En route pour RIE III

Stéphane Montabert
Suisse naturalisé, Conseiller communal UDC, Renens
rie-3

Le 12 février interviendra le vote sur RIE III, la troisième réforme de l'imposition des entreprises, une saga interminable qui pourrait enfin voir sa conclusion. Cette réforme est avant tout l'histoire d'une arnaque qui s'est retournée contre ses auteurs.

votation du 12 février 2017,prise de position,fiscalité
Les deux camps rivalisent de slogans évocateurs.
(Infographie Le Matin - cliquez pour agrandir)

Coup d’œil dans le rétroviseur

votation du 12 février 2017,prise de position,fiscalitéIl serait sans doute trop long de résumer toutes les péripéties idéologiques et législatives qui ont conduit à accoucher de cette complexe réforme, mais voilà une tentative d'historique.

1. Dès 1997, des Cantons suisses encouragèrent l'installation sur leur sol de sociétés multinationales à travers un régime fiscal dédié. Cette façon de faire, légale et pratiquée par de nombreux pays (Irlande, Belgique, Pays-Bas) entraîna une concurrence internationale pour la localisation du siège de certaines entreprises.

2. Désireux d'éviter cette concurrence qui ne pouvait que nuire à leurs rentrées fiscales, de grands pays à la fiscalité lourde, France en tête, lancèrent une campagne d'ajustement des normes internationales de l'OCDE pour empêcher ces pratiques. En agissant ainsi, ils réalisèrent le souhait propre à de nombreuses associations anticapitalistes et mouvements politiques, dont les partis de gauche en Suisse, d'entraver l'optimisation fiscale. L'Union Européenne s'attela promptement à faire adopter ces nouvelles normes par les pays membres et fit parallèlement pression sur la Suisse, non membre de l'UE, pour qu'elle renonce à son tour à ces régimes spéciaux.

3. Coincé entre les feux croisés de l'UE, de l'OCDE et des forces de gauche du Parlement, le Conseil Fédéral se conforma rapidement aux nouvelles règles du jeu. Les régimes spéciaux disparaîtraient. La troisième Réforme de l'Imposition des Entreprises (RIE III) était née.

4. Les Cantons furent amenés à réviser leurs régimes fiscaux pour introduire un taux d'imposition unique pour toutes les entreprises. La gauche helvétique était satisfaite: les multinationales étrangères cracheraient enfin au bassinet!

5. Malheureusement pour nos socialistes, les Cantons firent leurs calculs et décidèrent de couper la poire en deux, entre le taux élevé des entreprises locales d'une part et le taux amical des multinationales d'autre part. Le taux final se situerait quelque part entre les deux, amenant des pertes fiscales, vues par les Cantons comme un sacrifice consenti au nom de la compétitivité internationale.

6. La gauche hurla à la trahison, au démantèlement de l'État, et convoqua un référendum.

votation du 12 février 2017,prise de position,fiscalitéSi ce résumé est encore trop long pour vous, on peut le synthétiser en une phrase: la gauche a lutté pour augmenter la fiscalité des multinationales et enrage que les Cantons choisissent un taux intermédiaire pour toutes les entreprises.

Voilà comment la gauche helvétique se retrouva à combattre une réforme d'uniformisation fiscale qu'elle avait pourtant longtemps appelée de ses vœux. Difficile de ne pas citer Bossuet...

On notera que même un Canton dont le Conseil d'État est à majorité de gauche comme Vaud opte pour un taux à 13,5%. À Genève le taux unique sera de 13,49%, au lieu des deux taux précédents de 11,7% et 24,2%.

Faut-il soutenir RIE III ?

Comme nombre de mes compatriotes j'imagine, j'aurais bien volontiers glissé un Non dans l'urne juste pour le plaisir de faire un pied de nez au Conseil Fédéral, à l'Union Européenne et à l'OCDE tant qu'à faire, ne soyons pas chiche. Mais un éditorial de M. Roger Köppel de la Weltwoche m'amena à m'intéresser davantage au sujet et finalement à réviser ma position (la mise en gras est de moi):

Le 12 février, nous allons voter sur la RIE III. C'est le texte de politique économique soumis au vote le plus important des temps présents. Il en va de la prospérité, de l'économie et de très nombreux emplois. (...)

Que se passerait-il en cas de rejet de cette troisième réforme de l'imposition des entreprises?

