Actualités. Commentaires express UW (III) : Le socialisme malfaisant, 5.9.2016

Uli Windisch
Rédacteur en chef
Socialisme pour les NUlsBON

-Médias et socialisme

-Le socialisme et la question des langues en Suisse

-Suisse -UE

-Les socialistes et l’UE unis pour désarmer ses citoyens, y compris les Suisses

-Les socialistes avec Georges Soros

-Socialisme et patriotisme

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Médias et socialisme

Le Conseiller national socialiste Andreas Gross fait partie de ceux qui bénéficient d’ un abonnement à la Radio suisse romande tant il est constamment présent, notamment à l’émission  « l’Invité « du journal  du matin de 7h35. Le lien est devenu si étroit que l’invité privilégié appelle même le journaliste, Simon Matthey-Doret, par son prénom. Autant faire les choses ouvertement, puisque personne ne s’en scandalise.

Cet invité est considéré comme un « spécialiste » d’un nombre impressionnant de sujets politiques (on distingue généralement deux types d’intervenants : ceux qui savent rien sur tout et ceux qui savent tout sur rien ; à vous auditeurs de le classer).

Le 2 septembre il était invité sur le thème de la Turquie qu’il connaît très bien (selon qui au juste ?) ; et comme on dit, il en revenait justement, cela justifie amplement une invitation supplémentaire. En bref, malgré les contorsions  d’usage d’un socialiste un peu gêné, il approuve le régime dictatorial de Erdogan et la terrifiante répression ! Etonnant pour un socialiste ? Ou alors y a-t-il là un exemple d’une forme « soft » d’islamo-gauchisme, et admiré par « notre » radio ? A propos de gauchisme, il est vrai qu’il en connaît un bon bout puisqu’il était même parmi les fondateurs du GSsA (Groupement pour une Suisse sans armée, votation du 26 novembre 1989).

Le rappel de ce passé par le journaliste ne le gêne nullement , au contraire, il dit qu’il en est encore très fier ! Ce gauchiste voulait donc désarmer la Suisse, au nom de justifications que ces gens-là trouvent toujours très pertinentes, même aujourd’hui. Pas d’autocritique, évidemment que non puisque l’on se prend toujours  pour un modèle et que l’on a toujours raison.

Mais imagine-t-on ce que serait aujourd’hui la Suisse  sans armée ? En plus quand on sait le temps que prend  la mise sur pied d’une armée nationale crédible.

C’est aussi cela le socialisme, qui était déjà virulemment opposé à une Police  fédérale et aujourd’hui à une loi  sur le Renforcement du renseignement (en votation le 25 septembre 2016), notamment au nom d’une prétendue atteinte à la liberté ! Préfère-t-on les attentats à une légère limitation des libertés ? Ceux qui n’ont rien à se reprocher approuvent largement. Mais A. Gross sait mieux que tout le monde : « cette loi ne va pas augmenter la sécurité ». Sans doute pensait-il la même chose de l’armée quand il militait très activement et obsessionnellement pour sa suppression.

On notera aussi qu’une autre socialiste, membre du Parlement fédéral, Géraldine Savary, veut tout le temps se mêler des questions liées à l’armée, avec une méfiance et des accusations surprenantes, pour ne pas dire scandaleuses. C’est bien elle qui, à la suite  du  récent crash de l’avion de combat FA-18, avec la mort du pilote, s’est demandé si, plus généralement, l’armée n’était pas contente de certaines destructions du matériel militaire afin de pouvoir s’en acheter du nouveau. Que d’experts militaires socialistes ! Elle aussi à un abonnement à « notre » radio ; une nouvelle fois, au nom de ses compétences notoires ? Ou parce qu’il y a osmose entre  les socialistes et les médias au sujet d’une image viscéralement méfiante et négative de l’armée ?

Le pire, ces socialistes veulent même donner des leçons aux professionnels et experts réellement compétents.

