, voire inexistants comme cela doit être facile à l’aide d’un(e) psy marron avec qui on passerait de bons moments puis partagerait sa facture….(en passant, quid de la « vraie » psychiatrie?)

    A part le refus de la mort (50% coûts totaux dans la dernière année), une des causes de la « hausse des coûts de la santé » c’est que de plus en plus de personnes hors activités médicales y émargent, rendant le tout de plus en plus compliqué, et que personne dans ce système n’a intérêt à une réforme pouvant réduire ou supprimer son revenu.

    Que faire? Votre troisième piste me semble très intéressante à approfondir, mais il faut savoir que supprimer l’obligation de s’assurer va entraîner celle d’assurer tout le monde sans réserves, revenant à la situation d’avant la LaMal et reportant peu à peu les charges sur l’Etat (comme à Genève où les subsides LaMal dépassent le budget de l’aide sociale).
    Au final ce serait l’Etat qui ferait l’assurance, comme la Sécu française ou le NHS anglais. Pas forcément mauvais mais gros risque de péjorer la situation.
    Si on la garde, on devrait au minimum:
    1) Fixer les franchises en proportion du revenu annuel (10%?) et/ou de la fortune imposable.
    2) Rétablir des rabais conséquents de primes pour hautes franchises, en relation avec la consommation médicale réelle et non avec des vues soi-disant sociales.
    3) Supprimer le droit des caisses aux informations sur des prestations médicales qu’elles ne paient pas.

    Et bien sûr, identifier précisément les mécanismes de la rétroaction positive qui font dériver le système.

  9. Posté par Bussy le

    Et si le but était justement de faire disparaître la classe moyenne ?
    J’ai lu sur le site, hier, un article très intéressant parlant du géographe français Christophe Guilluy, qui explique cette disparition de la classe moyenne au profit de la nouvelle bourgeoisie…..

  10. Posté par Brélaz François le

    Concernant le canton de Vaud, je précise cette chose qui me déplait : Les subsides (616 millions) versés aux assurés ne sont pas fiscalisés et ces mêmes assurés peuvent également déduire le forfait prévu dans la loi d’impôt. Inadmissible mais réel.

  11. Posté par Nicolas le

    Lorsque la population aura enfin compris qu’un système d’assurance solidaire est appelé à rembourser les vrais problèmes de santé et non les soins de confort tels que voulus par la socialiste Dreifuss et ses camarades qui ont littéralement miné le projet Cotti en surchargeant le bateau, lorsque la même population aura enfin réalisé que les assurances maladie sont des entreprises privées qui collectivisent les pertes et privatisent les bénéfices à l’aide d’une comptabilité opaque qui leur permet de jongler entre LaMal et LCA, on pourra espérer des commentaires moins navrants que ceux du clébard, entre autres.

  12. Posté par Derek Doppler le

    En Shitzerland, il faut être TOP ou BOP. Pour le reste, tirez-vous, ce territoire est invivable -TOP top of pyramid, BOP bottom of pyramid)

  13. Posté par le petit suisse le

    Créer, enfin, un vrai mouvement solidaire. Consigner ses primes d’assurance maladie. Pas de poursuites possibles.Et exiger le changement.Il viendra tout seul. Plus d’argent, aïe,aïe.aïe.
    Vraiment qu’une utopie?

  14. Posté par Peter Bishop le

    Stop asile, immigration, aide a l’etranger, etc… Et on peux financer avs et santé. Apres ca n’empeche pas qu’il faut aussi detruire big pharma et big medical !

  15. Posté par P. le

    Vous avez raison. Mais essayez d’expliquer à un socialiste que le socialisme est nul et cher. Que tous les systèmes étatiques et « de solidarité » se sont cassés la gueule parce que, quand y a plus d’argent dans les poches de la classe moyenne, y a plus d’argent du tout.

    Tout ça, c’est comme essayer de faire comprendre les couleurs à un daltonien. J’ai 48 ans et je suis dans la même situation que Esther. Pas que je me plaigne parce que je vis mieux que pas mal de monde, mais en 10 ans, on voit bien la différence. Et ça va pas dans la bonne direction

  16. Posté par UnCanidé le

    En moyenne, la dernière année de vie coûte aussi chère que la totalité des années précédentes. Des économies énormes sont possibles en cessant de s’acharner sur des gens pour qu’ils SURvivent sans qualité de vie – voire assez souvent avec des souffrances, je l’ai vu de près c’est terrible – quelques jours ou semaines de plus. Chacun devrait préciser en détails dans un document type à quelles conditions et quel moment il veut bénéficier d’une fin de vie digne et en douceur. Et que l’on ne me parle pas de « dérapages » : les dérapages ont lieu actuellement, et en grands nombres ! Et en plus, ils ruinent la société (mais engraissent certains médecins et surtout les sociétés pharmceutiques).

  17. Posté par Jean-Francois Morf le

    Bien entendu, l’invasion mahométane de mecs consanguins maladifs, ayant chacun plusieurs médecins mahométans menteurs leur signant des incapacités de travail, n’y est pour rien!
    La Confédération leur offre leur assurance maladie, et ensuite nos hôpitaux leur font des opérations à 70’000 CHF pour leur transplanter des organes en bonne santé. Organes volés aux millions de chrétiens que l’EI assassine. Googlez: 669 million non-muslims…

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