La plupart des entreprises concernées devraient quitter la Suisse. Il n'est pas intéressant d'avoir des bureaux ici, si on est tout d'un coup imposé deux fois.

150 000 emplois seraient sérieusement menacés. Les recettes fiscales chuteraient radicalement, au pire, de 13 milliards de francs. L'économie suisse, c'est-à-dire nous, les citoyennes et les citoyens, devrait compter sur des augmentations massives d'impôts au titre de ces pertes. En outre, du jour au lendemain, la Suisse ne serait plus compétitive à l'échelle internationale.

Que se passerait-il en cas de oui dans les urnes?

Il y aurait à court terme des pertes de recettes fiscales de 1,5 à 2,5 milliards de francs suisses. Il est difficile de faire des estimations plus précises, car les cantons sont entièrement libres d'appliquer, et à la hauteur qu’ils souhaitent, les instruments de la troisième réforme de l'imposition des entreprises.

Mais toutes les expériences montrent que, deux ou trois ans après l'entrée en vigueur de la réforme, les recettes fiscales augmenteraient à nouveau. C'est ce que nous avons observé dans des cantons comme ceux d'Obwald, de Nidwald et de Lucerne.

Mais l'essentiel, c'est que 150 000 à 250 000 emplois resteraient maintenus en Suisse. Qui plus est, une partie considérable des plus de 500 000 PME aurait moins d'impôts à payer grâce à la réforme. Conclusion: si le oui l'emportait, nous assurerions la prospérité de notre pays à longue échéance et pourrions même la développer.

À partir du moment où les pays de l'OCDE ne reconnaissent plus les régimes fiscaux différentiés de la Suisse, ils ne considèreront plus que l'entreprise s'est acquittée de ses impôts ici, point final. Résultat, double imposition.

Et ça change tout.

Répétons-le: si RIE III ne passe pas, à terme les multinationales risquent de se faire imposer deux fois leurs bénéfices - une fois en Suisse, à n'importe quel taux, et une seconde fois à travers leurs filiales dans d'autres pays. Des multinationales qui sont venues en Suisse précisément pour des raisons fiscales. Pendant combien de secondes hésiteront-elles avant de quitter le pays à toute vitesse?

Entre la perspective d'une double taxation en Suisse ou un simple impôt de 12,5% en Irlande, leur choix sera vite fait.

Voilà pourquoi les chiffres annoncés par M. Köppel sont exacts: avec un refus de RIE III 24'000 entreprises employant 150'000 personnes risquent de partir, très vite, avec des conséquences incalculables sur l'emploi et leurs sous-traitants en Suisse. Bien évidemment, elles ne s'acquitteront plus du moindre impôt sur le sol helvétique, quel que soit son taux.

Incohérences politiques

Comprendre les enjeux de RIE III c'est comprendre qu'ils dépassent la Suisse et même l'Union Européenne. Ils recouvrent toute l'OCDE, c'est-à-dire l'ensemble des économies développées de la planète.

Renoncer à RIE III revient à renoncer à accueillir des multinationales sur son sol. C'est aussi simple que cela. Et comme les Cantons ne sont pas complètement idiots, ils ont bien commencé à mettre en place RIE III (c'est-à-dire, en termes simples, un taux unique d'imposition pour les entreprises) et continueront à le faire même si RIE III est refusée au niveau fédéral.

Les réformes poussées par les gauches à l'échelle internationale ont porté leur fruit: le temps de la réforme fiscale est arrivé. La Suisse recevra moins d'argent - soit parce que les entreprises payent moins d'impôt, soit parce qu'elles quittent le pays. C'est perdant-perdant.

Il est assez ironique de contempler aujourd'hui les mouvements de gauche pédaler contre RIE III. Mais leur schizophrénie va bien plus loin, et atteint même leurs sections cantonales. Contemplons ainsi:

  • Les Socialistes vaudois, qui soutiennent les dispositions cantonales pour RIE III et rejettent aujourd'hui la réforme fédérale ;
  • Les Verts vaudois, qui eux aussi soutiennent la version cantonale tout en rejetant la réforme fédérale.

Soutenu par tous les partis gouvernementaux, le vote pour l'adaptation de RIE III dans le Canton de Vaud remonte à moins d'un an et vit le texte arracher un taux d'approbation quasi-soviétique de plus de 87%. Aujourd'hui la même gauche vaudoise qui approuvait la réforme voudrait la voir échouer à l'échelle suisse. Et ces gens-là se prétendent des politiciens crédibles?

