Les Fribourgeois seront obligés d’accepter et de financer le Centre Islam et Société

topelement

La population fribourgeoise ne votera pas sur le Centre Suisse Islam et Société (CSIS) de l'Université de Fribourg. Le Grand Conseil a déclaré vendredi la nullité de l'initiative constitutionnelle déposée par l'UDC, pour cause de violation de la Constitution fédérale.

Dans une atmosphère tendue, les députés ont voté le décret d'invalidité par 63 voix contre 18 (tous UDC sauf 1 PLR) et 1 abstention. L'initiative déposée l'été dernier avait recueilli environ 9000 signatures, un tiers de plus que les 6000 nécessaires.

Mais début 2016, le Conseil d'Etat a annoncé qu'il recommandait au parlement cantonal de l'invalider, se fiant à deux avis de droit négatifs. La commission parlementaire s'est prononcée dans le même sens par huit voix contre deux oppositions (issues de députés UDC).

Experts sceptiques

Car le texte est contraire à la Constitution fédérale, ont jugé deux experts en droit constitutionnel, Pascal Mahon de l'Université de Neuchâtel et Benjamin Schindler de l'Université de St-Gall. Selon eux, il est discriminatoire, étant basé sur une différence confessionnelle et orienté contre les personnes d'une seule religion.

Les initiants dénonçaient une éventuelle future formation d'imams. Et selon eux, l'Etat n'a pas à financer une formation théologique concernant une religion qui ne bénéficie pas du statut de droit public.

Il est soutenu financièrement par divers partenaires, parmi lesquels le Secrétariat d’Etat pour la migration dans le domaine de la formation continue, le Service de lutte contre le racisme, ou encore la Fondation Mercator Suisse.

Source

19 commentaires

  1. Posté par G. Vuilliomenet le

    « Les Chambres fédérales ne l’avaient pas eu au moment d’empêcher la votation sur l’interdiction de nouveaux minarets. »

    Au fait, est-ce que ce crétin a pu lire la décision de Strasbourg au sujet de cette interdiction de la construction des minarets?

    http://www.humanrights.ch/fr/droits-humains-suisse/interieure/groupes/culturel/interdiction-minarets-strasbourg-ne-jugera

    Et le crétin de continuer

    « Tout heureuse de pouvoir capitaliser en vue des prochaines élections cantonales, l’UDC prétendra le contraire. Elle se trompe néanmoins à invoquer un «déni de démocratie» quand le parlement, démocratiquement élu, applique une loi démocratiquement votée en invalidant une initiative visiblement contraire à la Constitution fédérale approuvée en votation populaire. »

    donc une poignée d’individus tiennent en otage la population fribourgeoise qui aurait pu donner son avis. Drôle de conception de la Démocratie, mais nous remarquons depuis quelques temps qu’Audiard a de plus en plus souvent raison: les cons ça osent tout, c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnait.

    Je reste persuadé que les CE fribourgeois ont déconné, raison pour laquelle l’UDC FR doit mener l’affaire devant le TF!

  2. Posté par Marie-France Oberson le

    Je me permets de vous transcrire l’Editorial du journal chéri des Fribourgeois « La Liberté », de ce jour.. Et l’on se demande pourquoi les peuples se tournent vers de partis « qui ont des c******s et finissent par se révolter.

    ÉDITORIAL
    Sursaut de démocratie
    SERGE GUMY
    «Le Grand Conseil censure le peuple», «un déni de démocratie sans précédent dans notre canton»: l’UDC a sorti hier l’artillerie lourde pour critiquer l’invalidation de son initiative contre l’ouverture du Centre suisse islam et société à l’Université de Fribourg. Ce refrain victimaire et populiste ne doit toutefois tromper personne: loin de bafouer la démocratie, le législatif cantonal l’a préservée d’une dangereuse dérive.
    Car n’en déplaise au parti nationalconservateur, dans notre système politique aux équilibres subtils, le peuple, s’il est souverain, ne saurait imposer sa tyrannie. Or, l’initiative UDC discrimine les musulmans, en cherchant à empêcher, au sein de l’Alma mater fribourgeoise, l’étude de l’islam et la formation d’imams – que les statuts du Centre ont exclue tardivement. Même 8743paraphes de citoyens ne suffisent pas à conférer une once de respectabilité à un texte transpirant, au mieux la crainte de l’autre alimentée par l’actualité mondiale, au pire les préjugés les plus grossiers vis-à-vis de la religion du Croissant.
    En tenant la ligne de la raison, le Grand Conseil, quand bien même il fut lui aussi tenté par le racolage UDC, a fait preuve au final d’un certain courage politique.
    Les Chambres fédérales ne l’avaient pas eu au moment d’empêcher la votation sur l’interdiction de nouveaux minarets.
    Fribourg permet ainsi un sursaut démocratique salutaire. Tout heureuse de pouvoir capitaliser en vue des prochaines élections cantonales, l’UDC prétendra le contraire. Elle se trompe néanmoins à invoquer un «déni de démocratie» quand le parlement, démocratiquement élu, applique une loi démocratiquement votée en invalidant une initiative visiblement contraire à la Constitution fédérale approuvée en votation populaire. A moins que le parti ne cherche à s’ériger en porte-parole exclusif du peuple. Est-ce donc là sa vision de la démocratie?

