Rappel .Cesla Amarelle : « Le peuple n’est pas au-dessus de la démocratie  » ( L’Hebdo et Politblog,14.4.2014)

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Le peuple n’est pas au-dessus de la démocratie

Mis en ligne le 14.04.2014 à 10:45

Cesla Amarelle

 

Est-il encore possible en Suisse de s’interroger sur la place du peuple dans notre système politique? Au cours de ces dernières années, le dogme « vox populi, vox dei » qui place le pouvoir du peuple au rang d’article de foi politique absolu a gagné du terrain. A tel point que c’est une levée de bouclier générale lorsqu’on rappelle certains principes démocratiques de base.  Et pourtant: en démocratie, le peuple n’a pas tous les pouvoirs et ne peut pas faire tout ce qu’il veut. Notre Constitution fédérale le dit clairement depuis plus d’un siècle: au sein de l’Etat démocratique, le peuple partage le pouvoir avec les cantons, l’Assemblée fédérale, le Conseil fédéral et les Tribunaux.

 

S’il constitue incontestablement l’un des organes les plus importants de l’Etat démocratique, le peuple n’est pourtant pas tout puissant. En démocratie, le peuple est soumis à un cadre qui lui impose plusieurs limites. La première, c’est que pour modifier la Constitution, la majorité du peuple a besoin de celle des cantons. Ainsi en mars 2013, l’article constitutionnel sur les familles a certes été accepté par le peuple. Sans la majorité des cantons, il a dû néanmoins être rejeté.

La deuxième limite est plus profonde: le corps électoral ne peut pas tout faire. Ses attributions consistent à élire, à voter et à signer des textes de référendum et d’initiatives. Pour pouvoir s’exprimer, le peuple doit s’appuyer sur le travail du Parlement, du Conseil fédéral et du Tribunal fédéral.

Pourquoi ne peut-on pas donner tous les pouvoirs au corps électoral? La démocratie a cela d’extraordinaire qu’elle répartit le pouvoir entre plusieurs organes qui se limitent et se protègent les uns des autres. La Constitution prévoit des attributions essentielles pour le peuple. Dans le même temps, elle lui impose des limites structurelles en octroyant à d’autres organes de l’Etat démocratique le soin de juger, de motiver des décisions et d’édicter des lois. Le cadre est clair. Si le peuple prend systématiquement la place du parlement en édictant toutes les lois à sa place (comme l’UDC cherche à le faire dans le domaine du renvoi des délinquants étrangers) ou s’il cherche à décider à la place des juges sur des cas précis en se transformant en tribunal populaire, il met en péril la séparation des pouvoirs et donc la démocratie elle-même.

La troisième limite est celle du droit. L’Etat démocratique est régi par des principes qui s’appliquent à tous les organes de l’Etat, y compris au peuple (proportionnalité, intérêt public, bonne foi, etc.). Celui-ci ne peut donc pas décider de délivrer l’AVS aux seules personnes qui ont les yeux bleus. Il ne peut pas non plus priver d’aide sociale tous ceux qui sont nés dans le canton de Berne.

De 1945 à nos jours, le peuple suisse s’est prononcé à 197 reprises et a pris 580 décisions. Dans un pays où l’on vote bien plus que partout ailleurs, la démocratie requiert que le peuple en saisisse correctement les règles. Les plus essentielles sont celle de l’équilibre entre les pouvoirs ainsi que leur séparation. Pour préserver notre démocratie d’un abus de pouvoir, il est indispensable que ce pouvoir soit partagé entre les différents organes de l’Etat tels que notre Constitution les définit. Cette règle est le meilleur rempart contre le despotisme et la dictature, y compris celle du peuple. Le pouvoir illimité est dangereux d’où qu’il émane.

En réalité, ce dont nous aurions réellement besoin aujourd’hui, c’est d’améliorer notre vie démocratique en faisant en sorte que les décisions du peuple soient prises selon un processus démocratique non dévoyé. Dès lors, nous ferions bien de mettre en place des règles sur le financement des partis politiques et sur la transparence des élus en matière de lobbys.

Cesla Amarelle

Paru également dans Politblog du 14 avril 2014
NDLR. Merci à nos lecteurs.

 

12 commentaires

  1. Posté par marguerite le

    le peuple souverain !
    casse-toi pauv……………..

  2. Posté par lucie le

    Évidemment, si le Peuple n’est pas souverain, alors nous sommes en dictature, tout comme en France et dans la plupart des pays européens.

    Comme tout est lié, par les temps qui courent, il me semble utile de vous soumettre ce lien, dont le contenu est on ne peut clair, la dictature est à notre porte;
    Ce que nous devrions savoir à propos de ce qui se passe en France et la conséquences aussi pour l’Europe.