La tentation du coup de poker

C'est à se demander à quel jeu joue la gauche, sachant que d'après les sondages l'approbation du texte semble loin d'être acquise. Je ne peux guère lancer la pierre à quiconque trouve le sujet ennuyeux ou suscitant la méfiance, mais en s'intéressant davantage aux enjeux, on ne peut qu'être pris d'un certain vertige.

Les communistes, socialistes et écologistes visent-ils vraiment à chasser les multinationales installées en Suisse, faute de parvenir à les taxer comme ils le voudraient? Ne lisant pas dans les pensées, je ne me hasarderai pas à une réponse. Mais leurs manœuvres politiques sont dangereuses et amènent la Suisse à faire face à des pertes fiscales dans toutes les situations, avec RIE III et sans elle.

Selon plusieurs analyses cantonales - et qui placent les multinationales dans la perspective de sociétés capitalistes froides et sans âmes si chère à la gauche - les pertes fiscales seront bien plus élevées en cas de rejet de RIE III qu'en l'acceptant: 3 milliards de pertes avec RIE III, dix fois ce montant sans RIE III.

En tant que libéral, je pourrais me réjouir du recul forcé de l'État qu'entraînerait le rejet de RIE III, mais il ne profitera à personne. Des dizaines de milliers de postes quitteront la Suisse, faisant exploser le chômage et plongeant le pays dans la crise. Les taux d'imposition des sociétés suisses (les seules qui subsisteront) seront toujours aussi élevés. Les socialistes, affichant triomphalement leur succès électoral, travailleront dès le lendemain à de nouvelles taxes pour combler le "manque à gagner" - étant entendu que ceux qui restent, c'est-à-dire vous et moi, devront payer pour ceux qui sont partis.

Tout ça pour ne pas valider un taux d'imposition unique que défendaient les gauches européennes il y a peu et qui a été adopté par l'OCDE?!

On peut être réticent à valider RIE III. Pourtant, comme le Canton de Vaud l'a montré avec ses "mesures d'accompagnement", il est possible d'amener au niveau cantonal une adaptation de RIE III qui convienne à des partis politiques de gauche comme de droite. Mais il faut pour cela quitter le domaine de l'opposition idéologique pour travailler à élaborer des solutions.

Le taux d'imposition relève de chaque Canton. C'est donc bien au niveau cantonal que la véritable bataille aurait dû se jouer. Mais, sentant le combat lui échapper, la gauche tente aujourd'hui de faire capoter RIE III pour marquer des points politiques, quoi qu'il en coûte à la Suisse. Ne tombons pas dans le panneau et approuvons RIE III, fut-ce en soupirant devant tous ces apprentis-sorciers.

Stéphane Montabert - Sur le Web et sur Lesobservateurs.ch, le 22 janvier 2017

25 commentaires

  1. Posté par Robert le

    Quel enfumage. La RIE III, c’est un cadeau aux actionnaires étrangers sur le dos des Suisses. C’est promouvoir l’immigration et la hausse des loyers. Et on nous demande en même temps d’augmenter le prix de l’essence pour bétonner la région de Morges, tout cela pour accueillir encore plus de multinationales. Il faut se réveiller, le CF se fiche du monde. C’est pas parce qu’on a toujours tiré le tapis rouge aux actionnaires étrangers qu’il faut accélérer le mouvement. Dire non à la RIE III n’aura aucun impact. Dire oui, c’est une hausse d’impôt garantie pour nous. Et si quelques multinationales et leurs cargos d’expatriés repartent, je ne vois pas pourquoi on devrait pleurer.

  2. Posté par Economico le

    Merci pour cet article! Par contre, je suis choqué du manque de pragmatisme de certains commentaires. Votez Non, en opposition à Berne est simplement stupide.

    Nous ne savons pas encore si le CF a mal négocié avec l’UE, nous aurons la réponse prochainement avec le Brexit. Si le UK obtient l’accès au marché unique, sans la libre circulation alors on pourra se poser des questions sur la compétence de nos dirigeants, en attendant il faut laisser le bénéfice du doute.

    Sur la question de la RIEIII, il est certain qu’une double imposition aurait des effets désastreux sur l’économie. Si les entreprises partent, il n’y aura ni du travail pour les suisses, ni pour les étrangers et par voie de conséquence ni pour l’administration.

