« Les temps sont durs ». La chronique d’Yvan Perrin

Yvan Perrin
Ancien Conseiller national
socialiste_sang

Proclamé sans doute un peu hâtivement par quelques brosses à reluire, le politicien le plus influent de Suisse, Christian Levrat semble avoir quelques soucis ces temps-ci. Il est vrai que tout ne va pas au mieux pour le parti à la rose. Hier mercredi, c'est Ignazio Cassis qui a brulé la politesse à Pierre Maudet, chouchou de la gauche au vu de son europhilie revendiquée. Le président du parti socialiste minimise cet échec mortifiant, expliquant qu'en fait, les profils des prétendants n'étaient pas si différents, presque blanc bonnet, bonnet blanc. On comprend mal dès lors la fureur de sa camarade Cesla Amarelle qui fustige l'"udc-isation toujours plus grande de la Suisse". Eût-elle tenu le même langage si son favori avait remporté l'épreuve ? Il est permis d'en douter mais on constate néanmoins que le déni cède gentiment la place à la prise de conscience. Oui, effectivement, l'UDC avance en Suisse. Merci à Dame Amarelle de le reconnaître. Dans la galaxie socialiste, un autre déçu hurle son désespoir et fustige la démocratie directe qui a le mauvais goût de permettre à la majorité de l'emporter sans tenir compte le moins du monde de sa logorrhée. Vous l'aurez deviné, il est ici question de François Chérix, homme fort du faible Nouveau mouvement européen suisse, qui s'épanche dans les colonnes du Temps. A lire dès demain, ça va faire votre journée.

Ce soir, c'est la Conseillère aux Etats vaudoise Géraldine Savary qui, invitée par le facétieux Darius Rochebin, était sollicitée au sujet de la mise en accusation de trois membres du Conseil central islamique suisse. Ces braves islamistes sont soupçonnés d'avoir copiné avec quelque ponte d'Al Qaïda à qui ils auraient offert une tribune sur internet. C'est pas bien. Donc, Géraldine Savary, très mal à l'aise au vu de son regard souvent orienté pleine lune, a pris position. Lorsqu'on entend ses propos, on comprend le léger flottement qui l'animait en déclarant que "le Conseil central islamique suisse est une structure opaque qui a des activités criminelles". Mais non ! Réécoutons pour être sûr ! Oui, elle l'a dit. Et elle n'en reste pas là, dénonçant la structure financière opaque de l'organisme qui bénéficie du financement de sociétés écrans. Au surplus, le CCIS invite ses 3'500 membres à la polygamie, suggestion contraire à la législation suisse, ce qui devrait le conduire à ne pas pouvoir exercer ses activités. Eh Ben !

On évitera de rappeler que la gauche ne s'est jamais montrée très féroce envers Nicolas Blancho et ses coreligionnaires, préférant à chaque fois les accommodements raisonnables plutôt que la défense de nos valeurs. Fort heureusement, si la règle souffre ici une exception, le principe général subsiste, à savoir que les salafistes sont gentils. C'est forte de ce dogme que la gauche du Conseil national vient de refuser l'interdiction de la distribution du Coran par l'organisation Lies dont le financement ne semble pas vraiment plus clair que celui du CCIS, les buts étant au final les mêmes.

On se réjouit dès maintenant d'entendre Géraldine Savary prendre position si d'aventure le Ministère public de la Confédération, dont on découvre qu'il fait son travail, s'intéresse à ces barbus si gentils qui proposent l'amour et la paix en édition reliée.

Yvan Perrin, le 22 septembre 2017

13 commentaires

  1. Posté par Danielle Borer le

    @ gindrat : bien sûr que c’est M. Yvan Perrin qui rédige ses textes ! Que sous-entendez-vous par là ?

  2. Posté par gindrat le

    Bravo Yolande, vous avez tout dit.
    Est-ce vraiment M.Perrin qui rédige ses textes ?

  3. Posté par Jim Droz-dit-Busset le

    Oui, vraiment marre de cette saoulerie de la television socialiste suisse , a se demander comment tous ces malades-complices de la secte nauseabonde ont pu atterrir dans un pays libre comme la Suisse et quelle nouvelle substance ont-ils pu ingurgiter pour les rendre aussi imbuvables dans leurs eternels commentaires naifs dignes d un jardin d enfants !

  4. Posté par Fleeps le

    Merci yolande pour cet exellent commentaire!

  5. Posté par Aude le

    C’es toujours succulent à lire, l’œil et l’ouïe bien affinés d’Yvan Perrin n’en perdent pas une miette.
    Les chroniques politiques versus droite patriote, réchauffent les cœurs qui n’en peuvent plus
    de subir « la pensée cynique » , version Maître Collard, je plussoie.
    Je me demande encore et encore pourquoi C.Blocher n’inaugure t-il pas une antenne en Suisse romande. Car au vu de la Radio et TV de chez nous, les Romands sont littéralement sonnés par ces apparatchiks gauchissants.
    Car c’est bien 2´000’000 de personnes composant cette population romande, audience radiophonique non négligeable, auxquelles un autre son de cloches serait bienvenue.
    Le soi-disant roestigraben se rétrécierait à vue d’œil.
    Imaginez, dans ce contexte, les chroniques politiques d’Yvan Perrin, sinon celles littéraires, artistiques, pédagogiques voire politiques d’Oscar Freisinger.
    Nul besoin de diffuser 24h/ 24h. Mais un fameux contre-pied à la bien-pensance qui nous saoule du matin au soir.
    Et que l’argent du « Non Billag soit versé à cette attention.
    Les observateurs c’est excellent, mais accompagné d’une antenne Suisse romande serait un + bien nécessaire.
    Et pourquoi pas une sœur jumelle de Radio-Liberté Française à la romande : Radio Suisse-libertés?
    Est-ce si compliqué ? Je m’adresse à vous M.M.Blocher, Perrin, Freysinger!

