Médias bien-pensants, et irresponsables? L’hypothèse survivaliste: et si la Suisse devait elle aussi se préparer au pire?

David l’Epée
Philosophe, journaliste
Revue de Presse

L’hypothèse survivaliste :

et si la Suisse devait elle aussi se préparer au pire ?

 

Je voudrais brièvement revenir sur la polémique ayant abouti il y a quelques semaines à l’éviction de l’écrivain survivaliste Piero San Giorgio du groupe de travail mis en place par le conseiller d’Etat valaisan Oskar Freysinger – groupe de travail qui devait discuter de la manière dont le canton pourrait être amené à gérer dans les années à venir certaines crises graves (environnementale, migratoire, sécuritaire, sanitaire, énergétique, etc.). Cette éviction a été entrainée, on le sait, par l’indignation suscitée par certaines déclarations de l’écrivain dans une vidéo récente, déclarations prises certes hors contexte mais qui, au-delà de l’aspect volontiers provocateur du personnage, apparaissaient comme une profession de foi eugéniste très brutale et propre à susciter ce type d’indignations.

Piero étant un vieil ami, je lui avais fait part de mon désaccord, trouvant comme d’habitude en face de moi un homme beaucoup plus nuancé et modéré qu’il peut parfois en donner l’image dans ses apparitions publiques. Autour d’une fondue, nous avons ferraillé un moment autour du darwinisme (auquel nous n’accordons pas la même valeur), du socialisme (qu’il conspue et que je défends), de l’humanisme et de diverses autres questions qui étaient au cœur de cette polémique. Une fois de plus, nous n’étions décidément pas du même avis – mais nous en avons l’habitude ! – et, tout en déplorant le lynchage dont il était l’objet, je ne pouvais pas donner tort, sur le plan idéologique, à ses contradicteurs. Cela fait bien des années que nous avons ce genre de divergences de vue et, entre gens de bonne compagnie, il n’y a pas là de quoi se vouer aux gémonies les uns les autres ! Passons sur ce bref rappel de faits, venons-en plutôt au traitement médiatique de l’affaire – ou de la non-affaire. Petit inventaire des dispositifs déployés pour cette occasion.

Dispositif 1 : détourner l’attention du vrai sujet

Or tout le problème de la manière dont la presse romande a commenté cette histoire, c’est que l’attention s’est focalisée sur les propos litigieux de Piero San Giorgio en éclipsant le fond de l’affaire, qui n’avait rien d’idéologique et qui était la constitution par Oskar Freysinger d’un groupe de travail consacré aux mesures que le canton du Valais devrait prendre en cas de crise grave, voire en cas d’effondrement économique global. Prévoir le pire fait partie des tâches d’un conseiller d’Etat – n’en déplaise aux esprits procéduriers qui voudraient faire de cette préoccupation-là une prérogative fédérale – et Piero San Giorgio aurait été convié à proposer son expertise dans le cadre de ce groupe de travail, non pas au titre d’idéologue (ses opinions ne seraient absolument pas entrées en ligne de compte dans le mandat qui lui aurait été confié) mais au titre de spécialiste des questions de survie, sur lesquelles il a écrit plusieurs ouvrages qui sont autant de méthodologies pratiques. Après tout, les plans mis en place par le Général Guisan lors de la dernière guerre (et qui font tant se gausser aujourd’hui Hans-Ulrich Jost et toute la clique de ceux que j’aime appeler les « historiens masochistes ») ne relevaient-ils pas déjà d’une forme de prévoyance survivaliste à la mode helvétique ?

Dispositif 2 : nier le risque

Dans l’éditorial du Temps du 3 décembre, Sylvain Besson, hurlant avec les loups, fait du scandale San Giorgio une charge contre Oskar Freysinger, appelant ses lecteurs valaisans à ne pas lui renouveler leur confiance lors des prochaines élections cantonales. Seulement, le propos va cette fois au-delà de l’opportunisme et de la récupération politique car il écrit : « Dépenser l’argent du contribuable valaisan à des spéculations sur l’écroulement de notre civilisation équivaut à un gaspillage pur et simple. » En est-il si sûr ? N’y a-t-il pas un énorme aveuglement quant à la croyance en la réversibilité du processus dans lequel nous sommes engagés ? L’imminence d’une nouvelle guerre, le péril nucléaire, l’épuisement des ressources, l’explosion migratoire, le retour d’une crise financière plus violente que la précédente ne sont hélas pas des « spéculations », et il est pour le moins inquiétant de voir s’exprimer tant d’insouciance en première page d’un grand quotidien romand.

