Fonds en déshérence, suite et fin

post_thumb_default

Selon le magazine zurichois Tachles, le juge américain Edward Korman vient de présenter un premier bilan provisoire du programme d'indemnisation des victimes de l'Holocauste titulaires d'un compte en banque suisse.

L'on se souvient du scandale polémique de la fin du dernier millénaire, qui devait déboucher sur la rédaction du rapport Bergier, monument de l'histoire officielle condamné à prendre la rouille sous l'effet oxydant des réalités historiques, et l'accord de 1998 entre les banques suisses et le Congrès juif mondial.

Le juge Korman a distribué à ce jour 1, 25 milliard de dollars. Cette somme, destinée à compenser les pertes des héritiers de comptes dormants, semble avoir en fait été redistribuée à divers descendants de victimes de l'Holocauste, indépendamment de tout lien avec une banque suisse.

Ainsi, 457'000 survivants de la guerre et leurs héritiers ont touché des fonds. 199'000 anciens travailleurs forcés de l'Allemagne nazie ont touché 288 millions de dollars, et 4'100 réfugiés juifs, qui auraient été refoulés par la Suisse, ont touché 11,6 millions. Le nombre de réfugies refoulés aux frontières de la Suisse a été fortement remis en question par l’historien et président de la fédération des Fils et Filles de Déportés Juifs de France Serge Klarsfeld.

Sur le total, seuls 800 millions ont été dévolus aux détenteurs de comptes bancaires ou à leurs héritiers. Si 726 millions ont été distribués à divers créditeurs, seuls 490 millions ont bien été reversés aux titulaires de 4'600 comptes en déshérence.

Le juge a aussi effectué des versements pour 12'300 demandes «plausibles mais pas documentées». Les personnes concernées ont touché à un versement forfaitaire de 5'000 dollars à chaque demande.

Le tribunal, établi à Zurich, n'a donné aucune indication à ce jour sur son coût de fonctionnement. Selon Tachles, ceux-ci s'élevaient à 800'000 dollars par mois.

Les audits commandés par la Confédération en 1995 avaient reconnu 32 millions de dollars issus des comptes en déshérence. Sous la pression, les banques avaient admis un nouvel audit mené par l'ancien président de la Réserve fédérale américaine Paul Volcker. Le rapport Volcker, facturé 300 millions de dollars, avait conclu que le total des comptes dormants appartenant probablement aux victimes des nationaux-socialistes comptabilisait 95 millions de francs suisses, admettant un doute supplémentaire pour 24 millions de ce total.

Puis l'on décida de multiplier les intérêts par dix.

Un commentaire

  1. Posté par yaka le

    Voilà pourquoi aujoud’hui les banques suisses sont devenues les vaches à lait et les boucs émissaires des prétentions fantaisistes et infondées du monde entier. Les faiblesses de nos gouvernants ont fabriqué cette machine à traire le peuple qui finit toujours par boucher les trous. La couardise des caméléons laisse supposer qu’il y a des traîtres dans notre pays.

Et vous, qu'en pensez vous ?

Poster un commentaire

Votre commentaire est susceptible d'être modéré, nous vous prions d'être patients.

* Ces champs sont obligatoires

Avertissement! Seuls les commentaires signés par leurs auteurs sont admis, sauf exceptions demandées auprès des Observateurs.ch pour des raisons personnelles ou professionnelles. Les commentaires sont en principe modérés. Toutefois, étant donné le nombre très considérable et en progression fulgurante des commentaires (100'457 commentaires retenus sur 3'464'976, chiffres au 2 novembre 2016) un travail de modération complet et exhaustif est totalement impensable. Notre site invite, par conséquent, les commentateurs à ne pas transgresser les règles élémentaires en vigueur et à se conformer à la loi afin d’éviter tout recours en justice. Le site n’est pas responsable de propos condamnables par la loi et fournira, en cas de demande et dans la mesure du possible, les éléments nécessaires à l’identification des auteurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Le site se réserve, par ailleurs, le droit de supprimer tout commentaire qu’il repérerait comme anonyme et invite plus généralement les commentateurs à s’en tenir à des propos acceptables et non condamnables.

Entrez les deux mots ci-dessous (séparés par un espace). Si vous n'arrivez pas à lire les mots vous pouvez afficher une nouvelle image.