Immigration: l’initiative de l’UDC est-elle xénophobe ?

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Raison implacable entre toutes, le couperet de l'argumentation socialiste est tombé sur l'initiative UDC: xénophobe; no pasaran !

La Suisse a beau crouler sous 23,2% de résidents étrangers (dont 66% issus de l'UE-27), le taux le plus élevé d'Europe - avec un renouvellement démographique qui n'est plus assuré que par les naturalisations, et des conséquences sur la criminalité que l'on ne peut faire qu'imaginer -, le PS s'en tient à la dogmatique de l'émotionnel: xénophobe !

Au-delà du sens strictement littéral, le PS émet un postulat pour le moins curieux, celui voulant que l'activité politique et économique de la Suisse profite d'abord à l'étranger plutôt qu'à l'autochtone. Mais, si l'on en vient à considérer les faits, c'est la libre circulation qui est, objectivement, xénophobe, et, paradoxalement, l'initiative UDC qui cherche à protéger les intérêts des étrangers résidents sur notre territoire.

En effet, une récente étude de l'Université de Genève, commandée par le SECO, a démontré "une légère pression salariale chez les travailleurs étrangers résidant en Suisse", confirmant cette autre information selon laquelle, "entre 2002 et 2008, l’immigration a freiné de 0,5 points de pourcentage la progression des salaires réels des Suisses et de 2,6 points de pourcentage, celle des salaires réels des étrangers"; soit un rapport de 1 à 5.

Si l'on ajoute à cela une montée du chômage des étrangers à près du triple du taux suisse (8,5%, 5,6% max. pour les ressortissants de l'UE) pour une proportion totale de 45,7% de chômeurs d'origine étrangère (23,2% de la population -> 45,7% des chômeurs), le constat est cinglant: la libre circulation pèse avant tout sur les travailleurs étrangers, elle est donc, à strictement parler, proprement "xénophobe".

Il y a quelques mois seulement, le PS qualifiait l'activation de la clause de sauvegarde contre la libre circulation de "placebo".  "Les gens veulent du concret" nous expliquait Christian Levrat; en voilà !

2 commentaires

  1. Posté par Alain Favre le

    Le problème va au-delà du nombre. Il faut aussi distinguer la notion d’immigration. L’immigration européenne n’en est pas une, c’est l’Europe qui s’invite chez elle. Du moins l’Europe occidentale et chrétienne.
    Il y a une autre immigration qui en est une, une immigration de masse et de peuplement.
    Le problème est civilisationnel et culturel. Nous assistons depuis 40 ans, et avec une accélération impressionnante depuis 20 ans, à un remplacement de population, à un changement de peuple : le grand remplacement. Un tel phénomène ne s’est jamais produit dans l’Histoire de l’Humanité, d’un peuple, d’une civilisation, ne s’est en tout cas jamais produit pacifiquement. Tous les autres exemples ont commencé par une invasion guerrière.
    Nous assistons à une révolution sous nos yeux, à un changement de peuple, qui conduit à un changement de culture et de civilisation. Les Européens sont en train de disparaître, et beaucoup le font avec le sourire. Ils meurent, et adulent leurs bourreaux, dont les plus féroces sont leurs propres frères. Jamais dans l’Histoire de l’Humanité nous avons vécu un tel ethno-masochisme, une telle envie de suicide collectif.

    Il est encore temps de changer le cours de l’Histoire, mais ce temps est précieux et nous est compté.
    Avec ce Grand Remplacement, voulu pour des raisons uniquement économiques, la Suisse, l’Europe, ‘auront pas bougé géographiquement, mais ce ne sera plus le même pays, le même continent, la même civilisation, avec un autre peuple.
    Certains s’en réjouissent, et se réjouissent de disparaître.
    D’autres veulent vivre, et nous avons le droit de vouloir vivre !

  2. Posté par Stevan Miljevic le

    Alors ca c’est de l’argumentation! Tout simplement incroyable comme vous avez retourné la problématique! Chapeau!

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