Si les thèses survivalistes à l’américaine (Piero San Giorgio s’en inspire et se revendique explicitement de l’école libertarienne) me séduisent peu dans la mesure où elles répondent à des logiques claniques, voire individualistes, et accompagnent l’atomisation de la société et la guerre civile qui pourrait en découler – le néolibéralisme s’accommodant très bien de cette éthique du chacun pour soi – je suis au contraire très favorable à des démarches politiques comme celle proposée par Oskar Freysinger puisqu’il s’agit, dans ce cas de figure, de « survivre ensemble » à l’échelle d’une communauté (la nation), sur un mode collectif et solidaire. Et il se trouve que la Suisse dispose de certains atouts qui lui permettraient d’envisager ce type de plans d’urgence plus facilement que d’autres ; on ne peut dès lors que regretter que cette polémique stérile ait mis un terme à une collaboration qui aurait pu être fructueuse dans l’intérêt des Valaisans et peut-être faire tache d’huile pour le reste du pays.

Dispositif 3 : tordre un raisonnement jusqu’à inverser son sens

Nous connaissons la suite. Quelques jours plus tard, le Grand Conseil valaisan acceptait deux postulats dont l’un exigeait le retrait de la compétence du ministre de la Sécurité dans la planification des risques et l’autre demandait au Conseil d’Etat de (je cite Le Temps du 17 décembre) « réaffirmer ses valeurs humanistes ». Ce dernier postulat a tout de même quelque chose de très problématique car il laisse entendre que l’objectif visé par le groupe de travail n’était pas humaniste, et peut-être même suggère-t-il que c’est l’objectif contraire – ne rien faire, rester les bras ballants sans rien prévoir en cas de crise – qui, lui, procéderait d’une démarche humaniste. N’y a-t-il pas là une inversion radicale du sens des réalités ?

Dans L’Hebdo du 8 décembre, l’humoriste Thomas Wiesel commente l’affaire à sa manière et écrit : « Le plus inquiétant dans le fait que Freysinger prenne des mesures pour se préparer à une guerre généralisée en 2025, c’est qu’il est capable de la déclarer pour avoir raison. » Insinuation infondée, procès d’intention frôlant l’incohérence. En quoi le fait de vouloir se prémunir contre quelque chose trahit-il un désir de cette chose ? Si vous suivez un traitement médical préventif contre l’irruption de telle ou telle maladie, cette prévoyance signifie-t-elle que vous voulez tomber malade ou qu’au contraire vous souhaitez éviter de l’être ? Je sais bien qu’on ne doit pas décrypter la chronique d’un humoriste avec la même sévérité que celle d’un politologue mais ne serait-il pas possible d’exiger de la multitude de noircisseurs de papier qui se bousculent dans le champ médiatique qu’ils sachent à peu près suivre un raisonnement logique d’un bout à l’autre ? D’autant plus que Wiesel n’est pas le seul à commettre ce type de torsions du raisonnement, on retrouve exactement la même insinuation deux semaines plus tard (le 22 décembre) dans le même hebdomadaire, sous la plume de Jacques Pilet qui, dans une chronique intitulée Les peurs et les désirs de guerre, écrit : « Chez Piero San Giorgio, la prémonition du chaos vire au franc désir de guerre. » Je repose donc la question : en quoi le fait de vouloir se prémunir contre quelque chose trahit-il un désir de cette chose ?

