En dépit du bon sens

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Totalement déconnectés de leur base, les évêques suisses se refusent à soutenir franchement l'initiative populaire "Financer l’avortement est une affaire privée", au prétexte que celle-ci ne participerait pas suffisamment d'« un renversement d'opinion sur la question de l'avortement ».

C'est oublier qu'à l'heure ou un semblable renversement était encore possible, il y a dix ans, lors de la votation sur la "solution des délais", ces mêmes évêques ont préféré se taire, laissant la parole à des pères Longchamp ou Salamolard qui trouvaient toutes sortes de raison à l'avortement dans les publications les plus autorisées.

Depuis, les autorités ecclésiastiques suisses ont perdu la main jusque dans leurs propres institutions. En 2005, la Maison de la Famille de Vérolliez, oeuvre attaché à l'abbaye de Saint-Maurice, était maraboutée par le planning familial local et faisait la promotion de l'interruption volontaire de grossesse; en 2007, le site internet de l'Eglise catholique du canton de Vaud sous-traitait le conseil aux jeunes en matière sexuelle à des partisans de la "solution des délais", en 2012 enfin, les bénéfices de l'Action de Carême partaient à des obsédés de la théorie du genre et Mgr Huonder, évêque de Coire, attaquait sa propre Eglise pour ne plus avoir à soutenir financièrement l'avortement; un comble.

La seule issue d'un renversement de l'opinion est entre les mains des évêques, évêques à qui seuls revient la charge d'enseigner et d'éduquer les "mentalités". Un exemple, un seul, le 4 janvier 2002, Mgr Brunner, évêque de Sion, avait été le seul évêque en exercice à s'exprimer officiellement, publiquement et en chaire, contre l'avortement. Le 2 juin le Valais avait voté non.

Et vous, qu'en pensez vous ?

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