Lafarge versait 20 000 euros par mois à l’Etat islamique, avec l’aval des autorités françaises

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Concernant l'enquête judiciaire en cours sur les agissements du groupe franco-suisse LafargeHolcim au sujet de sa cimenterie de Jalabiya, dans le nord de la Syrie, 9 responsables de l'entreprise ont été entendus par les enquêteurs, qui cherchaient à déterminer les liens qu'a pu entretenir le géant du ciment avec des groupes armés, dont l'organisation Etat islamique, pour continuer à faire fonctionner son usine en 2013 et 2014, en plein conflit syrien.

L'ancien directeur général adjoint opérationnel de Lafarge a reconnu que le groupe s'est plié à une "économie de racket" menée par différentes milices armées dès la fin de l'été 2012 pour assurer le transit de ses marchandises dans le pays. Un intermédiaire a même été employé "pour négocier avec les groupes armés qui tiennent les checkpoints autour de l'usine", écrit Le Monde. Cet individu se voit remettre "entre 80 000 et 100 000 dollars par mois" pour monnayer des laisser-passer avec ces groupes. Selon les extraits de l'enquête, l'organisation Etat islamique, qui a pris le contrôle de la ville de Raqqa au milieu de l'année 2013, commence à réclamer de l'argent au cimentier à partir de l'automne. 

Bruno Pescheux, PDG de la filiale syrienne de l'entreprise jusqu'en juin 2014, affirme aux enquêteurs avoir vu le nom de Daesh sur des documents internes à l'entreprise. A la question "Avez-vous une idée du montant prévu pour Daesh ?", il répond : "De l'ordre de 20 000 dollars par mois."

Le Monde révèle par ailleurs que

"la décision du leader mondial des matériaux de construction de rester en Syrie a reçu l'aval des autorités françaises, avec lesquelles le groupe était en relation régulière entre 2011 et 2014".

Les responsables de Lafarge affirment ainsi à plusieurs reprises avoir consulté le ministère des Affaires étrangères ainsi que le gouvernement au sujet du maintien de leur activité dans le pays.

 

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5 commentaires

  1. Posté par bigjames le

    Enfin quelques vrais Suisses qui pourraient faire monter la courbe des délits
    par rapport aux étrangers….

  2. Posté par Humour Humour le

    C’est une forme de dividendes ; non ?

  3. Posté par Léo C le

    Toujours prêts à toutes les compromissions et bassesses pour garantir quelques intérêts.
    Ni plus ni moins que de la haute trahison.

  4. Posté par Loulou le

    Sans parler de la somme ridicule: Dada prélevait 50% des revenus des koufars en racket islamique. C’était donc bien plus que 20’000 dollars. Ils ont oublié un zéro.

  5. Posté par Loulou le

    Il faut donc logiquement poursuivre tout le Conseil d’administration pour financement et soutiens à une organisation terroriste. Mais il n’en sera rien. Aux USA, pays qui est une vraie démocratie, ils croupisseraient en taule. J’espère que les sanctions viendront de ces derniers. Et vu la possibilité d’avantager leurs propres groupes je pense que The Donald ne va pas s’en priver. Allez Donald, mets la pression sur ce Conseil Fédéral de déculottés. Menace de sanctions contre l’économie suisse et française. Le petit Macron rampera.

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