Le « Grand Remplacement » n’est pas une théorie

Vivien Hoch
Doctorant en philosophe, consultant en communication
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Le peuple Suisse va se prononcer bientôt sur l'initiative « Ecopop », qui vise à restreindre drastiquement l'immigration dite de peuplement. En France, la situation est telle, qu'on en vient à disserter au plus haut niveau de la vie politique sur le « Grand remplacement ». Un concept et, surtout, une réalité, qui pourrait aider nos amis Suisses à faire leur choix le 30 novembre prochain...

En 2011, Renaud Camus publie un recueil d'articles intitulé Le Grand Remplacement. Il y décrit un mouvement général de nocence, c'est-à-dire de nuisance. La nuisance, c'est ce qui perverti et dégrade l'environnement, la culture, mais aussi les plus élémentaires relations intersubjectives. En jargon journalistique, cela se nomme les « incivilités » : le genre de celles que nous rencontrons tous les jours dans nos rues.

Au-delà de ce mouvement de nuisance, et même de surcroît, il y a un mouvement de susbtitution

«  le simple fait que dans nos rues, nos rames de métro, nos écoles, nos écoles maternelles et nos maternités surtout, sur des pans entiers du territoire, il y avait un peuple et que, à sa place, il y en a un ou plusieurs autres. »

Le fait du Grand remplacement creuse à nouveau, si ce n'est encore plus, la vieille distinction maurassienne entre le « pays réel » et le « pays légal », c'est-à-dire entre le monde vécu, celui du transport commun à 22h dans la banlieue parisienne, de la gare de Châtelet-les-Halles, des personnes âgées isolées dans les cités, et le pays des statistiques, des chiffres, des experts et des énarques propres sur eux...

Ce « pays légal », c'est aussi celui des médias ; ceux qui, hier par exemple, imposent sur les grandes chaines de télévision publiques des apologies de l'immigration, et qui, dans le même temps et dans le même mouvement nihiliste et suicidaire, diffusent des idées dénigrant la civilisation "réactionnaire" et "moyenâgeuse". La manipulation, pour Renaud Camus aussi, consiste dans l'entretien, lucide et volontaire, de cette "déculturation" :

C’est la sociologie, ce sont les statistiques, ce sont les chiffres qui se sont chargés de persuader les malheureux Français abusés, hébétés par elles et par le bourrage de crâne quotidien, qu’à l’école le niveau montait, que la culture se répandait dans les masses, qu’il n’y avait aucune surdélinquance des immigrés, que d’ailleurs il y avait de moins en moins d’immigrés, que l’immigration diminuait, que jamais il n’y avait eu si peu d’étrangers dans notre pays : bref que le système éducatif ne s’effondrait pas du tout, que la Grande Déculturation n’avait pas lieu, que le Grand Remplacement était un fantasme.

Tout est tristement « grand» dans cette histoire. De la Grande Déculturation au Grand Remplacement, de ce phénomène constitue pour Renaud Camus, le pire qui soit arrivé dans l'histoire de France :

« Le Grand Remplacement, le changement de peuple, que rend seule possible la Grande Déculturation, est le phénomène le plus considérable de l'histoire de France depuis des siècles, et probablement depuis toujours11. »

Alors, quand certains blogues d'extrême-gauche, comme Rue 88, évoquent une « idée raciste » (ici), que certains appellent cela une « hoax d’extrême droite », ils se fourvoient complètement. Il ne s'agit ni d'une idée, ni d'une théorie. Il s'agit d'un fait, si terrible soit-il, et Renaud Camus insiste là-dessus.

Il faudrait au moins que les journalistes, chroniqueurs et autres intellos-bobos se rappellent que la moindre des politesses, quand on critique un concept, c'est de lire son concepteur. Ceci vaut aussi pour les journalistes et commentateurs suisses qui traitent de l'initiative Ecopop. Même si vous refusez la réalité, préférant vos illusions, ne vomissez pas votre haine sur votre ignorance ; ne traitez pas non plus ce qui perce vos illusions de « radical » ou d'extrémiste. N'est radical dans ses idées que celui qui impose ses idées à la réalité. Et Renaud Camus de terminer : « Hélas, ce n’est pas l’expression Grand Remplacement qui est radicale, c’est la sinistre réalité de ce qu’elle désigne. »... 