Pour nous, c’est toujours le même étonnement : comment des dizaines de milliers d’électeurs peuvent -ils continuer à voter pour de tels « experts » ?

Une différence cependant entre eux et les médias : les premiers ne représentent que leur parti tandis que les seconds sont censés représenter l’ensemble de la population puisqu’ils nous disent quotidiennement que sans le « Service public » des médias la cohésion nationale serait gravement menacé ! Ils osent vraiment … tout, c’est à cela qu’on les reconnaît, paraît-il.

Reste une question fondamentale : pourquoi sur les questions militaires et de sécurité, pourtant d’une brûlante actualité et d’une importance capitale, entend-on si peu de vrais professionnels et experts dans notre « Service public » médiatique, Service que l’on aimerait voir davantage au service de tous les publics ?

Le socialisme et la question des langues en Suisse

Il  y a une autre composante présente dans les gènes des socialistes. Le Conseiller fédéral socialiste A. Berset, cette fois, piaffe d’impatience pour pouvoir intervenir au nom de la Confédération pour obliger tous les cantons à enseigner une deuxième langue nationale dès le primaire, alors que certains cantons, sans refuser une deuxième langue nationale bien sûr, veulent simplement l’introduire au secondaire, alors que le fédéralisme a toujours permis de gérer aisément ce genre de problème selon l’un des principes essentiels qui caractérise la politique suisse dans tous les domaines : celui de l’Unité dans la Diversité.

Berset, lui aussi, veut nous faire le coup de la mise en danger de la cohésion nationale si on ne le suit pas , ce qui est totalement faux car la cohésion nationale tient à des facteurs bien plus fondamentaux.

Berset reçoit comme il se doit, un très large écho approbateur et répété en boucle de la part des médias, surtout romands il est vrai.

Il semble que, congénitalement, le socialisme veut la centralisation, l’imposition autoritaire , la prétention d’ une meilleure connaissance de ce qu’est fondamentalement la Suisse, et tout cela au nom de la cohésion nationale et en prétendant qu’il n’y a qu’une Suisse  et que cette dernière n’est pas divisée. Alors que c’est précisément A. Berset lui-même, avec son obstination sur ce  point, qui crée la division.

En fait, qui est à l’origine des divisions les plus profondes de la Suisse actuelle ? Ce sont eux les socialistes avec leur entêtement et obsession à vouloir faire entrer la Suisse dans l’UE,  avec leur politique migratoire irresponsable menée jusqu’au Conseil fédéral, de même qu’avec le thème de l’asile , de la naturalisation, etc. Leur seule réponse : accuser l’UDC de tous les maux dont ils sont eux-mêmes responsables !

Est-ce un hasard si les couches ouvrières et populaires désertent massivement les socialistes pour rejoindre qui… ? l’UDC. Mais rien n’y fait. Ils savent mieux que le peuple lui-même ce qui est bon pour lui. Jusqu’à quand ?

Le déni du réel, qui va de pair avec la possession idéologique, est-il lui aussi présent jusque dans les gènes socialistes ?

Suisse -UE

Les médias nous annoncent que l’ambassadeur de l’UE, Richard Jones, qualifié à l’occasion de « haut dignitaire » par Le Temps, 3.9.2016, quitte son poste à Berne.

Le journaliste du Temps le dit « discret » mais semble se réjouir qu’il tente de mette la pression sur la Suisse avant de la quitter. De la part du Temps pro-européen militant, contre l’avis massif du peuple, cela ne nous étonne pas.

D’aucuns se posent la question : Richard Jones, ambassadeur de l’UE en Suisse ? Alors que la Suisse n’est même pas membre de l’UE. Il est vrai que pour certains c’est comme si.  Donc, ce R. Jones est considéré comme discret mais très disponible pour le monde politique suisse. Tiens, qui cela étonnerait-t-il ?

