Combien ?

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Le 24 janvier dernier, la Belgique reconnaissait sa responsabilité dans la déportation des Juifs. Depuis ce jour, la machine semble s'être comme remise en marche. Hier encore, dix ans presque jour jour après le dépôt du rapport Bergier, les commissaires de la conscience remettaient sur le tapis de vieilles lunes éculées présentées comme les preuves indispensables de cette culpabilité collective qui, décidément, ne veut pas passer.

Ces dix dernières années ne semblent avoir été qu'un moratoire pour ceux qui, non contents d'avoir fait cracher les banquiers au bassinet, s'en prennent sans mollir à la conscience de tout un peuple pour s'ouvrir un accès à ses avoirs; car il ne semble s'agir, malheureusement, que de cela.

En effet, si l'entreprise du rapport Bergier avait été celle de la pacification par la vérité, nous ne retrouverions pas aujourd'hui deux camps: l'un, scandalisé par la tentative à peine déguisée de négation de l'élan de courage, de force et de solidarité de tout un pays - élan reconnu et salué par tous hier, déprécié par quelques-uns aujourd'hui - et l'autre, qui semble tenir dur comme fer à la honte de la Suisse, une honte qui ne lui sert de rien, sinon pour un but, un seul, mais qui déshonore à ce point ceux dont il prétend célébrer la mémoire que nous le tairons ici.

 

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