    « AVERTISSEMENT : l’auteur n’est affilié à aucun parti politique, le sujet traité par cet article dépasse de très loin les tendances de ces derniers, tout en essayant d’apporter un éclairage sur les évènements économiques, sociaux et culturels passés et actuels, et leurs conséquences dans notre pays, et dans toute l’Europe.
    Cet article souligne cependant la responsabilité et la culpabilité, écrasantes la plupart du temps, des gouvernements qui se sont succédés ces cinquante dernières années, en ce qui concerne la Patrie de l’auteur en tout cas, qui est la France.
    Dans cet article, je vais parler de la France principalement, ne connaissant pas assez bien l’histoire des autres pays, et n’ayant malheureusement pas le temps de m’y consacrer comme je l’aurais souhaité.
    La fin de l’histoire, voulue par les dirigeants de chaque pays, est de toute façon la même pour tous les pays d’Europe :
    Ses dirigeants nous font marcher vers notre mort civilisationnelle, quand ce n’est pas -encore – notre mort en tant que citoyen libre, mais d’abord en tant qu’êtres vivants sur cette partie de la planète, appelée Europe, composée de pays tels que la France, l’Angleterre, l’Italie, l’Espagne, mais aussi le Danemark, la Suède, etc… !!!
    Nous verrons enfin que le gouvernement français actuel, de par sa conduite politique, ne respecte pas tout ou partie de certains articles de la constitution, et des lois pénales, mais aussi laïques (voir les parties soulignées en gras plus loin dans les articles de la constitution révisée en 2008), notamment en tolérant la conduite de certains élus, de gauche comme de droite d’ailleurs :
    Extrait de la constitution de 1958, mis à jour le 23 juillet 2008 :
    ARTICLE PREMIER.

    La France est une République indivisible(a1), laïque( a2), démocratique (a3) et sociale (b). Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens (c1) sans distinction (c2) d’origine, de race ou de religion(c3). Elle respecte toutes les croyances (d). Son organisation est décentralisée.

    La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.

    – Titre premier DE LA SOUVERAINETE

    ARTICLE 2.

    (lire la suite)

    http://islamdanger.forumgratuit.org/t24-lhorrible-verite-sur-les-nouveaux-hitler

  3. Posté par Ricardo le

    Et pendant ce temps, l’hebdo remet la compresse et bénéficie de la propagande gratuite du Matin. http://www.lematin.ch/suisse/suisse-romande/journal-bon-tete-pourrait-voir-jour/story/27406306, On se demande pourquoi lesobservateurs.ch ne bénéficient-ils pas de tels réseaux ? Ce qui est visible c’est cette démarche de pauvres victimes qui prévoient 100’000 francs de budget + plus toute ces bonnes âmes qui vont nous faire croire qu’ils travailleront bénévolement… Qu’est-ce qu’un bénévole ? Un voleur de bien ou un voleur de benêt ?

    C’est cousu de fil blanc. Les charognards du faux-pluralisme médiatiques sont à l’affut. Sans aucun doute ils vont tous foncer avec leurs valises à l’U€RSS de Bruxelles pour boire quelques flutes de champagne et ramasser quelques millions sous prétexte que l’extrême-droite est de plus en plus puissante… Pour le coup Pilet le bénévole… va voir les Cherix&Cie vont revenir au galop.

  4. Posté par Yolande C.H. le

    Les Waldstätten du 13ème siècle n’ont pas fait des études universitaires de droit comme la C.E.S.L.A., mais , pour mettre en place cette proto-démocratie, ils ont compris qu’il fallait en exclure les criminels (CF. Serment du Grütli). Et grâce à cette exigence, cette démocratie a tenu jusqu’à nos jours. Elle va être dévoyée par l’expansion inquiétante de la criminalité sur notre territoire.

  5. Posté par Dominique Schwander le

    Affirmer que le peuple n’existe pas c’est le traiter comme une fiction et non pas pour ce qu’il est, c’est-à-dire une abstraction, quelque chose que l’on ne peut pas appréhender dans sa totalité mais qui existe bel et bien dans la réalité quotidienne et dans les faits historiques et actuels. En niant l’existence du peuple souverain suisse, juridiquement ou politiquement, l’extrême gauche et ses complices cherchent à le faire disparaître d’un point de vue social, culturel et historique. Affirmer que le peuple ne pense pas et vote mal est une vue de l’esprit de cette Amarelle et de ses maîtres doctrinaires, une affirmation morale et un choix influencé et soumis à une vision idéologique suprémaciste bolchévique très semblable à l’islam-idéologie qui dicte tout au musulman pratiquant, instructions, choix, sermon et menace compris.

