Entre casseroles et quotas

Marie-Hélène Miauton, dans Le Temps du jour, à propos de l’initiative UDC sur les familles.

 

"Pourquoi cette levée de bouclier contre un texte empreint d’une évidente justice, et qui fonctionne déjà sans problème dans quelques cantons? Deux arguments sont invoqués.

Le premier prétend que l’initiative créerait un précédent fiscal de déductions «fictives». [...] Par ailleurs, prétendre que cette déduction serait fictive, c’est considérer qu’une femme ou un homme au foyer n’exerce pas une réelle activité justifiant des déductions. Dans ce cas, pourquoi rémunère-t-on les jardinières d’enfants (pardon aux féministes, mais il y a peu de jardiniers), et pourquoi exige-t-on qu’elles aient suivi une formation… professionnelle? Une profession exercée à domicile n’en est pas moins une profession!

[...] Croire que les femmes qui désirent avoir une activité professionnelle seront découragées de le faire sous prétexte d’une déduction fiscale, c’est vraiment n’avoir rien compris à ce qui les anime, ou les mépriser profondément. La vraie justice, c’est d’offrir aux femmes toutes les conditions-cadres pour qu’elles fassent leur propre choix, sans aucune pression sociale ni financière, ni pour les maintenir au foyer, ni pour les en faire sortir. L’initiative va dans ce sens et cela s’arrête là."

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Un commentaire

  1. Posté par Stevan Miljevic le

    Si on va un peu plus loin que l’initiative elle-même, la véritable question qu’il s’agit de se poser est de savoir pourquoi est-ce qu’on défiscalise la garde des enfants par les crèches… Il est absurde de favoriser ceux qui se délestent des obligations qui leur incombent juste pour leur permettre de gagner plus…

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