Laïcité et immigration contrôlée : deux inventions chrétiennes !

Michel Garroté
Politologue, blogueur
Raymond Cardinal Leo Burke visits the Oratory of Ss. Gregory and Augustine to celebrate Benediction of the Blessed Sacrament followed by a Reception. As Archbishop of St Louis, Cardinal Burke canonically established the Oratory on the first Sunday of Adve

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Michel Garroté - La laïcité est, en effet, une invention chrétienne. Il aura fallut des siècles de chrétienté et de royauté, avant que l'Eglise catholique elle-même, ne décide de prôner la laïcité, la distinction du sacré et du profane, la distinction du religieux et du politique, la distinction du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel.
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Tout cela a été démontré, documents à l'appui, par des historiens tels que Régine Pernoud, Jean Dumont et Jean Sévillia. Quant à l'immigration et l'assimilation, signalons, une fois encore, la triste réalité, à laquelle nous sommes confrontés, à savoir que l'on veut nous faire croire, qu'au nom des valeurs chrétiennes, nous devrions, soi-disant, accueillir massivement, des migrants musulmans.
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Alors qu'en réalité, nous devrions accueillir prioritairement, et, néanmoins, modérément, des migrants chrétiens, venus de pays mahométans, où ils sont persécutés, et, parfois, massacrés. Cela, certains évêques et certains cardinaux, en Autriche, en Espagne et aux Etats-Unis, ont eu, et, ont encore, le courage de rappeler (j'ai abordé cette question de façon détaillée, sur Les Observateurs, dans une analyse intitulée : "Migrants - Accorder la priorité aux chrétiens ?" ; voir lien en bas de page).
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A propos de la laïcité, Jean-Louis Harouel, énarque, professeur d'Histoire du droit et des institutions, rappelle notamment, sur Atlantico (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : "La laïcité est une invention spécifiquement chrétienne. Le christianisme a inventé la distinction du sacré et du profane, du religieux et du politique, du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel. Cette distinction est la marque spécifique et le fondement même de la civilisation chrétienne. C’est ce qui rend celle-ci profondément différente des autres civilisations, à commencer par celle qui se pose actuellement comme sa grande rivale : la civilisation islamique".
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Jean-Louis Harouel précise : "La disjonction chrétienne du politique et du religieux constitue la source du succès de l’Occident. C’est d’elle qu’est née la liberté de l’individu, laquelle est à l’origine non seulement des libertés publiques européennes mais encore de la dynamique occidentale. C’est en effet à la désintrication du spirituel et du temporel, à la dissociation du sacré et du profane, qu’il faut rapporter l’invention par l’Europe occidentale – et non par d’autres grandes civilisations – du progrès technique et du développement économique", ajoute l'historien Jean-Louis Harouel, sur Atlantico (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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De son côté, Jean Messiha, franco-égyptien de confession chrétienne copte, Docteur ès Sciences Economiques, à propos de l'immigration et l'assimilation, écrit notamment, sur Langadoc Info (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : "L’assimilation est possible mais tout dépend de la façon dont nous allons remettre le creuset républicain et le creuset français au centre de la citoyenneté. On ne peut pas reprocher aux générations des Français d’aujourd’hui, d’hier et d’avant hier, de ne pas se sentir français alors même que nous avons eu une idéologie pendant ces quarante dernières années qui a diffusé l’idée que, finalement, la France n’était rien, que c’était une page blanche".
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Jean Messiha précise : "D’ailleurs les représentants de cette idéologie se sont encore exprimés par la voix d’Emmanuel Macron qui prétend, aujourd’hui, qu’il n’y a pas de culture française. S’il n’y a pas de culture française on s’assimile à quoi ? On ne s’assimile pas à rien. Pour pouvoir s’assimiler il faut bien un identifiant, il faut bien qu’on indique le chemin, qu’on érige un phare vers lequel les navires en perdition se dirigent. Or ce phare, non seulement on le détruit mais il est presque honteux de dire qu’il existe. On ne peut pas reprocher à des gens de ne pas s’assimiler si nous même nous n’avons pas fait le travail sur nous même pour reconstruire notre citoyenneté autour des valeurs historiques qui ont toujours été celles de la France et qui nous ont toujours unis", ajoute Jean Messiha, sur Langadoc Info (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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De son côté, Nonie Darwish, analyste au Gatestone Institute, écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : "Ce que ne comprend pas l'Occident, c'est que l'islam admet que le contrôle du gouvernement a une place centrale en islam et que les musulmans doivent, tôt ou tard, exiger de vivre sous un gouvernement islamique. La plupart des gens dans le monde ne comprennent pas qu'une grande partie des médias américains a lancé une guerre de propagande contre l'Administration Trump, tout simplement parce qu'il désigne le djihad islamique et préférerait que ce soit une Amérique forte et prospère qui soit le chef de file mondial plutôt que de voir une dictature, laïque ou théocratique, jouer ce rôle".