Avant son départ, il tient à dire combien la Suisse « est un pays fantastique ». Le propre d’une concession : on flatte pour mieux attaquer ensuite. L’ambassadrice des USA, Suzan LeVine, disait une chose très semblable lors de son arrivée en Suisse ; nous n’avions pas manqué d’ironiser à l’époque. On sait combien les USA nous adorent, surtout pour tenter de ruiner notre système bancaire, entre autres, tout en gardant l’un des secrets bancaires les plus confidentiels dans certains Etats

R.Jones, sans en avoir l’air, cherche en fait à mettre la pression sur la Suisse en prétendant que la libre circulation ne pourra être poursuivie sans ledit Accord institutionnel et nous invite même à faire vite car bientôt l’UE sera occupée avec les négociations sur le Brexit. Retenez son langage : « notre but est de donner un cadre juridique pour stabiliser la voie bilatérale ». Bref, c’est tout bon pour nous. A d’autres.

Les socialistes suisses les plus pro-européens et qui courent après l’UE et sont prêts à tout céder regrettent même son style trop discret. On aura tout entendu et vu de leur part.

Le problème le plus grave reste quand même celui de la faiblesse  de nos autorités  qui donnent l’impression à un public suisse de plus en plus large d’être incapable de défendre fermement la Suisse, soucieuses qu’elles sont de chercher à s’adapter sans trop révulser la population. Est-ce un hasard s’il est de plus en plus question de trahison et de nouveaux baillis étrangers, baillis que nos ancêtres savaient combattre et avec succès.

Ces pressions implicites, en fait elles sont très claires, même emballées diplomatiquement, et le suivisme  soumis des médias n’ont qu’un effet : l’accentuation du rejet des élites et des médias et un renforcement supplémentaire de l’attitude anti-UE et pro-UDC.

Il faut espérer que le peuple suisse ne se laissera pas influencer par une propagande de plus en plus  massive de la part des autorités , car, et il faudra y revenir, même la fin éventuelles des bilatérales, ce sera l’argument massue, n’aura guère d’effets négatifs sur la Suisse. C’est cela qui sera le plus difficile à faire comprendre. Les Anglais ont su résister au chantage à propos du Brexit, les Suisses en seront-ils capables à propos de l’ « accord institutionnel » et des bilatérales ?

Serons-nous aussi dignes, patriotes, résistants et insistants que les pays du groupe de Visegrad de l’Est de l’EU (Hongrie, Pologne, Tchéquie, Slovaquie), eux qui devraient nous servir de modèle  et donner honte aux  autorités  suisses ayant une tendance à la soumission, parfois même par anticipation ?

Les socialistes et l’UE unis pour désarmer ses citoyens, y compris les Suisses

L’UE veut donc  « psychiatriser » les possesseurs d’armes dans l’UE et la Conseillère fédérale socialiste S. Sommaruga, entre autres !, semble approuver (certains se demandent même si les autorités de l’UE en proposant de telles mesures ne craignent pas qu’un jour les citoyens de l’UE révoltés contre cette dernière ne retournent par leurs armes contre elle !).

C’est un autre domaine à propos duquel les Suisses devront montrer ouvertement et de manière très déterminée leur capacité de résistance . Ici cela devrait être plus facile que pour les bilatérales et l’Accord institutionnel, car le sujet est plus clair et touche affectivement à l’identité profonde des Suisses.

En effet, plus le sujet est flou, abstrait et compliqué plus la possibilité de manipuler le peuple suisse est aisé, surtout si en plus on réussit à faire peur, voire à mentir, même de la part des autorités.

Les socialistes avec Georges Soros

Nous avons déjà souligné à plusieurs reprises la présence de l’ancienne Conseillère fédérale socialiste Micheline Calmy-Rey dans le conseil d’administration de la fondation de l’Open Society de ce sinistre et malfaisant milliardaire, Georges Soros,  qui soutient le multiculturalisme, le communautarisme, les migrations de masse et la destruction de nos  valeurs civilisationnelles fondatrices.

Est-ce aussi cela le socialisme ?