Dispositif 4 : insinuer, amalgamer, accuser par association

Comme la question de l’effondrement économique ne préoccupe pas Thomas Wiesel outre mesure et que pour lui tout va sans doute pour le mieux dans le meilleur des mondes, il préfère s’en prendre à Oskar Freysinger sous un angle plus facile et plus polémique : son copinage avec San Giorgio et ses fréquentations en général. Relevant que le conseiller d’Etat valaisan a plusieurs fois été vu en compagnie de personnages liés de près ou de loin à l’extrême droite, il ironise : « C’est pas parce que quasi tous ses potes ont une opinion qu’il a la même, c’est peut-être un hasard. » Je précise qu’il ironise car ça ne saute pas aux yeux, surtout si vous pensez comme moi qu’on peut effectivement être ami avec des gens aux opinions politiques très différentes des siennes. « Regardez autour de vous avant de critiquer, poursuit-il sur le même ton de sarcasme, c’est possible que l’entier de votre entourage soit fan de yoga à votre insu ! »

Eh bien cher Thomas, je n’ai aucun complexe à t’avouer que j’ai dans mon entourage des gens d’extrême droite, d’extrême gauche, des sociaux-démocrates, des libéraux (même de libéraux !), des catholiques, des musulmans, des athées, quelques yogis même, et que ce n’est même pas à mon insu mais en toute connaissance de cause. Suis-je tout cela à la fois ? Non, pas plus sans doute que Freysinger ne partage forcément les opinions de San Giorgio ou d’autres de ses relations, pas plus que tu ne partages quant à toi (du moins je le suppose) les doctrines financières de la Banque cantonale neuchâteloise dont tu animes pourtant les soirées par ton « regard décalé et impertinent ». Quitte à entrer dans ce jeu-là, celui du moralisme et de la suspicion généralisés, penses-tu que tapiner pour le gratin bancaire soit pire que de dialoguer avec l’extrême droite ?

Dispositif 5 : mixer les méthodes précédentes et en remettre une couche

Cette affaire semble avoir également inspiré Vigousse puisqu’elle est évoquée dans pas moins de trois articles du numéro du 8 décembre de l’hebdomadaire satirique, en plus de l’éditorial. Dans ce dernier, Sebastian Dieguez montre qu’il a malheureusement compris tout de travers. Faisant mine, par ironie, de regretter l’éviction de San Giorgio de la commission de travail mandatée par Oskar Freysinger, il écrit : « On aurait pu apprendre en quoi c’est le rôle d’un politicien élu d’envisager la fin de l’Etat de droit, et donc de la politique, et l’avènement du chacun pour soi. On aurait pu penser que la politique consiste précisément à éviter le retour à l’état sauvage, sans quoi on voit mal pourquoi on se fatiguerait encore à voter pour qui que ce soir. » Eh bien oui, justement, éviter le retour à l’état sauvage, c’est en cela que consiste la politique et c’est dans cet objectif-là qu’Oskar Freysinger a proposé la constitution d’une commission chargée de pallier les risques, sans quoi il se serait contenté d’attendre les mains dans les poches que les problèmes surviennent. Créer une commission, prévoir un plan de survie collectif, organiser la communauté, prendre en charge la sécurité de ses concitoyens, c’est de la politique. Mettre la tête dans le sable, éviter de voir les problèmes, nier la crise, se boucher les oreilles et les yeux en clamant après moi le déluge, ça par contre c’est de l’anti-politique.

Tout comme Thomas Wiesel, tout comme Jacques Pilet, Dieguez est complètement à côté de la plaque (ou alors il joue l’idiot) lorsqu’il reproche à Freysinger de faire ce que ce dernier, précisément, veut éviter de faire. « Envisager la fin de l’Etat de droit », pour reprendre la formule de l’éditorialiste, ce n’est pas l’appeler de ses vœux, c’est au contraire se donner les moyens de l’éviter. Depuis quand court-on un danger plus grand en essayant de se protéger qu’en faisant comme si de rien n’était ? Depuis quand résout-on un problème en prétendant qu’il n’y en a pas ? Qui, dans cette affaire, fait de la politique et qui fait de l’anti-politique ?