    En revanche, si vous voulez imposer un camouflet à Berne votez NON à FORTA. Si l’on prend l’exemple de l’ouest lémanique, le besoin de fond routier sera financé par les suisses pour les besoins en priorité des étrangers/frontaliers, qui ne participeront pas aux taxes automobiles. Les bouchons qu’ils génèrent limite leur augmentation. Si les entreprises pensent subir des pertes à cause des « bouchons », elles n’ont qu’à engager de la main d’oeuvre locale ce qui aura pour conséquence d’alléger le réseau routier. Nous avons déjà d’excellente infrastructures si elles sont pas suffisante, il faut se demander pourquoi? Subventionner le fond routier revient à financer l’incitation au dumping salariale.

    Votez OUI à la RIEIII, NON à FORTA!

  3. Posté par Odidole le

    Une chose est sûre et certaine. Quel que soit le résultat de ce vote, aucune entreprise ne partira en… France !

  4. Posté par sophie edouard le

    Entièrement d’accord avec Stephane Montabert. Je ne vois pas où est le problème de ces avantages fiscaux, on l’a toujours fait, c’est bien pour ça que ces entreprises s’installent chez nous et donnent du travail sur la Suisse. Imaginons ne pas donner d’avantage à ces entreprises avec des salaires 3x plus hauts à payer que dans le reste de l’Europe, vous pensez vraiment qu’ils vont rester chez nous `??? Il faut peut-être voir un peu plus loin que le bout de son nez et regarder effectivement les retombées qu’amènent en Suisse ces entreprises. Si c’est juste en raison des frontaliers alors obligeons déjà des entreprises suisses comme Coop à arrêter d’employer 70% de frontaliers, aux hôpitaux cantonaux d’employer des autochtones !!! Faire fuir ces entreprises et ensuite quoi ??? Ces multinationales ont rapporté 8,6 milliards en 2015 malgré des taux de fiscalité très avantageux, et c’est des dizaines de milliers d’emplois qui sont en jeux car ce n’est pas de savoir si de nouvelles entreprises vont arriver, l’enjeu est que celles installées chez nous ne partent pas car avec les nouvelles directives de Bruxelles, si nous ne prenons pas les devants avec cette votation, nous ne serons plus concurrentiel et, tous ceux qui ne l’avaient pas compris et qui voteront non pourrons commencer à tenter de creuser dans leur jardin pour trouver du pétrole car ce qui faisait l’économie de la Suisse aura disparu !!!!

  5. Posté par Jacques le

    J’ai une méthode très simple: dans toutes les votations, je regarde ce que recommandent les grosses nuques d’ Economie suisse et je vote le contraire, car les intérêts de ce groupe de pression sont contraires aux miens.

  6. Posté par aldo le

    … « un peu de raison en éclairant quelques points ». On croirait entendre minus Torracinta avec son soyons sérieux!. Mais nous tous sommes très sérieux! DANS UN SUICIDE FORCE, ON DOIT AVOIR LE CHOIX ! Je cite: « … RIE III n’a rien à voir avec le 9 février »: c’est bel est bien pour cette raison là que le C.F. a fait capoté la décision du 9 février et violé la Constitution. Ils voulaient depuis un bon moment nous imposer cette mauvaise blague et ils ont été pris de cours. Au C.F., les imposteuses et imposteurs pensent toujours à accéder à un siège bien friqué à Bruxelles, en s’agenouillant devant leurs maîtres et super Soros. Les Gope de Signé Furax ne sont pas bien loin. Perdre moins, perdre plus, c’est un faux problème. Il faut que tout ces traitres soient débarqués et comme ils voient les choses se précipiter ils foncent pour nous mettre les RIE III du PLR-PS sous le nez, AVANT L’ARRIVEE DE LA NOUVELLE TORNADE. http://lesobservateurs.ch/2017/01/24/immigration-de-masse-4-comites-ont-lance-la-campagne-contre-la-mise-en-oeuvre-de-linitiative-qui-ne-respecte-pas-le-texte-vote/.

  7. Posté par Stephane Montabert le

    Je voudrais ramener un peu de raison en éclairant quelques points:

    – Accepter RIE III entraînera des pertes fiscales, refuser RIE III entraînera dix fois ces pertes fiscales. On peut discuter de la validité de ces chiffres, mais pas de leur ordre de grandeur. Ces pertes fiscales entraîneront immanquablement des baisses de prestations et des hausses d’impôts et de taxes.

