Union européenne. J.-Cl. Juncker aurait-il des perroquets? Didier Burkhalter en serait-il?

Uli Windisch
Rédacteur en chef
BurkhalterDrapeauUE

Le journal suisse alémanique Blick a effectué une interview du Conseiller fédéral Didier Burkhalter le 16 septembre 2016 et rapporte les propos suivants de ce dernier :

« Die grösste Gefahr in Europa ist der Nationalismus ». Dans le corps de l’article le propos est plus précis : « Die grösste Gefahr in Europa sind der aufkommende Populismus und der Nationalismus ». Et d’ajouter . « Das Problem ist in der Schweiz einfach wegen des direkten Demokratie zuerst auf dem Tapet »(article complet et référence en bas de page ).

Suivant le sens effectif que Burkhalter veut attribuer à ses propos, il y a de quoi être inquiet, ou alors de ne pas être surpris du tout quand on connaît la prédisposition de nos autorités à se soumettre à l’UE tout en s’en défendant énergiquement.

Par ailleurs, il se trouve que quelques jours plutôt J.- Cl. Junker , qui sera en Suisse le lundi 19 septembre 2016 également pour une rencontre avec le Président de la Confédération, tenait des propos très semblables  en s’exprimant depuis Alpbach (Autriche). En effet, il  a estimé le lundi 12 septembre que les frontières nationales constituaient "la pire invention de tous les temps". Et d’ajouter encore :

"Nous devons combattre le nationalisme, nous avons le devoir de ne pas suivre les populistes, et aussi de leur barrer la route". Ses propos ont été repris par plusieurs médias, dont le Daily Mail.

Ces propos nous semblent particulièrement graves et reviennent, une nouvelle fois, à pratiquer une politique simpliste du bouc émissaire qui revient à attribue les immenses échecs et l’irresponsabilité de la  politique de l’UE à un phénomène que cette politique catastrophique a elle-même engendré, ce prétendu populisme précisément.

Tout aussi grave nous semble être le fait que D. Burkhalter (D.B.) semble vouloir dire que cette situation est également due à la démocratie directe et que cette dernière revient ainsi à l’agenda politique.

Malgré le côté alambiqué des propos de (D.B.) on peut se demander s’ils ne vont pas dans le même sens que ceux qui en Suisse cherchent à limiter les droits populaires de mille et une manière, tout en prétendant évidemment qu’il ne s’agit que « d’adaptations inévitables ». Sans doute de nouvelles « avancées » politiques.

Nos autorités prétendent aussi qu’elles négocient « très durement » avec l’UE ! On en aimerait des preuves et les propos de notre ministre des affaires étrangères ne nous rassurent en rien.

Dans cette affaire des négociations avec l’UE européenne, le plus difficile est de faire comprendre à la population que même si les accords bilatéraux devaient tomber, la Suisse en souffrirait à peine, que certains de ces accords ont très peu d’importance et que finalement l’UE a au moins autant intérêt que la Suisse à les maintenir. Mais le matraquage en sens contraire est tel que la population ne le voit même plus, ou pas encore. Cela est pourtant capital pour le maintien de la souveraineté de la Suisse. Nous rediffusons à ce sujet un article expert qui en fait la démonstration éclatante (F.Schaller : http://lesobservateurs.ch/2014/11/05/meme-les-accords-bilateraux-suisse-ue-tomabient-ce-pas-grave/

Quant au mythe de l’intouchable libre circulation, la Suisse doit impérativement, purement et simplement, mettre en œuvre l’initiative contre l’immigration de masse du 9.2.2014 au lieu de se laisser intimider d’une autre manière encore par les chantages de l’UE. Cela d’autant plus que très vite certains pays membre de l’UE en viendront eux-mêmes à apporter des limites à ce tabou de la libre circulation, en fait une aberration aux multiples effets pervers, lorsqu’elle devient totalement « intouchable ».

Que nos autorités cessent donc de parler comme si elles devenaient des perroquets de la politique autoritaire, centralisée, antidémocratique et catastrophique de l'UE, et qui, en prétendant nous éviter des guerres, va en réalité en provoquer.

Faut-il alors s’étonner que de plus en plus citoyens qui réagissent contre ces politiques catastrophiques là où ils le peuvent encore- sur les sites de la réinformation, sur les réseaux sociaux  et dans les rubriques des médias consacrées aux lecteurs- lorsqu’ils ne sont pas censurés ou que l’on se trouve obligés de les censurer à cause de leur violence et contenu diffamatoire, parlent de plus en plus massivement de trahison nationale, voire de haute trahison !