Dispositif 6 : faire une bonne blague pour essayer de détendre l’atmosphère

Quelques pages plus loin, le chroniqueur humoriste connu sous l’avatar du Dr Junge, tourne les thèses survivalistes en dérision et intitule son article Survivre ? Plutôt crever ! Face aux crises qui s’annoncent, il prône un programme inverse de celui des gens qu’il attaque : le « mouriralisme », soit la meilleure méthodologie pour se suicider proprement en cas de danger. La blague est amusante certes, c’est une forme d’humour noir plutôt savoureux, mais ce qui l’est nettement moins, c’est que Piero San Giorgio, dans son livre Survivre à l’effondrement économique, avait prévu ce cas de figure le plus sérieusement du monde, sachant bien qu’une partie de nos contemporains (et l’homme occidental est clairement visé dans ce passage) n’aurait peut-être plus la pugnacité nécessaire (le « vouloir-vivre ») pour vouloir vraiment s’en sortir et préférerait négocier son propre anéantissement, n’ambitionnant plus rien d’autre que de disparaître en souffrant le moins possible. Aussi, s’adonnant au jeu de l’anticipation littéraire et imaginant à quoi pourrait ressembler la situation en France une fois la guerre civile déclarée, l’essayiste écrivait ceci p.184 :

« Sur Lyon, les rares journalistes qui avaient pu s’en sortir parlaient de plus de 200'000 morts. Un véritable début de génocide. Ce qui avait marqué les esprits, c’est la docilité avec laquelle la population blanche avait accepté de se faire massacrer. Certains payaient même en argent ou en privilèges sexuels le privilège de se faire abattre d’une balle dans la tête, proprement et sans souffrance. On appelait cela “acheter une balle”. Probablement que les populations françaises, après cinquante ans de propagande officielle, de culpabilisation, de dénigrement de soi et de racisme anti-blanc institutionnalisé, préféraient en finir collectivement plutôt que se battre. »

Ce qui est rigolo dans Vigousse l’est beaucoup moins dans un essai, certes catastrophiste, mais fondé sur une évaluation des risques documentée et largement étayée. Puissions-nous rire de tout ça le plus longtemps possible, je le souhaite sincèrement !

 

David L’Epée, 30 décembre 2016

 

25 commentaires

  1. Posté par Jim Jardashian le

    A Miranda,
    Le survivalisme (en fait, un certain nombre de techniques à apprendre et de dispositions à prendre pour pallier certaines éventualités qui menacent nos vies) n’est aucunement mystérieux. Il est discuté sur des sites et dans des ouvrages, par ex., ceux de Piero San Giorgio (il a écrit quatre livres sur la question, et publié de nombreuses vidéos, elles, gratuitement accessibles). Donc, il suffit de s’informer auprès de ceux qui ont pensé à la chose de manière assez détaillée et qui ont, de plus, pris des mesures (par ex. par la mise en place d’une base autonome durable) pour d’abord se faire une idée concrète du projet, soupeser la chose et décider si l’on veut agir dans le même sens.
    Les éventualités auxquelles le survivalisme entend répondre sont largement des situations d’effondrement progressif (il faut noter que différents types d’effondrement sont déjà en cours en Europe même, mais, comme je viens de le dire, ce sont des processus essentiellement graduels, qui se déroulent par phases et paliers et qui, du moins dans leur phases initiales, n’ont pas la même visibilité que, mettons, un tremblement de terre dévastateur) et des catastrophes plus ponctuelles.
    Les phénomènes d’effondrement ne sont pas plus mystérieux que le survivalisme: à nouveau il suffit de s’informer, car les discussions de ces phénomènes sont maintenant nombreuses, et certaines sont très détaillées. Là, je me permets de vous renvoyer à la liste de lectures que je recommande ci-dessous. Il existe aussi maintenant toute une littérature romanesque sur ces phénomènes et leurs conséquences, par exemple, les romans de John Michael Greer et de James Howard Kunstler (la quadrilogie de World Made by Hand).