  6. Posté par Yolande C.H. le

    La lutte pour la préservation de la souveraineté a-t-elle une chance ?

    La Suisse était un pays où ce n’est l’égalité qui régnait (ce n’est pas possible) mais du moins une SOLIDARITE qui permettait un ajustement, un certain équilibre entre les différentes couches sociales.

    Aujourd’hui, que devient la Suisse ?

    Pour les uns un « produit » qui s’achète et se vend : à Genève, on trouve des loyers qui se négocient à plus de 20.000 frs par mois, accessibles à un gratin versé au cosmopolitisme qui se joue des frontières et se moque bien de la population locale qui n’a qu’à se délocaliser.

    Pour les autres, un outil très performant pour servir au mieux ses intérêts personnels, soit en puisant dans les prestations diverses, soit en valorisant mieux que dans leur pays leurs activités, leur situation, leurs bénéfices, favorisant pour certains la venue de leurs compatriotes.

    La solidarité n’est un slogan qui ne s’adresse qu’à la population locale (ou que seule celle-ci entend) qui se doit d’assurer le bon fonctionnement de l’outil, pour servir tout ce monde.

    La Suisse se transforme en une interface des flux financiers qui entrent et qui sortent, alors que le pays, comme son nom l’indique, est un territoire, un petit territoire, qui est en train de filer sous les pieds de ceux qui cherchent à le défendre, défendre sa viabilité, défendre ses lois, défendre sa culture, défendre son âme.

  7. Posté par Antoine le

    En plein dans le mille, Merci M. Perrin. Je soupçonne depuis longtemps le CCIS et d’autres associations islamiques d’enfreindre nos lois suisses. Nous ne sommes pas dupe !
    A juger avec nos lois et à EXPULSER à vie de l’Europe !

  8. Posté par Bussy le

    Pour le moment, juste quelques soubresauts de certains socialistes indiquant un sommeil agité dû à de la mauvaise conscience…. mais bientôt le réveil avec une énorme gueule de bois…
    Amour et paix que ces écervelés nous disaient !

  9. Posté par UnOurs le

    En évoquant le sujet du CCIS, le préposé au micro de la Radio socialiste romande a bien évidemment sacrifié au rite dialectique du « oui, mais rappelons que seule une infime minorité des musulmans blablabla… »
    Qu’est-ce-que t’en sait, banane ?
    Rappelons en effet que des sondages ont illustré le fait que les musulmans britanniques approuveraient en majorité la charia et que les Tunisiens établis en France ont, lors de la dernière élection présidentielle, accordé leurs suffrages en majorité au candidat islamiste.

  10. Posté par Gaston Siebesiech le

    Cher Monsieur Perrin votre plume ne dérape jamais, elle va droit au but, bravo.
    Les combats gauche-droite et inversement pourrissent la politique depuis des lustres avec l’aide des medias et des camarades Genosse « experts ». Maintenant il faut ajouter la lutte femme-homme initialiser par les commandos des staliniennes pastèques de service! C’est un peu comme les pruneaux du malade imaginaire de Molière. C’est le hype actuel. Les journaleuses et journaleux vont nous en mettre plein la vue. De quoi devenir hermaphrodite, d’en haut ou d’en bas that’s the question!
    Il semblerait que ces dames veulent copier les »coutumes » de certains pays du côte des mers orientales mais cette fois à leurs profits et au profit d’un gauchisme pur et dur.
    Il serait aussi temps que l’on arrête de parler des partis du milieu, de quel milieu, du milieu de la gauche, oui.
    Une nouvelle aire s’ouvre, la P.4: l’industrie politique avec ses patrons (quel terme horrible), ses fonctionnaires et les sans dents (expression gauchiste).
    A part ça tout va bien, de belles vendanges, de beaux champignons de bons pruneaux et une majorité d’humains, la tête encore libre.

  11. Posté par Peter K le

    Heureusement il reste encore un Maillard au ps, qui lui a du bon sens, aussi bien avec les islamistes qu’avec nos propres vautours, les caisses d’assurance maladie, que fait-il d’ailleurs encore dans ce parti de memerres aigries? Mystere. Bravo pour vos billets, M. Perrin, vous avez la gniaque!

  12. Posté par Victoria Valentini le

    Bravo Monsieur Perrin ! Comme c’est bien dit ! On l’a tous constaté, la RTS invite toujours que des élus de gauche. A croire qu’ils sont les seuls à pourvoir donner un avis. La RTS nous la joue pensée unique. Islam et gôchos = même idéologie.

  13. Posté par Loulou le

    Excellent article, merci.

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