Appel à nos autorités ! Changer de politique plutôt que de vouloir baîllonner ou changer le peuple, cela d’autant plus qu’en Suisse vous n’y arriverez pas car pour limiter les droits du peuple il vous faut obtenir son aval. Or, ce  dernier n’est atteint ni du syndrome de Stockolm ni d’un syndrome suicidaire.

Si vous ne changez pas on va vous changer vous. C’est ce que vos prétendus  populistes sont en train de faire de plus en plus largement. C’est cela la démocratie, en tout cas en Suisse et cette dernière n’est pas prête, elle, à une majorité écrasante, à imiter l’UE.

Autorités ! Rassurez-nous que vous ne voulez pas imiter l’UE, voire carrément vous soumettre, car vous êtes nombreuses à nous inquiéter sérieusement et de plus en plus.

Sinon nous serons nous aussi obligés de parler de trahison nationale.

Références : article du Blick, en allemand, ici : http://www.blick.ch/news/politik/aussenminister-burkhalter-vor-dem-juncker-besuch-die-groesste-gefahr-ist-der-nationalismus-id5496536.html

Uli Windisch, 18 septembre 2016

 

 

 

 

 

9 commentaires

  1. Posté par Amarillys Taylor le

    C’est le manipulateur en chef qui suit et encourage tous les errements des socialistes, PLR et PDC devenus les copains-complices de la gauche. Comme tous ces gens là, ils s’essaient de faire croire que tant les frontières comme les nationalismes sont un défaut nouvellement acquis de ceux qui veulent conserver leur culture et leurs libertés face à l’afflux migratoire incontrôlé que nos gouvernants nous font subir. Malgré la lutte des peuples européens pour conserver leur culture millénaire, ils veulent nous priver de la liberté de choisir de quel côté nous sommes!Cela rappelle l’aveuglement des communistes et leurs échecs. Juncker et lui, bonnet blanc et blanc bonnet. Nous y tenons à notre NON à l’UE confirmé 2 fois!

  2. Posté par Dominique Schwander le

    Considérer, comme ce Burkhalter, l’extrême gauche et la gauche internationaliste, que le nationalisme est un faux visage trompeur du racisme et du militarisme, alors que la globalisation, l’ingérence et l’interventionnisme humanitaire ne sont pas simplement la politique à la mode mais sont sanctifiés et ruinent notre pays, est non seulement une absurdité antidémocratique mais un mensonge manipulateur tout comme la « reductio ad hitlerum » des partis politiques de droite. Burkhalter est depuis toujours un propagandiste bruxellois et un traître à la patrie, tout comme la majorité des députés au Parlement européen qui ne sont plus les représentants de leurs pays à Bruxelles et les défenseurs de leurs pays mais des propagandistes bruxellissés des eurocrates de Bruxelles dans leur pays. On ne raisonne plus. On inverse les valeurs. On accomplit. On se vend et se soumet, d’une part à l’impérialisme UE, aux USA et à leurs mensonges et, d’autre part, aux exigences de l’arrogante fraternité musulmane.

  3. Posté par aline le

    Des propos pareils de la part du bronzé de Neuchâtel ne m’étonnent absolument pas. Il faut absolument se méfier de cet euroturbo, qui veut à tout prix faire entrer la Suisse dans l’UE.

  4. Posté par S. Dumont le

    Didier Burkhalter n’a pas le niveau ni la trempe pour être un Conseiller fédéral et je rappelle, toutefois, à ce militant de gauche mondialiste, son obligation de respecter la volonté du peuple et, en aucun cas, de se soumettre lamentablement face à Bruxelles. Dans le cas contraire, toute trahison mérite sanctions….

  5. Posté par Claude le

    C’est le moment pour l’UDC de durcir ses positions. Sans cela, nous sommes foutus et adieu la Confédération Helvétique.

  6. Posté par Andrea le

    Art 266 du Code Pénal !!!

  7. Posté par Nicolas le

    On est en droit de penser que ce sale type se prépare sur notre dos, un avenir à la Barroso.

  8. Posté par romolo tusino le

    IL FAUT LE DESTITUER DE SA FONCTION !!!!!!
    TRAITRE ……DE LA NATION.

  9. Posté par Le Taz le

    Ce Didier Burkhalter est un mondialiste de la même trempe que les Merkel, Sarkozy, Renzi, Hollande et Juncker.

    De tels individus n’ont rien à faire au sein de notre conseil fédéral !

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