  2. Posté par miranda le

    C’est étrange, on parle beaucoup de survivalisme en ce moment.
    Mes professeurs me parlaient à une certaine époque d’un inconscient collectif.
    L’inconscient collectif, je dirais l’intuition collective se fait plus vive ces temps-ci.. Est-ce que cela veut dire que des situations douloureuses nous attendent.
    En tout cas, certaines médiums parlent d’affrontements à venir, mais aussi de la réalité d’un cataclysme de grande ampleur, voire volcanique..
    En ce qui concerne un affrontement de grande ampleur, on la possibilité de répartir immédiatement ou d’attendre le temps qu’il faut pour évincer l’adversaire en nous soumettant pour un temps long ou limité.Cela est arrivé de tout temps aux êtres humains.
    Mais en ce qui concerne un cataclysme de grande ampleur, personne ne nous y prépare, au moins en nous apprenant à protéger les terres. Car nous ne savons pas quels sédiments se déposeront sur la terre si des volcans se réveillent. Il y a des terres qui se régénèrent avec les poussières des volcans, mais il y a des poussières volcaniques qui peuvent vraiment asphyxier les terres. Alors quand est-ce qu’on préparera les humains à se munir de bâches de grande taille pour protéger les terres ( situées loin du volcan, parce que tout près ça ne sert à rien) et de nous fournir des masques pour pouvoir respirer. Et avoir de quoi se nourrir pendant une période assez longue.
    Quand va-t-on nous instruire à ce sujet? Alors que les scientifiques savent ce que peuvent causer les cataclysmes de grande ampleur. Mais comme nous n’avons jamais été aussi nombreux, l’humanité ne s’éteindra pas.
    Mais c’est comme ça l’humain. Ca réagit toujours trop tard.

  3. Posté par Jim Jardashian le

    Correctif:
    ‘maladie mentale’, et non pas ‘malade mentale’
    Mes excuses.

  4. Posté par Jim Jardashian le

    Tout à fait d’accord avec Cenator, ci-dessous.
    On pourrait ajouter: « Le progrès infini, la croissance infinie, c’est pas ça! » et « Les Lumières, c’est pas ça! ». Ou « Robespierre, Lénine, Mao, c’est pas ça! » Le gauchisme, comme l’indique d’ailleurs parfaitement la phrase ‘ce n’est pas ça’, vit d’un déni massif de réalité: c’est là, la caractéristique principale de cette malade mentale qui gangrène les élites et les médias gauchistes des pays occidentaux, rend nos vies misérables et détruit toute joie de vivre.

  5. Posté par Cenator le

    @ David L’Epée le 30 décembre 2016 à 13h44
    Monsieur L’Epée, après avoir entendu jusqu’à la nausée le tube de ces dernières décennies « l’islam cépaça », quelle surprise de vous entendre chanter cette reprise d’un tube encore plus ancien, « le socialisme cépaça » !

  6. Posté par Franklin le

    Avant la vague soixante-huitarde communisantes socialisante et fascisante, la Suisse ne baissait pas son froc. L’hypothèse de guerres potentielles était naturellement liée au respect de la neutralité. Des entreprises étaient obligées de faire des stocks de guerre pour nous assurer une autonomie même en armement. Aujoud’hui tout a été mis à la poubelle, parce que les socialo-communisto-fascistes qui jouaient aux jeux vidéos, croyaient que les guerres conventionnelles n’existeraient plus. Or c’est justement le contraire. Sans une armée forte, motivée et des réserves la Suisse peut braver toutes les « puissances » de l’Europe des impuissants. Donc l’immigration ethno-raciste de masse, l’invasion des parlements par des multi-nationaux et la soumission à Bruxelles sont déjà des actes de guerres, sans en avoir l’air et ceux qui soutiennent ces dérives passibles d’être passés par les armes dès que les ordres fuseront.