    – Aucun gouvernement, de quelque couleur politique que ce soit, n’aurait l’idée absurde de chasser les multinationales de son pays. Ce sont des entreprises qui rapportent une véritable manne de revenus directs et indirects avec un impact minime sur l’environnement.

    – RIE III n’a rien à voir avec le 9 février. Les multinationales sont loin d’être exemplaires en termes d’emploi des Suisses, mais il serait grotesque de prétendre qu’elles n’emploient AUCUN autochtone. De plus, elles ont un effet positif par leurs sous-traitants, fournisseurs, etc. qui sont bel et bien des PME helvétiques.

    – RIE III ne se limite pas à un dialogue entre la Suisse et l’UE. Le taux unique d’imposition concerne l’OCDE toute entière, du Canada à la Nouvelle-Zélande.

    – Ceux qui pensent que le marché du logement se détendra ou que les infrastructures seront moins saturées avec le départ des multinationales se mettent le doigt dans l’oeil. Leur poids démographique est négligeable comparé à leur importance économique.

    – Avec RIE III la Suisse ne sera pas du tout plus attractive pour les multinationales, puisque leurs impôts augmentent. Il s’agit seulement de se conformer aux nouvelles règles de l’OCDE tout en essayant de garder celles qui sont sur notre sol.

    Je suis assez effaré de constater la teneur des commentaires. Apparemment la rage de certains contre l’UE et le Conseil Fédéral est telle qu’ils en sont à voter main dans la main avec la gauche et l’extrême gauche dans le but avoué d’infliger de terribles dégâts économiques au pays.

  8. Posté par aldo le

    Voilà une pitoyable proposition politique. Afin d’obtenir un résultat si possible positif, on mélange les genres et des intérêts dans ce pot-pourri. Ce n’est pas là une preuve de gouvernance, mais de connivence gauche-droite, du même tonneau que le trucage des primes d’assurance maladie. La Leuthard et la Sommaruga veulent nous taxer par tous les moyens et elles ont trouvé par cette formule alambiquée un moyen insidieux, voir frauduleux, de nous faire passer à la caisse. Cette proposition est TOTALEMENT INUTILE EN CAS DE RESPECT DE LA CONSTITUTION ET DE LA VOTATION SUR L’IMMIGRATION DE MASSE. Tout est dans cette masse d’arrivants indésirables qui surchargent le bateau, créent des emplois bidons dans le social et encore plus d’impôt et de taxes, des embouteillages sur les routes et un chômage en expansion. LA LUTTE CONTRE LA SURPOPULATION S’IMPOSE FACE A LA LECTURE D’UN TEL ASSEMBLAGE HÉTÉROCLITE ET TOTALEMENT ARTIFICIEL. C’est bien cette surpopulation créatrice d’impôts et de taxes, avec toujours comme objectif de ramper devant les baillis européens et de nous traiter comme des sujets de l’Europe et non des partenaires libres de leurs choix. Après le Brexit, Trump, le Suissexit voilà la seule solution, reprendre en main son destin et se débarrasser des oligarches de l’ex-URSS devenus subitement maîtres-chanteurs de Bruxelles avec l’artifice de la chute du Mur de Berlin complètement bidonné par ces bolchéviques. Ce sera toujours la solution la moins chère sur le long terme.

  9. Posté par Robert le

    Encore plus de multinationales et d’immigration? Je suis un UDC convaincu, mais quand je vois cet article de ce que dit Ueli Maurer, je me pose des questions. Qui sont les Verräter à la fin? On en a assez de se faire prendre pour des pigeons avec tous ces cadeaux aux actionnaires étrangers. Ce sera non à cette RIE III qui se fera sur le dos des retraités.

  10. Posté par Signé Furax le

    « Quant le savant montre du doigt la lune, l’imbécile regarde le doigt »
    Depuis quant nos politiques, relayés par nos médias « l’Hebdo, la RTS, par exemple », expliquent-t-ils correctement et surtout de manière simple et limpide, au peuple, les tenants et aboutissants de nos futures réformes (RIE III) ?
    Le sujet, facile, est compréhensible par tous à condition être bien expliqué: La RIE III est tout simplement la transposition des « GOPE » ou Grandes Orientations des Politiques Economiques de l’Union Européenne, en particulier, le TUE (Traités de l’Union Européenne) article 121.
    La mise sous tutelle de notre pays à l’Europe laisse à penser qu’il existe dans notre beau pays des traitres à la confédération, parjures, qui mériteraient d’être soumis à la justice populaire.

