Jiří Weigl : « Nous ne pouvons pas résoudre les problèmes de la planète en déplaçant des millions de personnes. »

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Jiří Weigl est un économiste tchèque, né en 1958, qui a co-écrit un livre, avec l’ancien président tchèque Václav Klaus. L’ouvrage est intitulé « Migration des peuples, bref manuel pour comprendre la crise migratoire actuelle » et il est édité en français par L’Harmattan. La République tchèque a annoncé en juin dernier qu’elle n’accepterait plus aucun quota de migrants de Grèce ou d’Italie. Une attitude qui ne plaît pas à Bruxelles qui a ouvert une procédure d’infraction contre la Pologne, la Hongrie et la République tchèque pour les mettre au pas. La position de Prague paraît intransigeante aux yeux de certains, néanmoins l’économiste tchèque met en garde contre une posture de façade et évoque une sortie nécessaire de l’UE au cas où la République tchèque ne pourrait pas prévaloir dans ce bras de fer.

Une chose essentielle

La République tchèque a l’intention de se défendre face aux exigences de l’UE sur les répartitions de migrants en soulignant que l’Italie et la Grèce ont une attitude laxiste et en répétant un argument auquel font allusion en permanence les politiciens tchèques et qui indique que les quotas de répartitions de migrants ne fonctionnent pas. Si c’est, en effet, le cas jusqu’à présent, cela ne doit pas constituer la raison principale de notre refus d’assurer la colonisation de notre propre pays par des Africains et des peuples orientaux, sous l’égide de l’UE. Est-ce que cela signifie que si les quotas obligatoires fonctionnaient, à savoir que les autres pays les respectaient, les Italiens et les Grecs coopéraient et que les migrants acceptaient d’être relocalisés chez nous et restaient sur notre territoire, tout serait en ordre et nous participerions de notre plein gré au projet? Si c’est le cas, alors nos politiciens doivent le dire avant tout à la société tchèque. Avant les élections, il serait bon de savoir qui pense quoi et qu’est-ce qu’il a l’intention de faire en réalité. Nos partenaires dans l’UE ont l’intention de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que les quotas fonctionnent, ils ne s’en cachent pas.

La raison de notre refus des quotas et des répartitions de migrants doit être basée uniquement sur une désapprobation explicite de notre pays avec la politique globale actuelle de l’UE  en matière de migration et avec une fausse identification entre l’immigration massive et la problématique de l’asile.  Les conventions internationales, les règles et les procédures dans ce domaine trouvent leurs racines dans l’époque de la guerre froide et avaient pour but d’examiner le sort des individus persécutés par des régimes totalitaires. Elles ne s’appliquent pas aux mouvements migratoires de masse qui se caractérisent par le déplacement de populations à la recherche de meilleures conditions de vie.

Si l’UE ne comprend pas ceci et ne modifie pas son approche dans ce domaine, les citoyens des pays membres seront exposés à une grave déstabilisation, à des risques sécuritaires et à un avenir très incertain. Tout ceci ne peut pas être justifié par de la rhétorique liée à la solidarité et à l’humanisme. Nous ne pouvons pas résoudre les problèmes de la planète en déplaçant des millions de personnes. Notre pays ne peut pas et ne doit pas participer à des projets aussi délirants. C’est une chose essentielle pour laquelle il est méritoire d’entrer dans n’importe quel conflit avec les dirigeants actuels de l’UE.  Si nous devions le perdre, alors il est temps de songer à la sortie de l’UE.

Jiří Weigl, directeur exécutif de l’IVK, 13 juillet 2017.

Texte traduit à partir du tchèque par Alimuddin Usmani

 

Extrait de: Source et auteur

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4 commentaires

  1. Posté par TonnerreGrondant le

    Mais ne peut on faire un procés à tout ces fous qui nous gouvernent et qui nous imposent des populations avec des cultures sous développées et contraire à nos valeurs et coutumes ?
    C’est devenus un crimes contre nous et notre société
    c’est gens ne viennent que pour profiter de nos lois et générosité trop vite acquises
    c’est une invasion et je ne veux pas de leurs coutumes ni religion

  2. Posté par monde-tombé-sur-la-tête le

    Quel bon sens…. comme de la musique aux oreilles
    Et nous? on peut venir chez vous?

  3. Posté par colt seavers le

    ouaiii il est temps d arrêter l invasion de l Europe ou nous disparaitrons en tant que ethnie en tant que race et civilisation sa fait pas un doute…

  4. Posté par Aude le

    Et là c’est le bon sens qui parle…..
    Mais quel Gouvernement de l’Ouest-europeen à encore du bon sens….. au programme?

Et vous, qu'en pensez vous ?

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