  7. Posté par Jim Jardashian le

    Je voudrais signaler un certain nombre d’ouvrages sur la question extrêmement sérieuse de l’effondrement, car le dernier paragraphe de l’article de L’Epée laisse entendre qu’il préfère se rire de cette question (une attitude qui déjà par elle-même laisse transparaître le gauchiste qui ne veut simplement pas abandonner la religion du progrès) et qu’il convient donc de se tourner vers des auteurs sérieux sur la chose. Les voici:
    Pablo Servigne et Raphaël Stevens, « Comment tout peut s’effondrer. Manuel de collapsologie à l’usage des générations futures » (Seuil, 2015).
    John Michael Greer, « The Long Descent. A User’s Guide to the End of the Industrial Age » (New Society Publishers, 2007). Voir en particulier, la théorie de l’effondrement catabolique de Greer, p. 76-84 et 225-240.
    ———————–, « Dark Age America. Climate Change, Cultural Collapse and the Hard Future Ahead » (New Society Publishers, 2016): ce livre propose une modélisation assez poussée de l’arrivée graduelle (en paliers successifs) d’une forme de féodalisme en Amérique du nord, sous l’effet conjoint de l’épuisement des sources d’énergie fossile et des ressources minérales et de toutes les conséquences, certaines fort douloureuses, de la disparition de ce fondement des sociétés thermo-industrielles (pour une description et une généalogie de la société thermo-industrielle, voir Alain Gras, « Le choix du feu. Aux origines de la crise climatique » (Fayard, 2007)).
    Dmitry Orlov, « Les cinq stades de l’effondrement », traduit de l’ouvrage anglais original de 2013 (Le Retour aux Sources, 2016): Orlov, immigré russe arrivé aux Etats-Unis à l’âge de 12 ans, devenu ingénieur, nous livre sa théorie des différents stades d’effondrement d’une société industrielle: Stade 1 : L’effondrement financier; Stade 2 : L’effondrement commercial: Stade 3 : L’effondrement politique; Stade 4 : L’effondrement social; Stade 5 : L’effondrement culturel.
    William Ophuls, « Immoderate Greatness: Why Civilizations Fail » (CreateSpace Independent Publishing Platform, 2012): une description fort claire et concise des six principaux facteurs qui, selon l’auteur, précipitent les civilisations vers leur déclin et leur disparition.

  8. Posté par Anne Lauwaert le

    Edddie, oui, en effet ça fait deux ou trois hivers que l’on nous dit qu’on risque une panne électrique « majeure »… et « il suffirait » d’incendier le transformateur de 5 centrales atomiques pour plonger toute l’Europe dans un black out qui pourrait durer des mois… Le survivalisme n’est pas seulement posséder une réserve de lentilles ou de boites de sardines, c’est surtout une mentalité: être autosuffisant, en parler en famille, avec les amis et les voisins: s’il y a un problème on fait quoi? c’est arrivé à Cernobil ou Fukushima. C’est aussi se dire « je ne suis pas obligée à passer mon temps libre embouteillée sur des autoroutes ou agglutinée sur une plage ou dans une station de ski, ni d’acheter les produits contenant des produits toxiques, ni de suivre la mode, etc. c’est avant tout être autosuffisant / indépendant

  9. Posté par Le Contravariant le

    Thomas Wiesel… En voilà un pistonné ! Effarant ! Davantage encore que Joel Dicker, si c’est possible ! A tel point que l’on se croirait en France. Il prétend que c’est mieux aujourd’hui que hier : pour lui et ses camarades, certainement !

  10. Posté par Loulou le

    L’ Épée, je comprend votre point de vue, vous restez toutefois un gauchiste et un fervent ennemi de la liberté. En un mot un ennemi en ce qui me concerne.

  11. Posté par Eddie Mabillard le

    @ Anne Lauwaert! oui monsieur Blatmann a rappelé cela, le matin a publié la liste, mais comme beaucoup d’autres journaux en se gaussant du chef de l’armée.
    J’ai plusieurs fois écrit pour ceux qui n’avaient pas vécu 1956 la cris Hongroise ou celle de Suez que les gens faisait des réserves, huile, pâtes, riz etc.. mais comme ici la menace est plus diffuse alors on se moque, mais la crise grave peut survenir avec une plus grande rapidité.
    J’ai lu San Giorgio « l’effondrement économique » et suis d’accord avec lui. Par exemple l’arrêt brusque des transports pour n’importe qu’elle raison, les magasin sont vides en 2 jours, alors une personne comme Pilet que je croyais intelligente se retrouvera comme la fourmi de la fable et la bise le frigorifiera, mais la fourmi sera impassible et le laissera dehors au froid!

  12. Posté par Jim Jardashian le

    L’Epée n’en reste pas moins un gauchiste, donc quelqu’un auquel personnellement je ne pourrais pas faire confiance. Le gauchisme est une maladie mentale qui détruira l’Europe blanche dans sa totalité. Les questions de race ne sont en aucune façon marginales ou secondaires.