Socialisme et patriotisme

Les couches ouvrière et populaires sont toujours parmi les plus patriotes. Il semble que les socialistes s’en rendent compte un peu tardivement, puisque cela fait longtemps qu’ils ont perdu une grande partie de cet électorat, qui préfère de plus en plus l’UDC dont le patriotisme ne fait aucun doute.

N’avez-vous pas eu un sourire en attendant le grand timonier socialiste Christian Levrat, présent à la fête fédérale de lutte, une fois n’est pas coutume, répondre à une journaliste du Service public médiatique  qui s’étonnait de la faible présence des socialistes, qu’il pensait que non  et que le public était « assez mélangé » !

Jolie formule  ou un autre déni du réel ?

Uli Windisch, 5 septembre 2016

 

 

 

 

7 commentaires

  1. Posté par bigjames le

    Au sujet des médias et de nos autorités judiciaires…
    Ont-ils enfin des informations sur ce « suisse de 27 ans » qui a bouté le feu au compartiment d’un train à Saint-Gall, avant de tuer et blesser au hasard les malheureux voyageurs qui s’y tenaient ?
    C’était le 13 août…..
    Des lecteurs du site ont-ils des infos ?

  2. Posté par Myrisa Jones le

    Il paraît que le nombre de « migrants » aux frontières de la Suisse a diminué, pouvait-on lire dans certains merdias. Encore un mensonge de l’Etat…
    Et ces chiffres ne comptabilisent pas tous ceux qui passent clandestinement, resent ou se présentent chaque jour à la frontière allemande où le nombre de douaniers ont été augmenté.
    Le gouvernement s’étonne encore que la population ne lui fasse plus confiance.

    Pour info:

    Près de 30.000 entrées illégales, depuis Janvier
    Le nombre d’entrées illégales en Suisse a augmenté de manière significative. Le plus grand assaut qu’a connu le garde-frontière du Tessin.

    http://www.20min.ch/schweiz/news/story/Fast-30-000-illegale-Einreisen-seit-Januar-15387583

  3. Posté par Myrisa Jones le

    Pour info
    L’UE veut « posséder » la Suisse politiquement et financièrement et continue sont chantage. Le CF semble résister, mais est-ce pour de vrai?

    Bilatérales: Berne aurait interrompu les consultations
    Bruxelles voudrait obliger la Suisse à constamment adapter les accords au droit européen. Berne ne veut pas entendre parler de la Cour de justice de l’UE.

    http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Bilaterales–Berne-aurait-interrompu-les-consultations-25225248

  4. Posté par Maurice le

    Merci à Monsieur Uli Windisch pour cette mise au point très pertinente.
    Et pour poursuivre ses propos, voici un petit reportage fort édifiant sur « les missionnaires de la démocratie », où l’on voit Georges Soros tirer bien des ficelles :
    http://www.kla.tv/8865

  5. Posté par bigjames le

    @aline
    Je ne me fais malheureusement pas beaucoup d’illusions sur l’issue du scrutin No Billag.
    Une très grande partie des Suisses, surtout les retraités, sont totalement lobotomisés par la propagande de gauche de nos merdias. Les menaces bidons quant à la disparition du service public vont pleuvoir de partout. Tous les arguments y passeront. Accords bilatéraux, franc fort, sécurité, pluralité de l’info, chômage, etc.etc…
    Même une redevance à Fr. 200.- serait un scandale. Elle permettrait encore à ces menteurs de distiller leurs idées mortifères bien plus que nécessaire.
    Les vieux voteront NON, et les jeunes ne voteront pas. Ils ne sont que peu concernés.
    L’info, ils la prennent sur le net.

  6. Posté par aline le

    Merci, Monsieur Windisch, pour cette analyse clairvoyante, mais en même temps très inquiétante. Au moins une fois par jour nos médias étatiques et propagandistes nous démontrent que nous n’avons plus besoin du « service public ». L’initiative No Billag a toutes ses chances d’être acceptée.

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