  11. Posté par Pierre-Alain Tissot le

    Bien d’accord avec vous, Madelaine, votons non pour moins de bétonnage…

  12. Posté par Sam Fisher le

    J’ai voté NON, pour toutes les raisons évoquées dans vos commentaires. La menace économique brandie ne m’effraie pas. Moins de multinationales, moins d’expats, moins de prestataires de services, moins de frontaliers, moins d’immigration et moins de recettes fiscales… Mais moins de pression sur les infrastructures, sur la densification et une opportunité pour tailler dans l’Etat et ses prestations qui ne profitent pas directement aux Suisses. Voter NON c’est s’offrir la possibilité de devoir devenir créatif, voter OUI c’est accepter de continuer à péjorer notre niveau de vie en accélerant le système de dumping inexorable dans lequel on s’est mis sans avoir aucune chance de le changer, jusqu’à notre perte.

  13. Posté par Loulou le

    Je viens de lire les commentaires: c’est très mal engagé. Moi aussi je me suis juré de voter non à toutes les mendicités de ces traîtres.
    En gros: lorsque l’ogre me dit que c’est bon pour moi, je sais que je vais passer à la marmite. Avec mon épouse nous déposerons 2 NON dans l’urne. Que fait ce pays pour nous? Rien! Pendant des années ils ont même discriminé nos entreprises! Je suis marié, ils me discriminent devant l’impôt! Je suis blanc, Suisse, je suis tracé, fiché depuis tout petit. Moktar vient de débarquer, « sans papiers », il est connu dans 4 pays d’Europe sous 12 identités différentes. On donné à Moktar le statut de réfugié, 1’000 balles par mois pour sa bouffe et ses clopes. Tout le reste est payé. Moktar à 5’000 balles de frais de dentistes, il souffre de tuberculose et se syphilis. On paie tout à Moktar. Moi j’ai pris la franchise à 2’500 balles, ma femme aussi. Je sors d’une année de conjoncture très dure, cela a été rude. Moktar n’a pas de souci, s’il « dérape en plein déséquilibre » , sodomise un peu fort une gamine de 15 ans dans son consentement, Moktar aura son avocat payé. Il sera condamné à verser des dommages à sa victime qu’il ne paiera jamais. Moi j’ai un peu loosé avec mon décompte TVA, je paie toujours mais souvent en retard: j’ai quelquefois des soucis, j’oublie, je me dis que je vais m’en occuper plus tard. Ce n’est pas toujours facile d’être petit boss, tu dois tout faire tout seul. Je ne suis pas cadre supérieur de multinationale (appelons-le John), avec ma secrétaire qui me prend mes billets d’avion, qui réserve mon hôtel, fais mes notes de frais. Je n’ai pas le droit d’être malade, j’évite le ski pour éviter les blessures…mais là Bern m’est tombé dessus, menaçant, ce n’est même pas humain. Je vous jure, d’après moi c’est une machine qui fait les lettres. Je suis un salaud, presque un escroc. Moi qui fais attention, qui élève deux beaux enfants dans les valeurs suisses, je suis un étron. Pas Moktar, pas John l’expat, eux ce sont des gens biens.
    Alors voyez-vous, les menaces de Maurer, le bien-être de Moktar et de John-et-sa-multinationale, je m’en tape un peu. Complètement même.
    En fin de compte je vais me faire du bien. Je vais poser un étron dans l’urne, un gros NON. Cela fera pour la lettre de menaces. Pour Moktar. Et pour la trahison.
    Je suis juste un Suisse et c’est tout ce qui me reste pour me faire entendre. Faut se serrer les coudes? Avec qui? Vous avez vu la tronche de nos « compatriotes »??? Faut se serrer les coudes avec ça?? Avec Moktar et John?

    Merci de me publier. Et merci de m’avoir lu.

  14. Posté par Loulou le

    Vu sous un autre prisme c’est une manière de faire appliquer l’initiative sur l’immigration de masse: 70-80’000 expats dégageront avec leurs boîtes. À terme plus personne ne viendra.

    J’avoue que le coup de canon dans le pied me tente. Ayant ma propre boîte ne dépendant pas de ces parasites je m’en cogne. Et si les impôts explosent alors là c’est moi qui délocaliserai.