  13. Posté par Bussy le

    A propos du « Dispositif 6″, moi je suis persuadé que l’homme occidental saura le cas échéant faire face, et pas qu’avec une seule balle, et surtout n’oublions pas qu’il aura en face de lui des Salah Abdeslam, dont son avocat a dit qu’il a l’intelligence d’un cendrier vide !
    Quant aux collabos, le moment venu, on les trouvera tous inscrits aux jeux olympiques du Retourné de Vestes !

  14. Posté par Anne Lauwaert le

    J’oubliais: en 2012 l’armée suisse a tenu les exercices Stabilo Due simulant des troubles graves dans les pays limitrophes – le journal Le Matin a publié une liste de survie – le chef des arme Blatmann a appelé les citoyens à s’armer – un ministre allemand a conseillé de faire des réserves de guerre – depuis deux ans on évoque la possibilité d’un black out électrique dans toute l’Europe pendant des mois… En veux-tu? En voilà…

  15. Posté par David L'Epée le

    M. Loulou, si lorsque je me revendique socialiste, vous pensez automatiquement au PS ou à je ne sais quel bobo cultivant son potager sans arme, c’est que nous ne mettons pas le même sens sur les mêmes mots.

  16. Posté par Gabriel le

    Ha ! J’oubliais ! Préciser au millimètre ses pensées par écrit pour ne pas frustrer les filtres humano-coco-gauchos : nettoyage ethnique,ce n’est pas massacrer tous les immigrés,c’est simplement renvoyer dans leurs pays respectifs tous ceux qui n’ont rien à faire là, à part pomper l’aide sociale.

  17. Posté par Gabriel le

    Bon article.au vu des dernières déclarations de Trump,pas mal de pays,dont la Suisse, aux mains des gauchistes,vont se retrouver bien seuls.Le temps est venu de choisir ses amis et de s’éloigner de ceux qui votent gaucho-socialistes.c’est une question de maintien de la paix et de survie.pas besoin d’être un expert pour prévoir les dégâts futurs des programmes sociaux et économiques des types ( et bon nombre de femmes malfaisantes !) Qui tiennent les rênes du pouvoir et des médias.amis suisses,il va falloir faire un grand ménage ethnique et politique sur votre sol, et rapidement, avant que tout, aidé par les gauchistes, ne parte en sucette.

  18. Posté par Théodore J Berseth le

    Gouverner…c’est prévoir !
    Merci pour l’éclairage sur cette non affaire….uniquement parce qu’elle ne vient pas de l’oligarchie politico-médiatique

  19. Posté par Théodore J Berseth le

    Si l’on compte les avortements, les décès par accidents, par meurtres…nous sommes déjà dans la crise démographique responsable de l’appel d’all’oxygène africain…
    Mais serions-nous prêt à survivre à un effondrement du système ? Il a fallu près de 30 ans à la Russie pour se relever de l’effondrement de l’URSS !
    L’expérience de l’alternative nationale est un exemple parmi tant d’autres, certes embryonnaire,…..mais il est Suisse !
    Et l’exemple historique du plan Wahlen pour l’auto-suffisance alimentaire est-il à écarter ? Mais c’était une époque où les mots « solidarité nationale, le sens du bien commun » voulaient dire quelque chose, où il y avait une grande homogénéité anthropologique….

  20. Posté par Dominique Schwander le

    J’ai lu le dernier livre de plus de 473 pages de Piero San Giorgio (NRBC…). Je n’ai rien trouvé de d’extrême droite mais bien quelques observations sociales gauchisantes et une citation en exergue du communiste américain Noam Chomsky!!! Toutes ses attaques de la gauche élargie contre Freysinger et son parti sont des méchancetés d’ignares, jaloux, incompétents, sans vision, soumis à Bruxelles et qui n’écoutent pas le peuple. Merci chaleureux à David L’Epée de rétablir la vérité et d’en décortiquer les divers aspects et de les analyser. Il fait la preuve que la réinformation est devenue un contre-pouvoir utile, nécessaire et visionnaire et que des médias de réinformation sont parmi les meilleurs et crédibles médias d’opinion, d’analyse et d’investigation. Qui investigue, analyse et débat le plus sur les sujets importants qui touchent les citoyens (en particulier cette dernière attaque de la police de pensée et du politiquement correct contre Freysinger) le site web de Uli Windisch Les Observateurs ou le quotidien valaisan Le Poubelliste?