Vivien Hoch, 18 novembre 2014

7 commentaires

  1. Posté par Lafayette le

    @Patrick Lévy
    Définissez l’intolérance et votre question aura sa solution, car il n’y a pas de bénéficiaire à cette quête.

  2. Posté par petitjean le

    nous sommes responsables et coupables de cette dramatique situation !!
    et on ne s’en sortira pas avec des bons mots, des analyses supposées pertinentes. L’action doit suivre.
    la politique ne se jugeant QUE sur SES résultats , les peuples savent qu’ils sont trahis par leurs zélites !
    trahison, définition : « nuire aux intérêts fondamentaux de la nation »
    Donc il faut agir plutôt que gémir. Ou alors nous sommes complices !
    souvenons nous :
     » Un peuple qui élit des menteurs, des voleurs, des renégats, des imposteurs et des traîtres, n’est pas victime, il est complice  »
    George Orwell.
    ré information sur
    http://www.polemia.com

  3. Posté par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard le

    Le but de ce Grand Remplacement, le changement de peuple et de culture traditionnelle, qui rend enfin possible la Grande Déculturation pour le plus grand marché de la consommation capitalo-mondialiste, est le phénomène le plus considérable de l’histoire de la destruction des valeurs de la France depuis les invasions barbares des siècles précédents !

  4. Posté par tmazzone le

    @patrick lévy
    La tolérance, concept créé par le libéral Locke sur la racine latine « tolerare » qui veut dire, grosso modo, « supporter » ; et Locke lui-même avait compris qu’il y avait des limites à la tolérance: il écrivait que l’on ne pouvait faire confiance à un incroyant (quelle que soit son origine), parce qu’il n’obéit pas à une morale supérieure et non issue de son propre esprit.
    Cela nous permet donc d’extraire une considération plus profonde: jusqu’où peut-on exercer le pléonasme de supporter la tolérance. Jusqu’à quel point peut-on supporter quelqu’un qui, par certains aspects, volontairement ou malgré lui, nous nuit. Avoir une réaction saine fera forcément de nous un intolérant? Et si c’est le cas, ce concept n’est-il pas utilisé de manière détournée et exagérée afin de discréditer ceux qui refusent simplement qu’on leur impose n’importe quoi?

    @Vivien Hoch
    Très bon article. J’ai répondu à Jeanne Smits, qui vous a interpellé, que la réalité suisse actuelle imposait d’urgence de dire oui à Ecopop, malgré ses défauts, dont on peut effectivement débattre. Dans les classes en bas âge, le nombre de Suisses d’origine est souvent inférieur à 50%, régulièrement même à 25%.
    http://leblogdejeannesmits.blogspot.ch/2014/11/ecopop-une-initiative-mortifere-des.html

  5. Posté par Josée le

    « Il faudra bien se rendre un jour à l’évidence : il s’agit de la substitution d’une culture par une autre culture (…) On peut le déplorer ou s’en réjouir » Dixit récit idéaliste genre love story « les corps indécents ». Pour s’en convaincre, il suffit de se promener dans les rues de Roubaix, de Mulhouse, de Perpignan, de Nice, de Marseille etc. et même de Bruxelles, capitale de l’Europe. « Il faudra donc changer nos bonnes vieilles habitudes pour être acceptés par les nouveaux venus et leur très nombreuse progéniture…ou quitter le pays ». Le plus grave c’est la conséquence, à savoir plus de mille djihadistes en France et combien dans dix ans ? Dans ces conditions, quel avenir pour nos enfants ?

  6. Posté par patrick lévy le

    Devons-nous tolérer les intolérants ? Patrick Lévy.

Et vous, qu'en pensez vous ?

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