La Corée du Sud aurait envisagé d’éliminer Kim Jong-un en 2015

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Selon des sources anonymes citées par le journal japonais Asahi Shimbun, l'ancienne présidente de Corée du Sud, contrainte depuis à quitter le pouvoir suite à un scandale de corruption, avait signé en 2015 un document préconisant un «changement de gouvernement» en Corée du Nord. Les services secrets sud-coréens étaient alors prêts à passer à l'action.  

Parmi les scénarios imaginés, un accident de voiture ou le déraillement d'un train auraient été avancés. L'administration de la présidente aurait aussi envisagé un coup d'Etat pur et simple.

Les activités militaires de la Corée du Nord, comme son programme de développement d'armes nucléaires seraient à l'origine de ce complot contre le dirigeant du pays communiste. Les tensions entre Pyongyang et Séoul ont connu un sommet en août 2015, lorsque les deux pays ont échangé des tirs aux alentours de la ville frontalière de Yeoncheon. 

En mai, Pyongyang avait déjà accusé la CIA de «préparer un complot [...] impliquant des substances biochimiques visant à assassiner le dirigeant nord-coréen», dans un communiqué diffusé par l'agence officielle de Corée du Nord KCNA. Le 13 mars, un responsable sud-coréen avait en outre déclaré à l’agence de presse Yonhap, que les forces spéciales américaines allaient «participer aux exercices Foal Eagle et Key Resolve de cette année [2017] pour réaliser des missions d’infiltration au Nord [en Corée du Nord], éliminer son commandant en chef [Kim Jong-un] et démolir ses infrastructures militaires-clés». 

La récente escalade entre la Corée du Nord et les Etats-Unis n'a fait qu'accentuer la méfiance mutuelle existante entre les deux Etats. Donald Trump s'était dit prêt à régler seul, et au besoin par la force, la question nord-coréenne, tandis que Pyongyang avait affirmé être en capacité de «réduire en cendres l'antre du diable» à l'aide de ses armes nucléaires. 

 

Quelle qu'en ait été la réalité, le projet d'assassinat sud-coréen aurait été définitivement enterré par le gouvernement du président Moon Jae-in, suite à la destitution de Park Geun-hye par la Cour constitutionnelle de Séoul, en mars 2017.

Lire aussi : Washington teste un système antimissile, Pyongyang menace de «réduire en cendres l'antre du diable»

 

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