  21. Posté par Loulou le

    Monsieur L’Epée, qui se dit socialiste, regrette que la méthode socialiste pour faire taire l’ennemi soit appliquée à son pote et à Oskar. On croit rêver. Le survivalisme à la mode socialiste aura ses avantages: pendant qu’ils gratteront un potager et amasseront des réserves d’eau collectives moi je débarquerai avec mes potes pour prendre et on s’amusera avec leurs femmes. Nous serons bien entendu lourdement armés car nous sommes prévoyants en la matière, contrairement aux socialistes…leurs femmes et leurs enfants seront aussi une bonne marchandise d’échange et d’apaisement pour calmer les hordes des Autres, ceux que les socialistes ont fait venir en masse et qui ne manqueront pas de constituer des escadrons de la mort, du pillage et du viol sous bannière noire.

  22. Posté par Anne Lauwaert le

    autre loi de la nature: quand une espèce est en surnombre, survient un événement (maladie, famine, etc.) qui tue 90% – les 10%, les plus forts qui y survivent recommencent le cycle…
    en 1950 la population mondiale était de 2,5 milliards d’individus, aujourd’hui c’est 7,5… :-(

  23. Posté par Le coutelier le

    Voila un journaliste qui fait son travail, et qui relève le niveau.
    Bravo et merci.

  24. Posté par Anne Lauwaert le

    La sélection naturelle est une loi de la nature: les plus forts ont accès à la nourriture et donc à la reproduction ce qui élimine la reproduction des plus faibles. C’est comme ça. Dans un nid, les oisillons les plus forts écrasent les plus faibles pour s’accaparer de la nourriture et on finit par jeter les plus faibles hors du nid. Ça continue à améliorer la race et l’adaptation au milieu. Mais olala « race » = horreur = tabou… Crier au scandale de l’eugénisme de sinistre mémoire nazie ne résout rien mais empêche la discussion. En l’occurrence, si j’ai bien compris, il ne s’agit pas de discuter la réalité de la situation mais d’employer n’importe quel moyen pour combattre Freysinger. Se préparer au pire en espérant le meilleur c’est du bon sens surtout quand de partout on nous annonce le pire. Exemple : le prof. Peter Piot spécialiste de Ebola et SIDA nous dit que l’Occident n’est pas préparé à affronter une grande épidémie
    http://www.nieuwsblad.be/cnt/dmf20160912_02465308
    “Door toegenomen handel en mobiliteit, ecologische veranderingen en een groeiende demografische druk riskeren we meer gevallen van ziekten met dier-naar-mensbesmetting. Een grote epidemie, zoals de Spaanse griep, kan tientallen of honderden miljoenen doden veroorzaken.”
    « A cause de l’augmentation du commerce et de la mobilité, des changements écologiques et de la pression croissante de la démographie nous risquons plus de cas de maladies avec de la contamination animal-humain. Une grande épidémie comme la grippe espagnole peut causer des dizaines ou des centaines de millions de morts. » Le plus dangereux c’est de raisonner selon une idéologie au lieu du bon sens. Quant au survivalisme : si chacun se prépare à affronter la catastrophe, si un jour elle arrive il sera plus facile de réagir en mettant en commun les ressources de toutes les fourmis au lieu de devoir supporter en plus du malheur aussi l’irresponsabilité des cigales.

  25. Posté par Oxygène le

    Il est des réactions, comme celles de ces journalistes, qui ne s’expliquent que par leur sentiment de toute-puissance, autant sur le plan politique (le camp du Bien), que juridique (le facho c’est celui qui ne pense pas comme moi), et sur le plan de leur propre sécurité physique (leur formation idéologique leur a appris qu’on vivait en temps de paix).

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