  3. Posté par REALrecognizeREAL le

    Nos ancêtres doivent se retourner dans leur tombes

  4. Posté par Philippe le

    Deux « experts » contre huit mille signatures. Ce n’est pas la démocratie. C’est le déni de réalité et le politiquement correct.
    L’intention de ces tristes personnages c’est d’éviter les confrontations et les attentats au prix du déshonneur. Ils ont le déshonneur et ils auront les confrontations et les attentats.

  5. Posté par Icing le

    A force de se moquer du peuple , à force de le mépriser , à force de le bâillonner , on finit par réveiller la bête , à partir de ce point c’est le non retour avec tous les drames humains que cela comporte comme nous le montre l’histoire de l’humanité

  6. Posté par Gilles helger le

    En suisse depuis une votation fédérale récente, il n’y a plus d’initiative populaire possible dés lors qu’elle déplait aux dirigeants; Toute réaction contre l’islam , système juridique totalitaire incompatible avec nos lois et coutumes, déplait aux dirigeants européens qu’ils soient suisses, français etc.

  7. Posté par Christian Hofer le

    Notre pays est vraiment devenu fabuleux:

    nos politiciens prônent le « dialogue » avec d’autres cultures mais interdisent aux Fribourgeois de donner leur avis alors qu’ils vont devoir passer à la caisse pour quelque chose qui n’a rien à voir avec leur canton.

    Sommes-nous devenus des citoyens de seconde zone dans notre propre pays?

  8. Posté par Pierre H. le

    C’est à nouveau un autre socialiste qui est pressenti comme prochain syndic de Fribourg ! Thierry Steiert ! Décidément, on en sortira jamais !

  9. Posté par G. Vuilliomenet le

    Non! La CEDH n’a pas déclaré l’islam incompatible avec les droits de l’homme, c’est la charia qui l’a été, nuance subtile de la part de ces juges qui n’ont surtout pas voulu se mouiller et se sont montrés tels qu’ils sont: DES PLEUTRES, comme les sagouins que nous avons élus pour nous représenter dans les différents parlements.

    Pourtant n’importe quel âne sait que la charia est bel et bien la loi de l’islam, la loi d’Allah, que sans cette loi, l’islam ferait faillite. Combien de grands « savants » (sic) nous l’ont dit?

  10. Posté par G. Vuilliomenet le

    Une question se pose, est-ce que le TF ne pourrait pas être saisi dans cette affaire? Car il semble évident que nos renégats de Conseillers d’Etat, quelque soit le canton se sont lâchement couchés face à l’islam. Ils rampent, ils sont non plus dans la posture de lèche-babouches mais carrément d’islamo-fellateurs et ils aiment ça!

    Une véritable honte.

  11. Posté par Caramba le

    Et les Suisses disent AMEN à l’islamisation ! Tendez la main on vous mange le bras et un très très proche avenir vous le dira! Les Frères Musulmans font perfidement leur nid!

  12. Posté par Théodore J Berseth le

    En date du13.02.2003, la CEDH de Strasbourg a arrêté que l’islam et la charia étaient incompatibles avec les lois européennes…
    Voir :<Cour européenne des droits de l’homme : incompatibilité de l’islam avec nos lois

    Droit supérieur variable…
    Nos autorités se targuent du "droit supérieur" pour écarter du revers de la main tout vote populaire qui ne lui convient pas….mais là, aucune mention…..bizarre ? vous avez dit bizarre ?
    L’islam est incompatible avec les droits de l’homme, la démocratie et l’égalité homme-Femme.

    Cour européenne des droits de l’homme : arrêt du 31 juillet 2001

  13. Posté par Jean Rossier le

    Je rappelle que l’Uni de Fribourg avait magouillé en 2012 pour fermer sa chair d’archéologie paléochrétienne et byzantine, fermant ainsi le seul centre de compétence de Suisse dans ce domaine. Et quand je dis magouille, heureusement que les contribuables ne sont pas au courant de ce qui s’est passé.