    Il est incontestable que certains dirigeants politiques possèdent toutes les qualités requises des leaders et que d’autres comme cette Amarelle possèdent toutes les tares requises d’un führer pour élargir sa clientèle et instaurer une dictature silencieuse commandée par leur minorité « intelligente ».  L’élu anglais Benjamin Disraeli, (1804-1881) avait dit avec cynisme « Je dois suivre le peuple. Ne suis-je pas son chef ? » et cette universitaire et élue d’extrême gauche veut nous faire avaler cette cynique contradiction « Je dois guider le peuple. Ne suis-je pas son serviteur ? » 

  6. Posté par Yolande C.H. le

    Elle écrit : « la démocratie requiert que le peuple en saisisse correctement les règles ». Mais avec plus de 2 Mio d’étrangers sur notre territoire, il serait nécessaire que ceux-ci, même sans droits civiques ou éventuellement partiels, respectent aussi bien que les autochtones la législation (80% des détenus sont d’origine étrangère et cela n’est que la partie émergée de l’iceberg).
    Si le peuple doit en saisir correctement les règles, la démocratie requiert que ces règles soient strictement appliquées selon la législation :
    L’octroi anticipé du permis C après 5 ans est possible si le postulant / la postulante peut démontrer une intégration réussie et un séjour ininterrompu de 5 ans au titre d’un permis B (PAS D’INFRACTION D’ORDRE JURIDIQUE , bonnes connaissances de langue, pas d’aide sociale, pas de dettes, pas d’impôts arriérés, pas d’actes de défaut de bien, poste de travail)
    Un permis de séjour (permis B) peut être révoqué
    en cas de fausses déclarations durant la procédure d’autorisation,
    en cas d’infractions de l’ordre judiciaire,
    en cas d’attente contre la sécurité et l’ordre publics en Suisse,
    en cas de dépendance de l’aide sociale pendant une longue durée,
    si une condition liée à l’octroi du permis n’est pas remplie ou si une personne, pour laquelle le postulant / la postulante est responsable, dépend de l’aide sociale. Sont considérés comme attente contre l’ordre public le non-paiement des impôts ainsi que l’accumulation de dettes.

    La prolongation du permis B peut être refusée à cause de ces mêmes motifs. Si un permis B a été octroyé en raison d’exercer une activité professionnelle et celle-ci a été abandonnée, le permis ne sera généralement pas prolongé.
    Le permis C peut être révoqué
    en cas de fausses déclarations durant la procédure d’autorisation,
    en cas d’infractions de l’ordre judiciaire,
    en cas d’attente contre la sécurité et l’ordre publics en Suisse
    ou en cas de dépendance de l’aide sociale pendant une longue durée.

    Après un séjour ininterrompu et conforme aux règles de plus de 15 ans la révocation du permis C à cause de dépendance de l’aide sociale ou de fausses déclarations n’est plus possible (pas d’ndication donc sur les actes criminels, qui peuvent être un motif de révocation de permis de séjour, si j’ai bien saisi). .

    PS : sa petite phrase : « délivrer l’AVS aux seules personnes qui ont les yeux bleus « , est juste répugnante.

  7. Posté par Jean B le

    « Le peuple n’est pas au-dessus de la démocratie ».

    Et toi, lamakrel, cesse cela, car tu n’es pas au-dessus du peuple.

    Qu’est ce qu’il faut pas entendre !!!

    Niveau intellectuel inversement proportionnel à son niveau de dangerosité…

    Une catastrophe ambulante…

  8. Posté par Jean-Francois Morf le

    Rappel: les socialistes ont tué 6 million de juifs, et ils exigent que nous hébergions des mahométans qui ont déjà tué 669 million de non-mahométans. Malgré que 2/3 des cantons ont dit NON à la l’immigration de masse! Googlez: 669 million non-muslims massacred…
    http://www.thereligionofpeace.com/attacks/attacks.aspx?Yr=Last30

  9. Posté par Jean B le

    Les gauchiasses se sont pétrifiés dans le dogme. Le dogme à tout prix. Le dogme à n’importe quel prix. Le dogme plus important que la réflexion. Le dogme plus important que l’être humain.

    La gauchiasse est devenue une religion. Une religion intégriste. Revancharde. Sectaire. Totalitaire.

    Sclérosée. Arthrosée. Ivre d’elle-même.

  10. Posté par Hervé le

    Pour le « socialisme », il est inconcevable que le peuple puisse être contre des positions d’une minorité de politiciens auto-intitulés bien intentionnés.

  11. Posté par Trebark le

    Euh, mais concernant le peuple suisse, le mot SOUVERAIN au début de la Constitution il a été mis là pour les macaques à cul rouge?

  12. Posté par Fleeps le

    Merci à monsieur Jacque Nicolet et Madame Isabelle Chevaley de faire obstruction à ce danger public.

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