Éducation nationale : lire, une « habitude élitiste »

Vivien Hoch
Doctorant en philosophe, consultant en communication
BelkacemPeillon

Ce lundi matin, un professeur (d'ailleurs on dit une professeure si l'on ne veut pas se rendre complice du « système oppressif contre la femme »), poste le texte suivant sur son compte Facebook :

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Sa directrice d'établissement convoque donc ce professeur des écoles, pour lui dire qu'il est intolérable que les enfants « lisent beaucoup trop », parce que cela pousse les enfants « à adopter une attitude élitiste ». L'histoire de cette convocation, qui commence à se répandre sur le Web (ici un article sur Slate), veut dire beaucoup de chose de la machine « éducation nationale » en France, gangrénée à tous les niveaux par l'ultra-gauche qui rêve de déconstruire par tous les moyens le « vieux monde bourgeois » (celui dans lequel les enfants osaient apprendre à lire, par exemple) pour le remplacer par le monde égalitaire, égaylitaire, où tout le monde se ressemble dans la même nullité.

Pour nos « élites » nourries par l'argent public et chargées par des organismes étatiques opaques et endogames, de réfléchir aux différentes manières d'imposer une déconstruction générale du vieux monde "bourgeois",  la lecture est une reproduction sociale et bourgeoise (un exemple d'étude sociologique ici). Comprenez que si un enfant se met à lire, alors que ses camarades ne lisent pas, ou ne veulent pas lire, il adopte d'emblée une position de domination intellectuelle intolérable.  Lire, c'est donc continuer la domination de la bourgeoisie sur les classes prolétaires ; de même que demander à l'immigré musulman de s'intégrer à la société, c'est entretenir la domination de l'Église en Occident. Pour eux, on est toujours pris dans la vieille dialectique marxiste : opprimés/oppresseurs, exploités/exploiteurs, prolétaires/bourgeois, etc.

De tels propos ne sont pas si rares dans le système éducatif. Les exemples sont multiples. C'est par l'endoctrinement des enfants que les socialistes/communistes rêvent de changer la société. C'est pourquoi tous les efforts sont portés vers l'école - ABCD de l'égalité, ligne Azur, Charte de la laïcité, scolarisation précoce des enfants, rabotage de l'histoire de France, etc.. Le vieux monde communiste gangrène encore trop l'Éducation Nationale.

5 commentaires

  1. Posté par Mathieu le

    Mais Mr Hoch, vous n’avez (encore) pas compris ce statut facebook. Je m’en vais, de ma plume, vous l’expliquez, on ne peut plus clairement.
    La directrice de cette établissement, n’est absolument pas de gauche (et non !), bien au contraire ! Elle est de droite (de l’extrême certainement). Mme la directrice est très embêtée que ses enseignants fassent bien leur travail. Et oui, ils apprennent à lire aux enfants, et y consacrent beaucoup de temps. Mais Mme la directrice a un projet politique bien en-tête. Si l’éducation nationale cherche, par le socle commun, à enseigner à nos enfants : les bases pour vivre ensemble, les codes pour dompter notre société, et à développer leurs sens critiques afin qu’ils puissent construire leurs propres sociétés : Mme la directrice, elle, souhaite au contraire avoir un contrôle des masses. Pour cela, il faut appauvrir intellectuellement la société afin de l’asservir, et d’empêcher toutes révoltes des prolétaires (oui Mme la directrice sait lire, et a lu « 1984 », grand bien lui en a pris !). Mme la directrice abuse donc de sa position pour contraindre ses collègues enseignants à limiter l’instruction et l’éducation faites aux enfants, gage pour elle de la médiocrité intellectuelle dont elle pourra (elle et ses copains du parti) faire bon usage pour assouvir ses besoins de supériorité et de pouvoir.
    La démocratie a ce défaut, elle laisse la liberté aux loups d’exister (normal) mais aussi de dévorer, de manger, de voter, de tuer, de chasser, de diviser…. pour mieux régner. quel chance a le loup de vivre en démocratie !
    Mr Hoch, vous êtes un loup sans cultures.

  2. Posté par Coco le

    En tant que communiste, je suis obligée de dire que cet article est de la merde en barre. Vous voulez que l’on parle de l’éduc pop ?? Qui est de gauche et qui a permis tant d’avancées dans l’éducation… Un monde égalitaire c’est un monde où chaque enfant à la même possibilité d’apprentissage partout, et absolument pas un ou on empêche les uns d’apprendre pour ne pas « froisser » les autres. En fait vous y connaissez juste strictement rien et vous servez d’une anecdote nauséabonde pour épancher votre haine (pour quelles raisons ??) des communistes et de la gauche en règle générale…

  3. Posté par Pr S. Feye le

    Il faut au plus vite refaire une véritable élite en offrant à tous, comme par le passé, des études d’humanités gréco-latines dignes de ce nom. Cela transcende toutes les étiquettes sociales.
    Pourquoi sauver les éléphants en voie de disparition et pratiquer devant tous un véritable génocide du latino-helléniste?

    Pr Stéphane Feye
    Schola Nova (non soumise au décret inscriptions) – Humanités Gréco-Latines et Artistiques
    http://www.scholanova.be
    http://www.concertschola.be
    http://www.liberte-scolaire.com/…/schola-nova
    http://online.wsj.com/news/articles/SB10001424052702303755504579207862529717146
    http://www.rtbf.be/video/detail_jt-13h?id=1889832

  4. Posté par colibri le

    Excellent article qui démontre combien la manipulation mentale est devenue l’occupation favorite des Socialistes
    On peut se demander pourquoi on demande tellement d’argent aux Suisses pour ouvrir des écoles dans ce qui était considéré comme pays du tiers monde

  5. Posté par Pierre-Henri Reymond le

    Cet article me flanque a chair de poule! Il me rappelle que je dois mes pires angoisses de père à l’institution scolaire et à ses sbires.
    Il faut que je vous dise que dans ma jeunesse j’étais plutôt gaucho libertaire. Je voyais paix et justice sur la terre avec un couple cuiller à pot. Et aussi, c’est le fin du fin, je crois bien que si ma nature me portait vers des rivages incertains et gaudriolants, ma conscience ne demandait qu’à être étouffée par une majorité. Enfin j’exprime cela succinctement. Mais ça n’a pas duré. AU point que quand Jean Marejko et Eric Werner ont publié « de la misère intellectuelle et morale en Suisse romande », Ce livre « qui a la particularité d’appeler la bêtise par son nom »… j’étais déjà acquis au « bon sens ». C’était en 1981, l’ainée était âgée de deux ans. Puis vint l’école! Déjà celle d’aujourd’hui! Cette école où on peut lire ce panneau: « je lave et range ma tasse après usage »… dans une salle des maîtres! Ou « le triomphe de la culture » vu par Knok!

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