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Nonie Darwish précise : "L'islam affirme être une religion abrahamique mais, en réalité, l'islam est apparu six cents ans après le Christ, non pas pour soutenir la Bible mais pour la discréditer, non pas pour coexister avec les « peuples du livre », les juifs et les chrétiens, mais pour les remplacer, après après les avoir accusés de falsifier délibérément la Bible. L'islam a été créé en tant que rébellion contre la Bible et ses valeurs et il compte sur des mesures gouvernementales pour ce faire. L'islam politique et légal (la charia) est bien plus qu'une religion", ajoute Nonie Darwish (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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De son côté, le journaliste italien Marcello Veneziani estime (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : la crise économique européenne plonge ses racines dans les années 1960-70. En Italie, la récession a influé sur la situation démographique : le PIB ne peut pas croître si la population ne croît pas. L'apparition de l'euro dans les années 1990 a porté un « coup mortel » à l'Italie, entraînant la désindustrialisation du pays.
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Mais c'est en 2008 que le coup fatal lui a été assené, lorsque les États-Unis ont nationalisé les dettes des personnes physiques, ce qui a eu pour conséquence de doubler la dette nationale, estime le journaliste italien Marcello Veneziani. Les frontières s'effacent aujourd'hui en Europe, dit-il. Cependant, sans bornes, la société peut s'élargir à des dimensions immensurables (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Pour sa part, l'économiste Alberto Bagnai (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) est d'avis qu'à notre époque seules les transnationales jouissent d'une souveraineté, non le peuple. Cependant, les relations entre le « boss » - c'est-à-dire les États-Unis - et son représentant plénipotentiaire l'Allemagne sont en train de changer, a déclaré Alberto Bagnai. L'Italie, selon lui, doit saisir l'occasion et marchander de meilleures conditions pour Rome.
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À son avis, l'Italie peut soit bouger vers l'Union européenne, déjà devenue un « Quatrième Reich », ce qui déplaît à Washington, soit récupérer un peu d'autonomie, en s'accordant avec la Russie et les États-Unis. L'Italie n'a pas toujours suivi la politique du « IVe Reich » (Note de Michel Garroté : l'expression « IVe Reich », pour qualifier l'UE et Angela Merkel, me dérange ; je préfère, quant à moi, comparer l'UE à l'URSS et je préfère ne pas assimiler Angela Merkel à Adolf Hitler, assimilation qui me semble totalement déplacée, n'en déplaise à Alberto Bagnai).
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Ainsi, estime Alberto Bagnai, le gouvernement du Premier ministre Matteo Renzi s'est ouvertement prononcé contre les sanctions antirusses. Aujourd'hui, Rome se dit prêt à jouer le rôle d'intermédiaire pour ce qui concerne la levée des sanctions antirusses (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Introduction & Adaptation de Michel Garroté pour http://lesobservateurs.ch/
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http://lesobservateurs.ch/2017/02/17/migrants-accorder-priorite-aux-chretiens/
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http://www.atlantico.fr/decryptage/laicite-cette-invention-specifiquement-chretienne-jean-louis-harouel-552000.html
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http://www.lengadoc-info.com/4610/politique/jean-messiha-pour-pouvoir-sassimiler-il-faut-bien-un-identifiant-interview/
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https://fr.gatestoneinstitute.org/9957/definition-de-la-religion
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https://fr.sputniknews.com/opinion/201702141030078545-ue-italie-crise/
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2 commentaires

  1. Posté par Panache l'Écureuil le

    Le concept de laïcité est effectivement déjà présent dans la Bible, et ce dans
    Matthieu 22, verset 21:
     » Alors Jésus leur dit:
    – Payez donc à l’empereur ce qui lui appartient, et payez à Dieu ce qui lui appartient ».

  2. Posté par Rousseau le

    Je pense que ces personnes ont raison et de rester vigilant envers l ‘islam

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