  15. Posté par Hotch le

    Je m’étonne de votre extase devant la « solution » vaudoise grâce à laquelle ceux qui paient encore des impôts (et qui seront bientôt minoritaires dans le Canton) devront payer encore plus pour financer des pseudo mesures d’accompagnement qui ne profiteront qu’à une frange d’assistés.
    Je sais bien que cette escroquerie a été acceptée par le peuple, mais il eut mieux vallu que les partis (dits) de droite en restent à l’opposition idéologique plutôt que de soutenir une telle inéptie.
    Il n’y a pas que les multinationales qui peuvent se délocaliser : la classe moyenne / moyenne-supérieure peut aussi le faire si elle décide de ne plus se laisser tondre, et ce jour là, ça va faire vraiment très mal.

  16. Posté par Peter Wagner le

    Malgré ce que Köppel écrit dans la WW je voterai un grand NON le 12 février car c’est que du chantage de la part des partisans de la RIE III en nous annonçant toutes ces possibilités de chomage, perte de recettes fiscales. Que ces sociétés de statut mettent leur boîtes de lettres en Irlande et Luxembourg! Ns n’avons pas besoin d’eux. Permettre toutes les Cies, PME en Suisse (pas seulement sociétés de status) pouvoir déduire 150% des frais effectifs pour recherche, des interêts notionnels, etc, etc est une grande injustice, scandale et le classe moyenne le paiera!

  17. Posté par François Dupont le

    Créer 150’000 emplois pour que les étrangers puissent venir travailler en Suisse – c’est trop.
    Moi je dis non à la RIEIII qui va faire venir plus de Français, d’Italiens et d’Allemands en Suisse.

  18. Posté par François le

    J’ai glissé un grand NON dans l’urne. Je ne verrais pas pourquoi je devrais faire des cadeaux fiscaux aux multinationales grâce à des outils tels la déduction des intérêts notionnels, entre autres. En tant que particulier propriétaire de mon logement, j’ai un revenu imposable supérieur à mon revenu réel à cause de la contribution immobilière! M….. à la fin !

  19. Posté par Mac'oest le

    Oui… et ces fameuses multinationales bénéficiant actuellement de ce taux préférentiel ont quelle genre de main d’oeuvre? D’où vient-elle? Leurs cadres viennent-ils des 4 coins du monde? eux-même peut-être également soumis à une imposition spéciale? paient-ils sans sourciller 8-9’000 francs de loyer mensuel pour leur logement, ce qui met nos propres loyer sous pression? Si la préférence nationale à l’emploi était en vigueur, on pourrait au moins se dire que ceci nous serait bénéfique. Mais là il n’y a aucune certitude.
    Autrement, quelques milliards en moins pour la Confédération c’est facilement supportable, si on prends ça sur l’asile…. Mais en même temps, on sait qu' »ILS » ne prendrons pas là-dessus. C’est encore nous les vaches à lait. Alors quoi? J’avoue ne pas encore savoir quoi voter.

  20. Posté par Beuret Eric le

    Moi, je voterai non. Les multinationales doivent passer à la caisse comme tout le monde. Ce n’est pas aux travailleurs à fr. 4500.- brut de payer le chantage des nantis.

  21. Posté par bigjames le

    Notre qualité de vie ne s’achète pas à coup de milliards.
    La croissance n’a aucun intérêts si elle n’apporte que nuisance et surpopulation étrangère.
    A un moment, il faut dire stoppe à la croissance. Les ressources de la planète ne sont pas infinies.
    Nous voulons surtout vivre en paix et en sécurité, loin de ce qui nous arrive actuellement.

  22. Posté par GéraldS le

    A tort ou à raison je voterai NON car je n’ai plus aucune confiance dans le gouvernement suisse. Il suffit de voir l’ application du vote d’ un certain février , du résultat du vote sur Schengen. Nos élus sont devenus une bande de menteurs ne pensant qu’à leurs intérêts.

  23. Posté par Madelaine le

    En somme voter oui, c’est donner un blanc-seing à l’envahissement de nos belles prairies verdoyantes par ces énormes et monstrueux cubes de métal et de verre qui poussent comme des champignons au bord des autoroutes…

  24. Posté par Peter Bishop le

    Le choix entre la peste et le cholera… Comme tout ce que fait l’état, c’est 100% pour des intérêts privés et 0% pour le people… A mort l’état !

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