  14. Posté par Vivi le

    La traitre dictature du mal continue et nous le peuple mal organisé , nous ne faison que râler et gueuler derrière nos claviers. Apparemment le film de propagande et de victoire, ( prise de position/ occupation et jihad ) du CCIS tourné à Lucerne ne leur à pas ouvert les yeux … Et. apparemment notre gouvernement préfère la soumission par peur de heurts, mais la soumission ne préservera pas la Suisse des attentats … la soumission amène à l’occupation …

  15. Posté par C. Donal le

    La forme non violente du jihad. Non violente puisque adversité molle. Lorsque le jihad non violent aura pris possession du territoire, le jihad violent sera difficile à contenir. On ne plaisante pas avec le système totalitaire chariatique comme on ne discute pas l’autorité de Kim Jong-un. Au moins ce dernier crèvera un jour.

  16. Posté par Philippe Boehler le

    complément: « http://revdh.org/2003/02/01/arrets-de-la-cedh-conseil-de-leurope-et-cij/

  17. Posté par Philippe Boehler le

    L’islam n’étant pas une religion, il me semble que le problème est mal posé:
    En date du13.02.2003, la CEDH de Strasbourg a arrêté que l’islam et la charia étaient incompatibles avec les lois européennes…
    Voir :<Cour européenne des droits de l’homme : incompatibilité de l’islam avec nos lois

    L’islam est incompatible avec les droits de l’homme, la démocratie et l’égalité homme-Femme.

    Cour européenne des droits de l’homme : arrêt du 31 juillet 2001

    La Cour européenne des droits de l’Homme a proclamé l’incompatibilité entrela charia et les droits de l’homme, tels que mentionnés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme édictée par l’ONU en 1948.

    Par un arrêt du 31 juillet 2001, la Cour statuant sur la validité de l’interdiction par la Cour constitutionnelle turque d’un parti islamique, le Refah Partisi (Parti de la Prospérité), exaltant des valeurs conformes à la charia, a entériné la dissolution.
    La Cour a jugé que ces valeurs étaient en contradiction avec celles prônées par la Convention européenne des droits de l’homme de 1950 : « La Cour estime que dans la présente affaire, les sanctions infligées aux requérants peuvent raisonnablement être considérées comme répondant à un « besoin social impérieux » pour la protection de la société démocratique, dans la mesure où les responsables du Refah Partisi, sous le prétexte qu’ils donnaient au principe de laïcité un contenu différent, avaient déclaré avoir l’intention d’établir un système multi-juridique fondé sur la discrimination selon les croyances, d’instaurer la loi islamique (la Charia) qui se démarque nettement des valeurs de la Convention et avaient laissé planer un doute sur leur position quant au recours à la force afin d’accéder au pouvoir et, notamment, d’y rester » (www. echr.coe.int)

    Arrêt confirmé par la Grande chambre de la Cour européenne des droits de l’homme : 13 février 2003
    Extraits :• La Cour rappelle que la liberté de pensée, de conscience et de religion représente l’une des assises d’une « société démocratique » au sens de la Convention. Cette liberté figure, dans sa dimension religieuse, parmi les éléments les plus essentiels de l’identité des croyants et de leur conception de la vie, mais elle est aussi un bien précieux pour les athées, les agnostiques, les sceptiques ou les indifférents.

    • Il y va du pluralisme – chèrement conquis au cours des siècles – qui ne saurait être dissocié de pareille société. Cetteliberté implique, notamment, celle d’adhérer ou non à une religion et celle de la pratiquer ou de ne pas la pratiquer.
    • Par ailleurs, dans une société démocratique, où plusieurs religions coexistent au sein d’une même population, il peut se révéler nécessaire d’assortir la liberté en question de limitations propres à concilier les intérêts des divers groupes et à assurer le respect des convictions de chacun
    • Selon la Cour, dans une société démocratique, l’Etat peut limiter la liberté demanifester une religion, par exemple le port du foulard islamique, si l’usage de cette liberté nuit à l’objectif visé de protection des droits et libertés d’autrui, de l’ordre et de la sécurité publique

    • Nul ne doit être autorisé à se prévaloir des dispositions de la Convention pour affaiblir ou détruire les idéaux et valeurs d’une société démocratique.

    • la Cour partage l’analyse effectuée par la chambre quant à l’incompatibilité de la charia avec les principes fondamentaux de la démocratie.

    • A l’instar de la Cour constitutionnelle, la Cour reconnaît que la charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictés par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques.

    • Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’homme et de soutenirun régime fondé sur la charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses.

  18. Posté par Bilou le

    On ne s’attendait pas à autre chose.

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